Activision Blizzard : la revente retardée

La justice américaine demande qu’un vote soit organisé auprès des actionnaires d’Activision Blizzard afin d’avoir leur avis sur la revente.

Faisons un court rappel des faits. En juillet dernier, Activision Blizzard et Vivendi annonçaient avoir trouvé un accord pour que le cyclopéen éditeur de jeux vidéo gagne son indépendance en se rachetant lui-même, mais aussi grâce à la participation d’un groupe d’investisseurs mené par Bobby Kotick, l’actuel patron d’ActiBlizz. Mais rapidement, un premier actionnaire de l’éditeur avait témoigné son mécontentement en portant plainte, arguant que Vivendi avait accordé une ristourne irrégulière lors de la revente. Un actionnaire suivi d’un second il y a quelques jours qui s’est plaint pour des raisons similaires.

Désormais, on sait que ces plaintes n’étaient pas que pur opportunisme puisqu’un juge du Delaware a retardé la cession d’Activision Blizzard, déclarant que Jean-René Fourtou (président du conseil de surveillance de Vivendi) et Bobby Kotick se sont mis d’accord sans interroger les actionnaires d’Activision Blizzard. Voici ce que déclare Vivendi dans un communiqué de presse :

« Le plaignant affirme que cette opération aurait dû être soumise au vote de l’assemblée des actionnaires d’Activision Blizzard et s’oppose donc à conclusion définitive.

Un tribunal américain a fait droit à la requête du plaignant en interdisant la conclusion de l’opération, sauf si cette décision est renversée ou si l’opération est approuvée par un vote de l’assemblée générale des actionnaires d’Activision Blizzard. »

Reste donc à savoir si les actionnaires sont majoritairement en faveur de cette cession, ou si les deux plaignants ne représentent que la partie immergée de l’iceberg des actionnaires en colère.

[Source : Le Monde]

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