Mon avis sur Resident Evil 2 remake de 2019 ?

On est en 1998, j’ai 6 ans et mes cousins me donnent la manette de la PlayStation pour me faire jouer à un bon jeu ! Tu m’étonnes ! Je me retrouve dans un couloir, j’avance et un zombie me tombe dessus. Quelques cauchemars plus tard et surtout quelques années passées et me voilà de retour à vouloir tester Resident Evil. Après avoir joué à Resident Evil 7, je me sens plus serein pour y rejouer. Alors bien plus vieux, plus serein, je me sens clairement prêt à jouer à cette saga si populaire et mythique qu’est Resident Evil. Étant, on peut le dire, la base des jeux survival-horror, la référence que je n’attendais pas forcément dans un remake et qui pourtant a su me mettre en haleine au fil des mois depuis l’annonce faite en 2015. Après plusieurs heures dessus, je te donne mon avis sur Resident Evil 2 : le remake de 2019 !

Critique et Review de Resident Evil 2 Remake 2019

Je t’en parlais dans cette introduction, j’aime les jeux types survival-horror mais celui-ci m’a hanté durant mon enfance et retourner dessus me donnait déjà des frissons. Pourtant habitué de cette licence mythique, la peur devait être au rendez-vous, mais l’appréhension peut-être pas. Je me suis donc resaisi, j’ai allumé ma console, la télé et j’ai pris la manette pour de longues heures de jeu. Alors avec mes vieux souvenirs d’enfance, je devais m’attendre à quoi lorsque j’ai commencé à jouer ? Un remake devait-il forcément dire que le jeu devait être la copie conforme de l’ancienne version ou bien un reboot ou une réinterprétation amenant une vision nouvelle du jeu ?

Dans tous les cas, Capcom a su mener une campagne de promotion importante amenant une découverte pour les plus jeunes qui n’ont pas connu le jeu et une envie de rejouer pour les plus vieux dans un côté rétro nostalgique. On nous promet de replonger dans l’univers de Raccoon City a et de profiter des avancées que l’on a connu en 20 ans pour nous fournir un jeu plus mature dans un sens avec une qualité graphique au rendez-vous et une amélioration de la jouabilité même si je me souviens qu’en 1998, je trouvais le jeu déjà très beau, réaliste et bien maitrisé.

Alors Reboot ou Nouveau Jeu pour Resident Evil 2

C’est une question qui peut sembler bête et quelque peu anecdotique, mais pourtant avec le nombre important de Reboot que l’on a pu connaître ses dernières années et même des consoles rétro remises au goût du jour avec de simples possibilités de les brancher en HDMi sur nos écrans comme différence. On peut très bien se rappeler de Resident Evil rebirth qui était alors la renaissance du premier volet nous avait donné nos premiers frissons en 2002 déjà avec un parfait mélange entre renouveau et conception de base. Des frissons qui avaient permis de me donner de replonger dans l’univers de la saga avec un des meilleurs à mes yeux. On se retrouve alors dans Resident Evil 2 avec Leon Kennedy et Claire Redfield face à de nombreux zombies qui vont nous pousser dans nos extrêmes, un merveilleux cauchemar qui nous replonge directement dans l’histoire.

Welcome Leon Resident Evil 2

On a alors un jeu qui a une qualité graphique digne des meilleurs jeux de 2019 avec un modèle de jeu presque à l’identique que celui de l’époque. Une performance honorable et même grandiose de la part de Capcom qui a su maîtriser la création de son jeu à la perfection amenant renouveau et jeu à l’ancienne. On comprend clairement que la volonté des développeurs est de donner une seconde jeunesse à ce jeu pour qu’il puisse marquer les esprits comme ce fût le cas à l’époque. Alors on améliore les graphismes, on supprime les plans fixes des caméras et on apporte une nouvelle vision au jeu qui n’est pas désagréable et même clairement plaisante. Des changements nécessaires qui permettent de restructurer le jeu et de lui donner un second souffle.

Resident Evil vue à la 3ème personne

On dispose alors d’une vue à la troisième personne qui amène une profondeur permettant une nouvelle immersion dans le jeu avec une caméra à l’épaule comme avec Resident Evil 4. Pourrions-nous avoir un jeu avec les meilleures qualités des anciens opus ? Peut-être en tout cas la vue TPS qui est proposée grâce au RE Engine est d’excellente qualité. On a alors l’impression de suivre le personnage au travers de ces déboires avec une ambiance pesante, mais prenante. On a alors un jeu de très bonne qualité graphique malgré quelques défauts apparents sur certaines scènes avec des détails marqués de noir donnant une impression légèrement brouillonne et un aspect artificiel ou sur-maquillé sur certains visages. Mais on est là clairement sur des détails à peine perceptibles et seulement à quelques moments du jeu. Il faut dire que le jeu a bénéficié d’un énorme travail de réadaptation et malgré ces quelques bugs qui seront probablement corrigés via un patch, on a avec Resident Evil 2 2019, un jeu excellent graphiquement. Le travail a été apporté aussi au niveau de la ville de Raccoon City qui donne une réelle impression de mégalopole. On pourrait alors la visiter de long et large pour pouvoir progresser à la manière d’un bon vieux jeu rétro où tout était bon pour revenir en arrière et chercher une arme oubliée, une clef pour ouvrir une porte qui nous bloque… Personnellement, j’adore même si je suppose que certains joueurs n’aimeront pas le fait de devoir revenir en arrière pourtant cela rend le jeu plus difficile, inquiétant amenant une pression et une vigilance accrue.

Au niveau de l’histoire, on a l’occasion d’incarner soit Leon soit Claire comme à l’époque de la sortie du jeu en 1998, mais on aura aussi l’occasion de jouer des parties avec Ada et Sherry qui vont nous mettre en sueur. On a alors des parties inédites qui amènent un souffle nouveau au jeu. Comme par exemple, Ada qui va devoir réussir à trouver des boîtiers électriques, les activer afin de sortir d’une situation difficile ou bien Sherry qui va frissonner de peur en essayant de se cacher au mieux face à des hordes de zombies. De la découverte au rendez-vous qui permet aux joueurs qui ont connu la première version de redécouvrir le jeu et de ne pas être clairement lassés.

Leon ou Claire comme personnage

Au final, remake, reboot, comment peut-on définir Resident Evil 2 2019 ? Je dirai que c’est clairement un remake avec un énorme travail effectué par les développeurs, designers pour nous donner une version différente du jeu qui nous rappelle par certains passages l’ancien, mais avec des nouveautés qui peuvent surprendre les connaisseurs de la saga. Un excellent survival-horror qui amène un second souffle en apportant les améliorations qui sont nécessaires pour une meilleure immersion comme la caméra épaule qui suit le personnage.

Le Danger comme ligne de Mire

Dans cet opus, l’effet caméra sur l’épaule du personnage amène une certaine tension que l’on ressent dès le début du jeu et qui ne cesse d’exister tout le long de l’histoire que l’on va vivre. On a alors aussi une réelle difficulté et cela dès le mode normal, où on va devoir s’investir complètement si l’on ne veut pas mourir fréquemment. On est alors complètement plongé dans Resident Evil 2 et un rien pourra nous surprendre, car comme je le disais plus haut, l’histoire peut sembler identique, mais au final de nombreux détails ne sont pas du jeu d’origine et donc que l’on soit un fin connaisseur de la licence RE ou un novice en la matière, il faudra rester attentif au moindre détail.

Dès lors que l’on aura compris cela, le challenge sera de garder suffisamment de munitions pour pouvoir s’occuper des monstres les plus costauds et résistants. Il faudra alors constamment repenser sa manière de jouer pour ne pas se retrouver au dépourvu, une manière bien intelligente de changer le joueur : avec la sueur d’une peur présente et un cerveau qui bouillonne ! Parce que tuer du Zombie est fun, mais intense, on se rend alors vite compte qu’une simple balle dans la tête ne suffit pas et qu’il faudra vider un chargeur pour le terminer et le renvoyer d’où il vient. Alors que faire ? Compter le nombre de balles, se permettre de tuer des zombies quand on est plus serein et miser sur des modes d’infiltrations ou bourrins pour progresser dans le jeu. Mais aussi, il ne faudra surtout pas hésiter à fouiller le moindre recoin des lieux que l’on visitera pour trouver des munitions, de nouvelles armes et tout indice qui pourra nous aider.

MR X

À l’approche de Mr X, prémisse de Resident Evil Nemesis, la peur va augmenter d’un cran et c’est dans un état de crainte incontrôlable que nous allons devoir affronter ce personnage si important. D’ailleurs la retranscription que Capcom en a faite est excellente. On a alors dans le commissariat de Racoon City, un monstre qui s’impose avec un look légèrement rétro, un pas pesant et une attitude à nous glacer le sang. La peur est présente… Il va essayer de nous attaquer et la prudence est de rigueur. Dès lors nos yeux vont se poser sur tous les détails, notre engagement va être plus fort et on va bien souvent chercher à fuir le plus rapidement possible et dans la discrétion pour ne pas avoir à l’affronter et à subir ces attaques. Vous l’aurez compris, on se trouve dans le survival du jeu et il est terriblement efficace nous amenant facilement à penser que le mode hardcore n’est clairement pas pour nous avec le nombre de sauvegarde et de ressources limitées, on n’est pas prêt !

Alors effrayant ou effroyable ce RE2 ? Les deux se combinent habillement amenant de nombreux frissons, des sursauts lors de quelques jump scares inattendus, on est face à un survival-horror qui prend tout son sens et qui va nous amener à jouer différemment. Le scénario garde le fil conducteur du jeu de 1998 amenant un côté très effrayant dans la réflexion que l’on doit avoir en permanence, armes, munitions, fuir ou rester immobile… Tant de questions que l’on doit se poser dès que l’on a la manette en main. Les cadenas à ouvrir seront alors une vraie torture, espérant trouver une amélioration qui nous aidera sur le moment, mais ce ne sera bien souvent pas le cas, on est alors obligé de fouiller tous les environs en quête de nouvelles armes, de spray pour se soigner et d’autres aides secourables.

On a alors droit à des scènes de combat bien plus fréquentes que l’on pouvait s’imaginer lorsque l’on a acheté le jeu.

Les deux personnages, Claire et Leon, que l’on va pouvoir incarner vont pouvoir se déplacer tout en tirant, sortir un couteau ou lancer une grenade. Quand la fuite est inimaginable, le combat devient la seule issue et on sent bien cette volonté des développeurs de nous plonger dans l’action et le combat, histoire de donner plus de frissons aux joueurs.

Des heures de jeu et une histoire intense

Après quelques dizaines heures de jeu dessus, on pourra commencer à voir la fin, ou presque. En effet, l’aventure ne prendra réellement fin que lorsque l’on aura accompli toutes les missions, mais on a alors la campagne secondaire qui laisse ne présager rien de bon. On va pouvoir vivre l’histoire différemment et avancer avec Leon ou Claire pour vivre sous un autre angle l’histoire. On va alors y découvrir des événements inédits, mais aussi croiser des moments identiques que ce soit les PNJ ou les lieux. Le but étant vraiment de nous faire découvrir l’histoire de Racoon City différemment et par la même occasion permettre au joueur de mieux comprendre les événements qui ont eu lieu. Le remake a donc alors cette faculté de nous proposer deux aventures inédites qui pourront donc plaire aux novices comme aux connaisseurs.

resident evil zombie

Les heures de jeux sont plaisantes et on sera bien souvent surpris dans cette seconde histoire que l’on pourra atteindre de 2 manières différentes. La première sera tout simplement de créer une nouvelle partie et de jouer. La seconde façon poussera le joueur à devoir terminer la première pour pouvoir accéder à la seconde. Bien plus difficile alors, car on devra atteindre la fin pour recommencer avec des scènes plus courtes et des énigmes différentes, on aura clairement affaire à un nouveau scénario de la part de Capcom qui a voulu proposer quelques supplémentaires au joueur qui va donc permettre de rester en immersion et de devoir toujours se méfier d’un zombie au sol tout le long de l’aventure.

Avec une durée de vie d’environ 20 heures de jeu, Resident Evil est un jeu qui nous poussera forcément à fouiller et inspecter le moindre élément pour ne pas passer devant un indice. On a alors un jeu qui pourrait être bien court dans sa durée si on le connaissait par cœur, mais qui reste bien long quand on le découvre. À cela, se rajoute 2 modes bonus qui nous permettent d’incarner 2 personnages emblématiques de l’épisode : Hunk et Tofu qui vont devoir fuir Raccoon City avec des munitions limitées et un couteau. 2 manières d’aborder le jeu qui plairont aux joueurs forcenés qui souhaitent obtenir des Succès et qui apprécient la difficulté !

Hunk personnage resident evil 2 combat bonus

On a donc un jeu clairement inspiré du volet de la PSOne de l’époque avec certains passages qui prêtent à sourire, mais surtout une qualité graphique, un scénario propre, bref un jeu pour plaire et c’est bien là le plus important même si les retours en arrière pour trouver des indices et autres solutions pourront faire pester quelques joueurs habitués à un jeu linéaire, il sera bien plus intéressant de mettre la casquette du policier et de s’interroger sur la nécessité de ces va-et-vient fréquents !

Au final, on a un jeu maîtrisé de bout en bout qui permet un réel renouveau de la saga et qui va permettre à de nombreux joueurs trop jeunes à l’époque de découvrir l’univers d’un des meilleurs survival-horror de l’époque. Les améliorations graphiques, la mise en place de la caméra épaule amène un vent de fraîcheur et surtout une meilleure immersion dans le jeu. Il ne reste plus qu’à laisser le temps à Capcom de nous proposer de futurs opus ce qui est assez rassurant, car après avoir goûté à Resident Evil Remake 2019, on a espoir de pouvoir goûter à Nemesis ou Code Veronica par exemple.

Excellent travail de Capcom qui va permettre aux joueurs n'ayant pas connu la PS One de pouvoir imprégner de l'ambiance du jeu et aux plus vieux de pouvoir redécouvrir un excellent Opus de la saga RE.
Graphisme9.5
Scénario10
Durée du jeu10
Difficulté9
Note des lecteurs0 Note0
9.6
Article publié le

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