Critique Paintball en DVD

Paintball est un film espagnol, réalisé par Daniel Benmayor et produit par la société de production espagnole Filmax (REC, Les Proies). On y retrouve : Brendan Mackey, Robert Maskell, Patrick Regis (acteurs inconnus au bataillon pour ma part…)

Le film est sorti au cinéma en Juillet en Espagne (mais pas en France) et est disponible en DVD depuis le 06 Janvier 2010.

Synopsis :

Un groupe de 8 joueurs avertis est réuni pour jouer à une partie de paintball clandestine grandeur nature. Ils ne se connaissent pas, mais ont plusieurs points en commun : ils sont jeunes, mordus de sport et de sensations fortes.
Ils sont lâchés dans une forêt, avec un nécessaire de survie. Leur mission : rejoindre le point de rendez-vous avant l’autre équipe et en un week-end.
Mais, très vite les choses déraillent lorsqu’un des participants reçoit une vraie balle. Les règles du jeu ont changé : seule la loi du plus fort compte, et le but est de survivre… (ce qui me rappelle un peu un certain Battle Royale)

Mon avis :

Je trouve l’idée du film assez originale et place Paintball entre horreur et action. C’est un jeu de massacre qui consiste à éliminer un par un les protagonistes du film.

Même si le scénario n’est guère innovant, le film est bien rythmé et arrive à capter notre attention du début à la fin. Nous sommes tout de suite plongés dans cette chasse à l’homme au cœur de la forêt et la tension évolue crescendo.

Dans Paintball, les scènes filmées en caméra à l’épaule construisent une atmosphère d’incertitude et nous donnent la sensation d’être traqués, comme les autres joueurs. D’autres plans nous permettent de nous placer dans la peau du tueur : visions thermiques lors de massacres (un peu trop présentes à mon goût), observation de loin, caché dans un buisson…

Comme dans tous films d’horreur, les meurtres se succèdent assez rapidement. Mais, Paintball innove avec la vision en caméra thermique du bourreau, qui donne au sang une couleur blanche et étrange.

Cependant, on a du mal à savoir qui sont les différents personnages. Avec un masque souvent mis sur la tête, on n’arrive pas à les distinguer. Et ce ne sont pas les dialogues qui pourront nous aider…

Je trouve également que les mises à mort des personnages ne sont pas gores : elle sont soit hors champ, soit vues en négatif au travers de la vision infra-rouge. Il n’y a pratiquement pas d’hémoglobine qui apparait à l’écran !

Même si je n’ai pas pleinement accroché, j’ai quand même sursauté plusieurs fois et eu de belles montées d’adrénaline. Mais, ceci n’est qu’un avis purement féminin, à voir ce que les représentants de la gente masculine penseront de Paintball !