Critique Rien à déclarer de Dany Boon, avec Benoit Poelvoorde

En tant que ch’ti, j’ai eu l’occasion d’aller voir le dernier film de Dany Boon, un peu avant le reste de la France. En effet, il est diffusé en avant-première depuis le 26 Janvier, en Belgique et dans le Nord et sortira dans le reste de la France le 02 Février 2011. Un fois de plus le réalisateur s’attaque à des fonctionnaires. Après les postiers dans Bienvenue chez les Ch’tis, ce sont les douaniers dans Rien à Déclarer.
Au niveau du casting, nous retrouvons notamment : Benoît Poelvoorde, Dany Boon, Julie Bernard, Karin Viard et François Damiens.

Avis critique :

Après la frontière entre le nord et le sud, ici nous avons une frontière entre deux pays : la France et la Belgique. Et avec tous les préjugés (racisme, blagues) qui vont de paire…
Le film est moins axé sur une région en particulier, mais sur la gué-guerre entre frontaliers (la Belgique de Poelvoorde et la France de Boon), sans le côté moralisateur. Le film a également un caractère historique : l’ouverture des frontières européennes de 1993 et les conséquences sur les commerces de la frontière ainsi que la création des douanes volantes.

Le film est rempli de bons gags (blagues, répliques, comique de situation), on rigole de bon cœur du début à la fin. Certaines blagues sont même vraiment bien trouvées.
Rien à déclarer est un film très drôle et sans prétention. Son objectif premier est de nous divertir et nous faire rire. Et je dirais : objectif amplement atteint !

Evidemment, les situations et répliques sont exagérées. C’est un peu comme pour les Ch’tis, où on joue sur les a priori : des belges (les mangeurs de frites avec un accent une fois), des français (les camemberts) et des fonctionnaires (grévistes et un peu nuls en informatique). D’ailleurs, plusieurs stéréotypes de la profession sont exploités, sans moquerie, avec des blagues comme « Je ne prendrai pas d’alcool, mais une petite bière ».

Le casting est très réussi : tous les acteurs sont très bons dans leur rôle. Benoît Poelvoorde (que je n’apprécie pas toujours), joue à merveille un douanier limite hystérique / raciste antifrançais à l’extrême.
Le duo Poelvoorde / Boon est excellent et c’est ce qui fait la force du film. Ils paraissent très complices à l’écran et on voit qu’ils ont pris plaisir à jouer et tourner ensemble.
Même les seconds rôles sont bien trouvés et importants dans le dénouement de l’histoire. François Damiens est comme à son habitude : il joue très bien le con de service (on le retrouve un peu comme dans l’Arnacoeur).

Le scénario n’a rien d’exceptionnel : deux personnes que tout oppose se retrouvent à faire équipe, pour le meilleur et pour le pire. Une intrigue policière (une affaire de trafic de drogue, évidemment tournée en dérision) et une sorte de Roméo et Juliette franco-belge, permettent d’ajouter une réelle histoire au film. Et avec, son lot de péripéties, scènes d’action et de séquences de courses poursuites en voiture.
Les situations sont parfois assez prévisibles, mais je pense que ce n’est pas le but du film, ni ce que chaque spectateur est venu voir.

Conclusion :

Ce n’est pas un grand moment de cinéma, mais Rien à déclarer est une bonne comédie, à voir et revoir en famille. Elle permet de passer un très bon moment et de penser à autre chose. On ressort du cinéma le sourire aux lèvres, et c’est ce qu’on demande à ce genre de film !
Il ne reste plus qu’à souhaiter que le film ait autant de succès que son grand frère.

Bande annonce :

Synopsis :

1er janvier 1993 : passage à l’Europe. Deux douaniers, l’un Belge, l’autre Français, apprennent la disparition prochaine de leur petit poste de douane fixe situé dans la commune de Courquain France et Koorkin Belgique.
Francophobe de père en fils et douanier belge trop zélé, Ruben Vandervoorde (Benoît Poelvoorde) se voit contraint et forcé d’inaugurer la première brigade volante mixte franco-belge. Son partenaire français sera Mathias Ducatel (Dany Boon), voisin de douane et ennemi de toujours, qui surprend tout le monde en acceptant de devenir le co-équipier de Vandervoorde et sillonner avec lui les routes de campagnes frontalières à bord d’une 4L d’interception des douanes internationales.