Comment Sega a orienté la PlayStation

Sans l’apparition de Virtua Fighter en décembre 1993, Sony aurait pu se contenter de lancer une PlayStation 100% 2D.

Wired a traduit une anecdote provenant de Ryoji Akgawa, producteur chez Sony Computer, remontant aux origines de la PlayStation. Akagawa explique qu’au moment de faire son entrée dans le marché du jeu vidéo, Sony a longtemps considéré de lancer une console focalisée sur la 2D.

« L’idée de faire de la PlayStation un hardware 2D était sérieusement envisagée. »

Au début des années 90, personne chez Sony Computer, à l’exception notable de Ken Kutaragi, ne parvient réellement à percevoir la nécessité de lancer une machine capable de faire tourner des jeux en 3D. Le déclic inattendu n’intervient qu’au moment de la sortie du Virtua Fighter de Yû Suzuki et du phénomène qu’il engendre.

« Une fois que Virtua Fighter est apparu, la direction de la PlayStation était devenue parfaitement claire. »

Ironiquement, en plus d’avoir mis involontairement son futur concurrent sur la bonne voie, Sega s’est lui aussi laissé piéger par un manque de clairvoyance. Au début de sa production, la Saturn se focalisait elle aussi sur la 2D et ne proposait que de très faibles capacités 3D. Ce n’est que tardivement que Sega effectue un virage hasardeux dans la conception de la machine pour que celle-ci soit capable de rivaliser avec la PlayStation, avec notamment l’ajout tardif des deux processeurs Hitachi SH-2. Mais en plus de rester généralement inférieure à la PlayStation dans le domaine de la 3D, la Saturn souffrira d’une trop grande difficulté de programmation.