Call of Juarez : Gunslinger – On y a joué !

Il est de ces jeux desquels émane immédiatement une aura de sympathie. Call of Juarez : Gunslinger en fait partie, on peut vous le confier après avoir usé un peu nos éperons de garçon vacher dans le jeu de Techland.

Tout commence donc dans la  poussiéreuse bourgade d’Abilene (Kansas) en 1910 alors que les premières voitures rivalisent avec les chevaux sur ce qui fait office de rue principale. C’est là que l’on découvre un vieux chasseur de primes, Silas Greav, sur le point de raconter ses exploits d’antan aux clients d’un saloon. Et bien évidemment, c’est ce même personnage que vous allez incarner dans ce qui n’est finalement qu’un immense flashback porté par la voix off du héros. Cela va surtout être l’occasion de croiser bon nombre de figures légendaires de l’Ouest sauvage, de Billy le Kid à Pat Garrett en passant par Bob Ollinger.

Alors qu’on aurait pu penser que ce nouveau Call of Juarez allait profiter de ce background à l’aspect très historique pour se prendre très au sérieux, le résultat est tout autre. En effet, notre Silas Greav a parfois tendance à s’emmêler quelque peu les pinceaux lorsqu’il narre ses exploits. S’agit-il d’un problème de whisky frelaté, de mémoire défaillante ou de mythomanie galopante, nul ne le sait. Toujours est-il que cela donne lieu à des scènes cocasses. Sa première rencontre avec Pat Garrett, par exemple, ne s’étant pas exactement déroulée de la façon dont vous allez la jouer, vous aurez droit à un magnifique rembobinage de l’action pour jouer de nouveau la scène mais d’une autre manière. Sur le même registre, alors que vous êtes attaqués depuis les hauteurs d’un canyon par des ennemis, le héros avance que ce sont des apaches avant d’être contredit sur ce point par un interlocuteur. Le retour à la vérité se traduit immédiatement à l’image par une modification des hommes qui vous tirent dessus, plus aucun apache n’étant présent. Cette petite idée de narration a le don incontestable de donner une véritable identité à  Call of Juarez : Gunslinger.

Si la trame du jeu assume donc son côté fun sans tomber dans la parodie, il en est de même pour ses mécaniques. Reprenant un système déjà vu par ailleurs (et notamment chez Techland), le système de progression par points d’expérience vous permet d’améliorer petit à petit les capacités de votre personnage. Selon la façon dont vous tuez un ennemi (dans la tête, en mouvement, au travers d’une palissade, grâce à une explosion, au corps à corps, etc.), vous récolterez un certain nombre de points. Vous pourrez même bénéficier de bonus en enchaînant les meurtres. Le passage d’un niveau à l’autre sera l’occasion de bénéficier d’une capacité supplémentaire dans un des 3 domaines pré établis : Gunslinger, ranger ou trapper. Autrement dit, votre habileté avec les colts, le tir de loin ou le combat de près.

Outre les affrontements classiques, le rythme est parfois rompu par de petits événements. C’est le cas tout d’abord en passant en mode Concentration qui permet de ralentir l’action une fois que vous avez rempli une jauge.  D’autres fois, il s’agit de vite réagir à un QTE pour se débarrasser d’ennemis vous cernant. Vous devrez également parfois éviter une balle arrivant au ralenti. Enfin, et c’est le plus intéressant, certaines missions se concluront par des duels. Il faudra alors d’une part améliorer votre précision en suivant votre ennemi avec un réticule et d’autre part favoriser votre vitesse de réaction en laissant votre main près de votre colt. De petites subtilités telles que la possibilité de vaincre comme un infâme coyote pimentent encore plus ces phases de duel mais on ne va pas déjà tout vous raconter. Et de toute façon, en tant qu’hommes d’honneur, nous n’avons jamais eu recours à ces méthodes…

Ces premiers moments passés sur Call of Juarez : Gunslinger nous ont réconcilié avec la série après un The Cartel de sinistre mémoire. En revenant aux valeurs sûres du western, Techland semble avoir retrouvé le savoir faire qui avait rendu les deux premiers épisodes véritablement sympathiques à jouer. On vous rappelle que le jeu sortira en version dématérialisée le 22 mai au prix de 15 euros.