Critique Alice au Pays des Merveilles en 3D, de Tim Burton

La semaine dernière, avec Alex nous avons eu l’occasion d’aller voir Alice au Pays des Merveilles, nouveau film de Tim Burton. Au passage : même si je voulais y goûter, nous étions obligés de visionner le film en 3D, car aucune salle du Kinepolis ne le proposait dans un autre format…

Pour ceux qui seraient allés vivre sur la lune ces derniers mois, voici la bande annonce du film au cas où, ainsi que le casting complet du film.

Synopsis :

Alice est désormais âgée de 19 ans, mais depuis son enfance, elle est hantée par des cauchemars au sujet d’un autre monde peuplé de créatures étranges. La jeune fille un peu rêveuse se retrouve alors promise à un homme qu’elle n’aime pas. Le jour où Hamish (un Lord arrogant) lui demande sa main, elle s’enfuit à la poursuite d’un lapin blanc et bascule dans un terrier sans fond.

Elle atterrit dans se monde fantastique qu’elle avait découvert étant enfant, mais dont elle ne se souviens plus. Alice y est pourtant attendue comme le messie, le héros qui sauvera Wonderland / Underland du règne tyrannique de l’impitoyable Reine Rouge.

Avis critique :

Alice au Pays des Merveilles est le film le plus attendu du moment. J’ai choisit de ne pas lire de critique avant d’aller le voir, afin de garder une part de surprise et de ne pas partir avec des préjugés. Et j’ai bien fait, car à la suite du visionnage, j’ai pu lire quelques critiques et beaucoup sont déçus par le film. Mais bon, tous les goûts sont dans la nature…

Effectivement, Alice n’est pas le meilleur film de Tim Burton, mais il ne mérite pas les critiques très négatives que j’ai pu lire. C’est un film magnifique, pendant lequel on ne s’ennuie pas un moment.
Le film est bien rythmé et on ne voit pas le temps passé : on a pas le temps de s’ennuyer !

Le film est plus une nouvelle adaptation, une relecture qu’une réelle suite. C’est donc sans souvenir, qu’Alice revient dans ce monde mystérieux et y revit des évènements similaires, accompagnée des mêmes personnages.
En cela, le film est assez conforme à nos souvenirs, et on peut trouver pas mal de points communs avec l’histoire de Lewis Carroll ou avec la première adaptation des studios Disney.

La version d’Alice de Tim Burton respecte donc très bien l’œuvre originale, en gardant les personnages principaux et l’univers (décors, ambiance, fleurs, esprit déjanté, jeu du golf avec hérissons et flamands roses).
Les cartes / soldats de la Reine Rouge sont superbement bien réalisés et s’intègrent parfaitement au film.

Le film combine prises de vues réelles et animation, ce qui lui confère une certaine réalité.
L’utilisation de la 3D permet une immersion totale, avec une belle chute dans le trou presque sans fond, des objets qui nous arrivent à la tête. Mais, la 3D est notamment bien employée au niveau de la distinction premier – arrière plan, ou pour les effets de poussière et de fumée de la chenille, ce qui donne un magnifique effet de volume.

J’ai trouvé que tous les acteurs tenaient très bien leur rôle. On retrouve avec plaisir les deux acteurs fétiches de Tim Burton : Helena Bonham Carter et Johnny Deep, dans les rôles de la Reine Rouge et du Chapelier fou (où l’on retrouve beaucoup de mimiques de Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes).
Le personnage principal : Alice, est joué par Mia Wasikowska, une jeune actrice qui interprète à merveille son premier grand rôle.
Léger bémol tout de même pour Anne Hathaway, avec son rôle de Reine Blanche un peu nunuche, qui se promène toujours les mains en l’air…

J’ai trouvé le film très bien réussi. Que ce soit au niveau de la réalisation ou des acteurs, tout était parfait. Enfin presque, car dans mon cas, j’ai trouvé la 3D un peu inutile à certain endroit du film, mais bon…
Même si certains pensent que ce nouveau film de Tim Burton est le plus mauvais de tous, je pense que c’est loin d’en être le cas. En effet, il a parfaitement su transformer l’image d’Alice au Pays des Merveilles que l’on garde en mémoire après avoir vu le dessin animé de Disney et en adapter son histoire pour un public plus adulte.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans le film, c’est la réalisation des soldats de carte, que j’ai trouvé très design et en entière concordance avec l’atmosphère sombre du film donnée par Tim Burton; les p’tits gros, ainsi que la gigue en délire du Chapelier Fou .
On découvre également dans le Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton, un Chapelier Fou amoureux d’Alice. Ce qui m’a fait légèrement sourire en repensant à l’œuvre de Disney.

Bref, Alice au Pays des Merveilles est donc un film que je vous conseille d’aller voir. Mais attention si vous y allez avec vos enfants, l’univers sombre instauré par Tim Burton pourrait les choquer.

Conclusion :

Film très réussi à plusieurs niveaux : interprétations, costumes, maquillages, décors et animations : un réel plaisir pour les yeux ! Le seul truc qui a manqué pendant le film est l’épisode du joyeux non-anniversaire
A noter également l’univers assez sombre, que nous ne conseillons pas aux jeunes enfants…