Critique Lucky Luke

Pour Lucky Luke, James Huth est derrière la caméra et Jean Dujardin, devant. Le duo de Brice de Nice remet le couvert ! Sorti en salle le 21 Octobre, le film est l’adaptation à l’écran de la bande dessinée « Les Aventures de Lucky Luke », de Goscinny et Morris.

Résumé rapide :

Le président des Etats-Unis confie une mission à Lucky Luke (Jean Dujardin) : débarrasser Daisy Town des truands et y rétablir l’ordre.
Ville natale du cow-boy solitaire, Daisy Town est la dernière étape du chantier du chemin de fer, traversant le pays d’Est en Ouest.

Lucky Luke est accompagné de son fidèle Jolly Jumper. Il va rencontrer Pat Poker (Daniel Prévost), Belle (Alexandra Lamy), Billy The Kid (Michael Youn), Calamity Jane (Sylvie Testud) et Jesse James (Melvil Poupaud).

Avis critique :

Le film commence plutôt bien : les décors sont magnifiques, les costumes excellents. Les premières images rappellent bien la BD : le « lonesome cow-boy » qui parcourt l’Ouest sur son cheval tout en mangeant, dormant ou se rasant.

Tout au long du film, des éléments de la BD sont présents : le croque-mort, ou lorsque Lucky Luke tire et transforme un billet de banque en pièces de monnaie,…
Mais, ça s’arrête là…

L’histoire est bancale, voire ratée et ne vole pas bien haut. On est même à la limite de l’ennui au milieu de l’histoire. Le film met un peu de temps à commencer et la fin est un peu longue. Le scénario est vraiment plat, voire inexistant.

Les acteurs ne sont pas non plus spectaculaires :
Michael Youn en fait trop, et agace.
Daniel Prevost est une catastrophe dans ce rôle.
Seule Sylvie Testud est parfaite en Calamity Jane : le rôle lui va parfaitement bien.
Rantanplan et les Dalton ne sont même pas au rendez-vous… ;-)

Huth et Dujardin, qui co-signent le scénario, donnent un prénom à Lucky Luke. Ils lui inventent même une enfance : ses parents ont été assassinés sous ses yeux, et notre héros n’a jamais tué personne.

Personnage le moins bien développé, Lucky Luke nous offre des « petites blagues à 2 balles », dignes d’OSS 117 ou Brice de Nice. Des blagues trop XXIème siècle et qui font tâche…

Le film s’adresse plutôt à un public jeune et certainement pas aux fans de la BD. A aller voir un dimanche pluvieux si on n’a rien d’autre à faire…
De toute façon, rien ne vaudra les beaux yeux et le sourire charmeur de Terence Hill…