Critique L’Agence avec Matt Damon

Lundi, grâce à 2 contremarques envoyées par BNP Paribas pour prolonger le Printemps du Cinéma, je suis allée voir le film L’Agence (The Adjustment Bureau de son titre original).
Pour info, le film est réalisé par George Nolfi et est sorti au cinéma le 23 mars 2011. On y retrouve notamment Matt Damon et Emily Blunt.

Avis critique :

Autant le dire tout de suite : j’ai adoré ce film ! S’il passe encore dans un cinéma près de chez vous, allez-y !
En allant au cinéma voir L’Agence, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, à part un mélange de science fiction, suspense et romance. C’est la bande annonce qui m’a donné envie de le voir, mais attention, elle spoile un peu… !

Le film a un côté philosophique, avec sa réflexion sur le libre-arbitre, un peu à la Matrix. Les notions de prédestination et de liberté individuelle sont également bien exprimées.
Nous y découvrons donc un monde où le pouvoir de l’amour est plus fort que tout, même que le destin !

Le scénario est très inventif et l’on découvre, en même temps que le personnage principal, le comment du pourquoi (mais pas comme Inception où il faut réfléchir un peu pour comprendre…).
Le film est bien rythmé : je suis restée scotchée du début à la fin !

Je trouve l’idée principale très originale, tout en restant crédible. Et j’ai adoré les courses poursuites dans les rues de New York, dans un air de jeu de piste avec les portes (qui forment un labyrinthe géant).

Le film est à la fois drôle et poignant : on suit l’histoire des deux héros avec grand intérêt et on a hâte de savoir comment cela va se terminer pour eux !
Les acteurs nous offrent une belle interprétation : Matt Damon est parfait en amoureux transis et coincé et Emily Blunt (Le Diable s’habille en Prada, Wolfman, Les Voyages de Gulliver) en jeune femme un peu délurée et excentrique.
Les personnages secondaires, joués par Anthony Mackie (Million Dollar Baby, L’Œil du mal, Démineurs, Real Steel), Terence Stamp (le Chancelier Suprême Valorum dans Star Wars : La Menace fantôme) et John Slattery (Iron Man 2), sont également intéressants.

L’Agence est un bon film d’action parsemé de scènes plus romantiques : un très bon mélange qui plaira à tous !
Même si l’histoire d’amour est touchante, elle ne prend pas toute la place. En effet, le côté romance peut faire peur à certains, mais merci à George Nolfi, il nous a épargné les scènes de violon plutôt fleurs bleues et les gnangnantises habituelles.

Conclusion :

Ce n’est pas le film d’anticipation de l’année, mais j’ai beaucoup aimé !
L’Agence est une belle histoire avec de l’action et de la romance, le tout sur un fond de réflexion sur la prédestinée et le libre arbitre. Les amateurs du genre thriller fantastique un peu sentimental vont adorés !

Je regrette juste que le scénario n’aille pas plus loin et qu’il laisse des portes ouvertes, sans expliquer par exemple qui est le grand patron invisible ou le mystère des hommes au chapeau (politique ? religion ? ou autre ?).

Bande annonce :

Synopsis Allociné :

Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l’avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu’il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains…