Assassin's Creed III : On l'a vu !

En exclusivité et en association avec Jeux Vidéo Magazine, nous vous révélons toutes les premières informations sur Assassin’s Creed III. En avant pour la découverte du Nouveau Monde !

On avait rêvé d’une balade sur les toits du Paris de 1789 mais c’est finalement une autre révolution qui accueillera les aventures du héros d’Assassin’s Creed III. Vous le savez désormais, c’est bien à la fin du XVIIIème siècle, lors de la guerre d’indépendance américaine, que vous allez pouvoir incarner Connor. Né d’un père britannique et d’une mère amérindienne, membre du clan Mohawk, une des six nations iroquoises, sa jeunesse va être marquée à tout jamais par l’attaque de son village par les troupes anglaises. Suite à ce véritable massacre, une tenace volonté de vengeance va croître en lui et sur les conseils des Anciens de sa tribu, il va aller à la rencontre d’une société secrète : les Assassins. Ainsi naît une légende dans l’univers d’Assassin’s Creed.

Parlons en justement de cet univers. Le choix de la période de trente ans (1753-1783) pendant laquelle vous allez présider au destin de Connor est à la fois gage de richesse narrative mais également un pari risqué pour Ubisoft. En effet, de manière évidente, l’histoire de notre Mohawk va croiser l’Histoire, celle avec un grand H, telle qu’on la connaît ! De Boston et sa célèbre Tea Party jusqu’à New-York et la bataille de Long Island, nombreux sont les événements que l’on imagine pouvoir être intégrés au scénario. De même, votre route croisera celle de grands personnages historiques, acteurs de la guerre d’indépendance. Au premier rang de ceux-ci, on retrouvera George Washington, tout premier président des jeunes Etats-Unis. Mais, à l’époque qui nous concerne, c’est le rôle de commandant en chef de l’armée continentale qu’il endossera. Son grand rival de l’époque, le général Charles Lee, sera également de la partie. D’origine britannique, il va épouser la fille d’un chef Mohawk avant de prendre part à la guerre également du côté de l’armée continentale. Enfin, les frenchies seront heureux d’apprendre que le marquis de La Fayette aura aussi son rôle à jouer dans Assassin’s Creed III. Avec toutes ces composantes, nul doute que le scénario de ce nouvel épisode pourrait surpasser tous les précédents volets.

Mais le choix d’inscrire cet Assassin’s Creed III sur la côte Est de Etats-Unis à cette époque est également un pari osé de la part d’Ubisoft. Osé car il prend le risque de ne plus reposer entièrement sur les mêmes mécaniques de jeu. Exit donc les hauts bâtiments de Jerusalem, Florence ou encore Constantinople et place à Boston, New-York mais surtout à la dense forêt qui prend place entre ces deux villes. A elle seule, elle constitue un bon tiers de la superficie globale de la carte, elle-même une fois et demi plus grande que celle d’Assassin’s Creed Brotherhood. Pour vous déplacer, vous pourrez d’ailleurs « sauter » d’un point à un autre afin d’éviter les trajets fastidieux. Mais revenons-en à notre forêt, lieu initial où nous allons pouvoir découvrir pour la première fois Connor en action grâce à une vidéo de démonstration. Et surprise, c’est perché sur arbre qu’on le rencontre, contemplant une vaste étendue neigeuse. S’en suit une série d’acrobaties qui voit Connor sauter de branche en branche avec un naturel déconcertant. Le tour de force d’Ubisoft est, pour l’instant, de rendre ces déplacements saisissants de naturel, gommant tout aspect scripté à la scène. On aurait pu croire que la disposition de la végétation pourrait « forcer » quelque peu cette impression mais non, toute cette fluidité ne semble pas la conséquence d’un trajet prédéfini. Bluffant même si on attendra bien évidemment de le vérifier manette en main pour s’extasier complètement !

Toujours est-il qu’après avoir joué les acrobates, il est temps pour Connor d’arpenter le plancher des vaches, même si en l’occurrence, ce serait plutôt celui des caribous. En effet, sitôt au sol, Connor doit lutter avec l’omniprésence de la neige qui le pénalise dans ses déplacements. Avec de la neige jusqu’aux genoux, il peine à avancer, ses ennemis étant logés à la même enseigne. Bien évidemment, cela n’est qu’un exemple de l’impact des conditions climatiques sur les mécaniques de jeu mais les développeurs annoncent que la pluie et le brouillard auront également leur importance. Pour l’heure, après avoir inspecté un cadavre, Connor doit faire face à un danger bien plus grand que quelques flocons : un ours ! Après une séquence d’action (basée sur des QTE ?), le héros parvient à éviter le plantigrade et lui règle son compte en l’égorgeant. Cette séquence n’est pas un cas isolé puisque à la manière d’un certain Red Dead Redemption, vous pourrez chasser en forêt. Ours, loups, élans, vous pourrez en récupérer à la fois la viande et le pelage. Mais gare à l’arme que vous utiliserez si vous ne voulez pas trop endommager sa fourrure ! Et là aussi, les conditions météorologiques auront leur importance pour pister un animal, ceci se faisant de manière plus aisée lorsqu’il laisse des empreintes dans la neige, par exemple…

Après cette version de Man vs Wild au XVIIIème siècle, il est temps de retrouver Connor pour une nouvelle séance d’acrobaties. Cette fois, c’est une falaise qu’il escalade avec, de nouveau, une fluidité dans les déplacements véritablement confondante ! A peine le temps d’admirer la splendeur du décor que la raison de ce numéro de varappeur se fait voir : un convoi de soldats anglais en approche. En sautant d’arbre en arbre, Connor parvient à se déplacer jusqu’à surplomber d’une charrette remplie de foin. Le héros n’a alors plus qu’à se laisser tomber discrètement dans la paille pour gagner un trajet gratuit pour Boston. Mais c’est également l’occasion de découvrir un univers radicalement différent des contrées boisées que nous venons d’arpenter.

Avec Boston, on retrouve un petit monde bien plus proche des précédents épisodes de la saga mais ne croyez pas pour autant qu’Ubi se soit contenté d’une simple transposition dans un nouvel environnement. Le premier détail qui frappe est la sensation de vie qui se dégage de la foule que l’on croise. Marchand haranguant Connor, petit vendeur de journaux, chien errant, dockers qui s’appellent, tout ce microcosme fourmille de détails et de comportements variés. On peut même assister au vol de quelques fruits par un malfrat poursuivi par le courroux d’une vendeuse. Bien évidemment, on se doute qu’une telle profusion d’événements ne sera pas constante lors de vos passages en ville mais cela laisse des raisons d’espérer des visites citadines passionnantes. Passionnantes mais visiblement pas sans danger puisque Connor va se faire repérer par un groupe de soldats anglais. L’occasion pour nous de découvrir une autre phase retravaillée de la série : les courses poursuites. Pourchassé donc par les rouges (le surnom des soldats britanniques), Connor use de nouvelles possibilités pour les semer. La plus cohérente d’entre elles est de s’aider des arbres pour passer d’un bâtiment à un autre, évitant de cette manière de retomber au sol. Plus originale est la possibilité de passer par une fenêtre (ouverte, précisons-le) afin de rentrer dans un bâtiment puis d’en ressortir de l’autre côté. Encore une fois, tout cela semble ultra dynamique et on est impatient de s’assurer de ce nouvel élément de gameplay manette en main.

Avec toutes ces nouveautés, vous pourriez déjà vous dire que cet Assassin’s Creed III part sur d’excellentes bases mais c’était sans parler de l’ultime séquence que nous avons pu découvrir avec une bataille incroyablement épique (celle de Monmouth ?). Après avoir rencontré et discuté avec le général Charles Lee, vous voilà très vite plongé au cœur du chaos. Sur le champ de bataille, vos alliés subissent de plein de fouet les attaques de l’infanterie anglaise, entraînant mort, horreur et cris autour de vous. Que vient donc faire un assassin au milieu de tout ce cataclysme, vous demandez-vous sans doute ? C’est là qu’Ubi nous étonne de nouveau avec un Connor qui va devoir se faufiler de rocher en rocher pour éviter le feu ennemi. Pour parvenir à ses fins, il a une nouvelle possibilité de déplacement à sa disposition. En effet, ça y est, le héros pourra enfin s’adosser à un élément du décor ! Incroyable, non ? Sarcasme mis à part, cette nouvelle mécanique permet à Connor de se glisser jusqu’à proximité des ennemis. Il est temps de passer à l’action et là encore, des nouveautés sont au rendez-vous !

Nouvelle venue dans l’arsenal d’Assassin’s Creed, la flèche-grappin est tout aussi classieuse qu’efficace. Explications. C’est depuis son perchoir que Connor vise un ennemi avec ce projectile attaché à une chaîne. Une fois qu’il atteint sa cible, au beau milieu de sa poitrine, Connor se laisse tomber au sol, hissant par la même le corps de son adversaire dans les arbres. Mais ce n’est pas tout, Connor poursuit le combat en s’emparant d’un soldat et en l’utilisant comme bouclier humain. Quelques coups de lame et de tomahawk plus tard, Connor est en vue de sa cible principale : le général ennemi. Là encore, quelques petites nouveautés réjouissantes sont de mise. Connor s’accroupit par exemple dans des buissons pour ne pas se faire repérer. Apparemment, cette possibilité sera contextuelle et on ne pourra pas faire ce mouvement partout mais c’était le genre de choses que l’on se languissait de pouvoir faire un jour dans un épisode de la série. Enfin, il est temps d’en finir et pour cela, Connor utilise le « run-kill », cette aptitude à tuer tout en courant, pour éliminer les deux derniers gardes qui le séparent du général. Quant à l’épilogue de ce passage, vous l’imaginerez sans peine !

Dire qu’Assassin’s Creed III est diablement enthousiasmant pourrait tenir de l’euphémisme. Pour tempérer notre enthousiasme, on vous rappellera que, pour l’instant, nous n’avons pu que contempler des vidéos et non pas jouer au jeu proprement dit. Toutefois, inutile de bouder notre plaisir, le jeu part sur des bases énormes et se permet d’innover tout en prenant des risques. Révolutionnaire, on ne saurait encore le dire mais à coup sûr, un très grand jeu est en préparation du côté d’Ubisoft Montréal !

Le 26/03/2012 à 17:55:06 – Par La Rédaction de JVN