Critique Le Chaperon Rouge de Catherine Hardwicke

Profitant d’un long week-end de Pâques, je suis allée au cinéma voir Le Chaperon Rouge, sorti le 20 Avril 2011 et réalisé par Catherine Hardwicke (qui a également réalisé Twilight 1 et Thirteen).

On y retrouve quelques acteurs connus :
Amanda Seyfried (Letters to Juliet, Chloe, Jennifer’s Body, Mamma Mia !) ; Gary Oldman (Sirius Black dans la saga Harry Potter) ; Billy Burke (Charlie Swan dans la saga Twilight) ; Virginia Madsen (Le Nombre 23) ; Julie Christie (Neverland, Troie, Belphégor) ; Shiloh Fernandez et Max Irons (Le Portrait de Dorian Gray).

Avis critique :

Le film n’a plus grand-chose à voir avec le célèbre conte. Il s’agit plus d’une nouvelle version de l’histoire de Charles Perrault, plus sombre et gothique, d’avantage tournée pour les ados. Même si Le Chaperon Rouge de 2011 a bien grandit et renouvelle le genre, on y retrouve les éléments classiques du conte.
En effet, les grandes lignes sont respectées et j’ai bien aimé voir par exemple : la cape rouge, le panier pour la visite à la mère-grand, la tirade « Comme tu as de grandes dents… », et autres passages très connus, même si la moralité de l’histoire est très différente.

En gros, le film est un mélange de Van Helsing, Le village et Twilight, avec une petite référence au jeu du Loup Garou pour ceux qui connaissent. C’est une sorte de chasse au loup qui mêle un peu d’épouvante avec une enquête criminelle, à la manière de Sleepy Hollow (mais qui ne restera pas aussi mythique) ou Les Frères Grimm. L’ambiance est plutôt mystérieuse et envoutante : les meurtres s’enchainent, le tout dans un climat de paranoïa. Car oui, la journée le loup reprend forme humaine, donc peut être n’importe qui…
Le film est interdit au moins de 12 ans, mais je l’ai trouvé plutôt sage : la plupart des scènes violentes sont suggérées.

Les acteurs sont assez bons et convaincants, notamment pour Gary Oldman et Amanda Seyfried (qui incarne un gentil petit ange innocent au début et gagne en maturité tout au long du film).
Le triangle amoureux fait aussitôt pensé à Twilight (surtout avec cette histoire de loup et qu’on a affaire à la même réalisatrice), mais sans le côté fleur bleue poussé à l’extrême !

Les décors (la plupart sous la neige), les images et paysages sont magnifiques, intrigants et mystérieux.
Le film se passe lors d’une époque médiévale, mais tous les habitants du village sont propres et bien habillés, les femmes sont maquillées et les hommes rasés de prêt, ils ont juste une petite chemise alors qu’il neige. Mais cela ne dérange pas plus que ça…
Il y a de bons effets spéciaux, mais pas assez à mon goût et on ne voit pas souvent le loup.

Le Chaperon rouge démarre très fort en intensité, puis on a quelques longueurs. Mais, l’histoire et le suspense nous tiennent en haleine jusqu’au bout. On n’a qu’une hâte : savoir qui est le loup garou et comment tout cela va se finir !

Grâce à une bonne intrigue, on ne devine pas la fin (en tout cas, moi je ne l’ai pas vue venir !). Surtout que l’on se doute depuis le début que les indices qu’on nous donne sont faux !

Conclusion :

Je m’attendais à un film davantage fantastique et sanglant (notamment avec l’avertissement), mais les décors et le scénario (avec une atmosphère qui nous tient en haleine du début jusqu’à la fin et cette fin surprenante) valent le coup d’œil !
Le Chaperon Rouge est un bon divertissement : à voir ! Perso, j’ai bien aimé !

Bande annonce :

Synopsis :

Dans une histoire inspirée d’un célèbre conte de fées, une adolescente se retrouve en grand danger quand son village décide de chasser les loups-garous qui terrorisent la population à chaque pleine lune. Dans un endroit où tout le monde a un secret et est suspect, notre héroïne doit apprendre à suivre son cœur et trouver en qui elle peut avoir confiance.