Critique d’Amis Publics :

Afin de réaliser le rêve de son jeune frère malade, Léo et leurs meilleurs potes organisent un faux braquage… mais le jour J, ils se trompent de banque. Le faux braquage devient un vrai hold-up. Commence alors l’aventure extraordinaire des Amis Publics !Inspirée d’une Histoire Fausse.

Premier long-métrage d’Edouard Pluvieux (après avoir été journaliste et co-écrit de nombreux spectacles pour Kev Adams, Anthony Kavanagh ou encore Max Boublil), « Amis Publics » est aussi et avant tout le nouveau film avec Kev Adams, l’humoriste qui a porté véritablement le box-office l’an passé avec Les profs 2 et Les nouvelles aventures d’Aladin (deux films pourtant assez mauvais). Changement total de registre ici avec « Amis publics », qui met en scène des enfants chauves, atteint du cancer après l’explosion fictive d’une usine pétrochimique à Lyon. Le film suit ainsi Léo (joué par Kev Adams) qui doit faire face à la maladie de son petit frère, interprété par l’excellent Paul Bartel, révélé en joueur de foot malade également dans « Les petits princes ». Avec leur bande de potes, ils ont l’idée d’organiser un faux braquage à la fois pour copier les films d’action qu’ils admirent, et en même temps pour offrir à Ben un dernier frisson en réalisant un de ses « rêves ». Mais plombé par un comédien amateur assez branquignol, et un ami chauffeur de taxi qui se trompe d’itinéraire, le faux braquage va se transformer en vrai braquage.

Si vous vous attendez à une énième comédie burlesque avec Kev Adams, vous risquez d’être surpris ! Car « Amis publics » se veut plus sombre et sérieux sur un sujet grave, tout en demeurant une comédie. On découvre Kev Adams sous un autre visage, et tout ne repose pas sur lui, contrairement à ses précédents films, ici, nous sommes dans un film de potes, où les protagonistes vont tout faire pour éclairer les gens sur la cause du cancer, en donnant l’argent des braquages aux victimes (ou à leurs familles). Si le film est un peu long à démarrer malgré un démarrage surprenant, « Amis publics » développe une intrigue à la fois basique et intéressante, où l’on se demande comment les amis de Ben vont essayer de lui cacher qu’il s’agit d’un faux braquage qui a mal tourné.

Tantôt touchant et triste, tantôt hilarant, « Amis publics » parvient assez bien à mêler comédie et drame, aidé par un casting bien équilibré et une mise en scène qui n’en fait pas trop dans le pathos. En mulpliant les clins d’oeil aux films d’action et de braquage (en particulier les films de Coppola ou Scorsese), la comédie tient plutôt la route, avec certains gags récurrents (autour de l’incroyable erreur du chauffeur de taxi) ou certains dialogues acides et assez osés sur le sujet de la maladie. Cependant, j’ai quelques bémols avec certaines invraisemblances dans le film (dans ces situations, on imagine une police beaucoup plus mobilisée que ce que l’on voit dans ce film), et l’on regrette que le film soit un peu trop manichéen (on a l’impression qu’il y’a les personnages du film tous gentils et la société méchante), ce qui freine un peu mon engouement du film.

Néanmoins, une des forces du film est de faire (un peu) réfléchir en éclairant les spectateurs sur cette cause du cancer, très rarement abordée dans la comédie. Quand on sait que ce film s’adresse avant tout aux jeunes (ados et jeunes adultes), ce film ne peut que faire du bien pour aider à la compréhension dans cette société si verrouillée et individualiste.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *