Dossier A La Decouverte De La Playstation 4

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A quelques jours de la sortie de la PlayStation 4 sur le Vieux Continent, nous vous proposons aujourd’hui un compte-rendu de nos premières heures en compagnie de la bête : déballage, installation, mise à jour, découverte de l’interface, premières impressions sur les jeux, tout y est !

Soyons honnêtes, même les plus blasés des joueurs frémissent à la sortie d’une nouvelle console : alors quand on attend la bête depuis de longs mois et qu’elle débarque enfin à la rédaction, c’est avec une certaine fébrilité que l’on pose les mains sur son carton d’emballage !

Déballage

C’est dans une valisette en carton assez classique mais joliment décorée, dans les tons bleus, qu’est distribuée la dernière-née de chez Sony : on retrouve à l’avant le logo de la console accompagné dune photo de celle-ci avec son pad, ainsi que diverses mentions comme la capacité du disque dur (500Go puisque c’est le seul modèle vendu au lancement !), la mention PEGI (si vous n’avez pas 3 ans passez votre chemin), et une petite publicité pour le PlayStation Plus (14 jours dressai offerts avec la console). Au dos du packaging plusieurs jeux sont mis en avant comme inFamous : Second Son, Watch_Dogs, Assassin’s Creed IV : Black Flag et évidemment Killzone Shadow Fall. DriveClub est également de la partie, étant même mentionné comme premier jeu gratuit disponible pour les membres PlayStation Plus : la mauvaise nouvelle de son report datant d’a-peine un mois, on comprend que Sony n’a pas pu modifier les millions d’emballages déjà produits ! Pour les plus distraits, rappelons que c’est désormais Contrast qui sera le premier jeu offert dans la désormais célèbre Collection Instantanée !

L’ouverture de la valisette permet de découvrir les différents éléments du pack bien rangés dans des cases en carton et emballés dans des plastiques de protection : on y trouve bien évidemment la console elle-même mais aussi son pad, un câble HDMI, un câble d’alimentation, un câble USB-micro USB pour recharger la manette et l’oreillette/micro.

Si le design de la console est forcément une question de goût, il faut bien avouer que ses arêtes saillantes et son profil façon parallélogramme surprennent : on est loin des courbes des différents modèles de PS3, ou de l’aspect boîte à chaussures de sa concurrente directe. Le mélange de surfaces laquées et mattes  est singulier mais visuellement réussi, tout comme cet ersatz de crevasse qui fait le tour de la machine et abrite son mange-disque et ses ports USB à l’avant. A l’arrière, on trouve les prises réseau, HDMI, optique, et d’extension (pour la PlayStation Camera), ainsi que le connecteur du câble d’alimentation.

Mise en route

Une fois tout ce beau monde connecté comme il se doit, il est temps d’allumer la bête et de se poser une première question : où donc se trouve le bouton on/off ? Pour vous éviter de perdre 2 minutes à chercher lors de votre première session de jeu, sachez qu’il se situe dans la partie haute de la façade de la console, entre la surface laquée et la surface matte : similaire aux boutons de la PS3 Fat, il ne s’enfonce pas mais détecte simplement votre doigt lorsque celui-ci se pose dessus. Le bouton déjection de disque situé lui dans la partie basse de la façade fonctionne évidemment de la même manière.

Petite surprise, la PS4 émet le même bip caractéristique que sa grande sœur à l’allumage. La LED située sur le dessus de la console, qui sépare les parties laquée et matte, clignote alors en blanc avant de virer au bleu lorsque vous atteignez l’écran d’accueil de la machine. Evidemment votre première utilisation vous demandera de brancher le pad à la console via son câble de recharge, et de confirmer la langue à utiliser avant de créer un premier utilisateur.

La DualShock 4

Et c’est là l’occasion de prendre pour la première fois entre les mains le nouveau contrôleur mis au point par Sony : plus lourd que son prédécesseur il bénéficie de poignées allongées, de sticks creux, de gâchettes incurvées et dune surface inférieure non lisse. Tout ceci permet une meilleure prise en main et évite les glissades inopinées après quelques heures de jeu, l’adaptation pour les joueurs habitués à la DualShock 3 ne posant aucun problème.

Parmi les autres nouveautés de la manette on note la disparition des habituels boutons Start et Select au profit de deux petits nouveaux baptisés Share et Options, et l’arrivée du pavé tactile cliquable au-dessus des deux sticks, ainsi que la surface lumineuse de couleur changeante sur l’arrière du pad. Evidemment les vibrations sont de la partie (oubliée l’aventure SixAxis et ses excuses bidons), tout comme les fonctions gyroscopiques. A noter l’apparition d’une entrée jack 3.5mm qui permet de connecter l’oreillette/micro fournie avec la console, ainsi qu’une prise d’extension au rôle encore inconnu aujourd’hui.

La mise à jour

Si votre première envie une fois la console démarrée sera vraisemblablement de lancer l’un des titres acquis avec la machine, il sera sans doute préférable de patienter encore un peu afin de procéder à la mise à jour de son firmware. D’abord parce que vous n’accéderez pas au PSN sans elle et que vous ne pourrez donc profiter des options multijoueur de vos jeux, ensuite parce que si tout se déroule aussi rapidement pour vous que pour nous les choses devraient aller très vite.

Il nous a en effet fallu 5 minutes pour télécharger le firmware 1.51 mis en ligne par Sony, puis 5 autres minutes pour que l’installation s’effectue. Sachant que les performances de notre connexion ADSL sont dans la moyenne du pays, il n’y a pas de raison que la procédure soit plus gourmande en temps vendredi lorsque la console sera disponible en magasin. Du moins si les serveurs du constructeur parviennent à faire face !

L’interface

Nous voilà maintenant avec une PS4 mise à jour, prête à nous faire goûter aux joies de la next-gen ! L’occasion de chronométrer la durée nécessaire pour atteindre l’écran d’accueil depuis un démarrage à froid, aux alentours de 25 secondes d’après nos tests. Seul petit hic un démarrage depuis le mode veille donne quasiment la même mesure, si bien que l’on ne peut pour le moment conseiller l’utilisation de celui-ci qu’aux joueurs désireux de profiter de leur abonnement PlayStation Plus pour effectuer les transferts de leurs sauvegardes la nuit.

Une fois l’écran d’accueil atteint et l’utilisateur sélectionné, on se trouve face à une interface plus ou moins dérivée du célèbre XMB de la PS3 et baptisée PlayStation User Interface (PSUI pour les intimes). La principale différence avec la précédente console du constructeur est que nous avons ici droit à deux barres d’icônes horizontales : celle du haut permet d’accéder au PlayStation Store, aux notifications, aux amis, aux messages, au mode Party, au Profil, aux Trophées, aux Paramètres, et aux options d’extinction de la machine, tandis que celle du dessous affiche toutes les applications installées sur la console dans l’ordre de leur dernière utilisation (les plus récentes sont au début de la liste).

Lorsque vous sélectionnerez l’icône d’une application, vous aurez le choix de la démarrer ou d’obtenir des informations à son sujet : la Vue d’ensemble peut par exemple vous connecter au site Facebook de l’application et vous donner les dernières news à son sujet, tandis que les Activités récentes recensent vos dernières actions dans le jeu. Enfin, la section Eléments associés vous donne des liens directs vers les extensions du jeu disponibles sur le PlayStation Store.

Globalement les utilisateurs de PS3 devraient se familiariser très vite avec la PSUI qui se veut à la fois claire et intuitive. On apprécie par ailleurs sa rapidité qui permet par exemple de sortir d’un jeu pour consulter ses trophées puis de reprendre sa partie en un clin d’œil : là où l’interface de la PS3 se montrait parfois curieusement poussive, celle de sa petite sœur est en revanche un modèle de réactivité. On émettra cependant une réserve sur la barre des applications qui risque de vite devenir encombrée et donc de rendre la recherche d’un jeu particulier un peu difficile !

Le partage d’images et de vidéos

Vous le savez sans doute si vous avez suivi de près l’actualité de la console, celle-ci est résolument tournée vers les fonctions communautaires avec par exemple la diffusion de captures d’écran et de vidéos. La PS4 propose notamment le streaming de vos parties en live via UStream et Twitch, l’écran de jeu étant alors réduit afin de laisser de la place à gauche pour les informations générales et en bas pour les messages de vos spectateurs. Une fonction que nous avons essayée cette semaine avec quelques lecteurs du forum, et qui s’est révélée satisfaisante malgré la vitesse d’upload limitée de notre connexion. Il faut dire que la résolution maximale du stream semble être de 720p quelle que soit la résolution du jeu, et que la compression est relativement poussée même lorsque l’on opte pour une qualité maximale dans les options. A noter au passage que l’oreillette/micro fournie avec la console convient parfaitement pour commenter les parties, même si certains jeux comme FIFA 14 nécessitent que l’on ajuste leur volume pour que la voix du joueur reste audible.

Outre la diffusion en direct, la console permet aussi de publier des vidéos sur Facebook et des captures d’écran sur Facebook et Twitter. Le système enregistre en effet en continu votre écran de jeu en conservant les 15 dernières minutes en vidéo, mais il vous permet aussi de recommencer l’enregistrement depuis un point précis (double appui sur Share) ou bien de faire une capture d’écran (selon la configuration de la machine, appui court ou long sur Share). Une fois vos rush sur le disque dur de la console, c’est encore le bouton Share (appui long ou court selon les réglages) qui vous permettra d’accéder à l’interface de montage et de partage à proprement parler.

C’est d’ailleurs peut-être là que se situe pour le moment le point faible des options communautaires proposées par la PS4 : d’abord les outils d’édition sont basiques au possible (on peut simplement rogner une vidéo avant de la publier), et ensuite il est actuellement impossible de publier une vidéo sur les poids lourds que sont YouTube et Dailymotion. Mais le plus gênant, c’est qu’on ne peut pas non plus copier les rushs sur un disque dur externe afin de les monter sur son PC ! Et quand on sait que le signal vidéo de la console transitant par la prise HDMI est protégé par le procédé HDCP, on comprend que les fans de vidéos maison (et donc les journalistes !) sont pour le moment un peu coincés… Ajoutez à cela l’obligation de publier ses captures d’écran une par une sur Facebook ou Twitter, et vous comprendrez que l’on attende avec impatience des évolutions significatives sur cet aspect de la console !

Le remote play sur PSVita

Autre fonctionnalité très attendue de la console, le remote play sur PSVita nous a donné entière satisfaction avec tous les jeux en notre possession : une fois la portable appairée avec la PS4, il suffit que les deux machines soient sur le même réseau puis de lancer l’application Lien PS4 incluse depuis le firmware 3.00 de la Vita pour que l’écran du salon apparaisse entre nos mains. Sans surprise on constate un léger décalage entre l’action sur l’écran de la PS4 et sur celui de la portable, et donc une latence accrue dans les contrôles. L’expérience reste toutefois convaincante, même si l’on se voit mal découvrir les plus beaux titres pour certains en FullHD de la petite dernière de Sony sur un écran de 5″ de diagonale !

Précisons au passage que la DualShock 4 est désactivée lorsque l’on a pris le contrôle de la PS4 via la PSVita, et que cette dernière vous avertit lorsque la connexion entre les deux machines se dégrade trop pour maintenir une expérience de jeu satisfaisante. Il est évidemment préférable que vos deux consoles ne soient pas trop éloignées de votre point d’accès WiFi pour que tout se déroule sans accroc !

Les jeux

Maintenant que vous savez tout ce qu’il y a à savoir sur la machine en elle-même, attardons-nous un instant sur les jeux de son line-up. Pas en détails puisque ces titres PS4 feront l’objet de tests complets sur le site dans les jours à venir, mais il est toujours intéressant de partager quelques premières impressions. D’abord, la liste des titres en notre possession à l’heure où ces lignes sont écrites (dans leur ordre d’arrivée à la rédaction !) :

  • FIFA 14
  • Assassin’s Creed IV : Black Flag
  • Just Dance 2014
  • Battlefield 4
  • Need for Speed Rivals
  • Killzone Shadow Fall
  • Knack
  • Call of Duty Ghosts
  • LEGO Marvel Super Heroes
  • Resogun
  • Contrast
  • Warframe

Première information, chaque jeu impose sa petite installation lorsque le disque est introduit dans la console : son icône apparaît immédiatement dans la barre des applications, avec une jauge de progression au remplissage plus ou moins rapide selon le volume de données à installer. Ceci étant, il semblerait que cette étape soit plus une réservation de l’espace disque qu’une véritable installation. En effet certains jeux une fois lancés vous indiquent qu’il faut patienter pour commencer à jouer, Battlefield 4 vous laissant par exemple accéder à sa campagne solo avant ses modes multijoueur. D’autres vous permettent de prendre le pad presque immédiatement, les données continuant à s’installer en tâche de fond alors que vous commencez à jouer. Avec des installations allant de 10Go à 40Go, nul doute qu’il faudra s’armer de patience avec certains blockbusters à venir si les développeurs n’adoptent pas tous le système d’installation en cours de jeu ! Mais revenons-en maintenant à nos impressions sur les jeux du lancement.

Puisqu’il faut bien un point de comparaison, le plus simple est sans doute de s’intéresser en premier lieu aux jeux déjà aperçus voire testés dans leur version PS3. Que ce soit FIFA 14, Assassin’s Creed IV, Battlefield 4, Call of Duty Ghosts ou LEGO Marvel Super Heroes, tous bénéficient logiquement de la puissance accrue de la console pour offrir un affichage plus fin et des textures plus détaillées. Certains en profitent pour donner dans la surenchère au niveau des effets (particules, fumées, jeux de lumière, rendu de l’eau) comme Assassin’s Creed, Battlefield ou Call of Duty, quand d’autres se montrent plus timides avec seulement quelques nouvelles animations (FIFA 14) voire rien de vraiment perceptible (LEGO Marvel). Mais le vrai plus de ces versions dites « next-gen », c’est leur animation bien plus fluide que sur PS3. Qu’il s’agisse du sacro-saint 60fps de Battlefield, Call of Duty ou FIFA 14, ou d’un 30fps enfin fixe pour Assassin’s Creed, l’expérience de jeu est nettement améliorée par rapport à la précédente génération et permet de profiter au mieux de ces titres de transition.

Du côté des titres inédits et en particularité des exclusivités que sont Killzone et Knack, le constat varie : on a d’un côté le titre de Guerrilla qui en met plein la vue et semble déjà bien exploiter la machine, et de l’autre le bébé de Mark Cerny (l’un des concepteurs de la console) qui relève presque plus de la démo technique que du blockbuster de lancement. Mais nous reviendrons sur tout cela dans les tests respectifs de ces deux jeux !

Reste à découvrir plus en détails les titres disponibles en téléchargement (Resogun, Contrast et Warframe) arrivés seulement hier avec l’ouverture de la section PS4 du PSN européen, ainsi que le jeu de danse d’Ubisoft (Just Dance 2014) que nous n’avons pas encore eu le temps d’essayer.

Les trophées

Introduits sur PS3 puis reconduits sur PSVita, les trophées font évidemment toujours partie de l’univers de la PS4. Ils se voient d’ailleurs ajouté un petit élément statistique amusant : chacun d’entre eux est désormais affublé d’un niveau de rareté (commun, rare, très rare, ultra rare) fonction du nombre de joueurs l’ayant décroché par rapport au nombre de joueurs ayant joué au jeu.

Plus intéressant la synchronisation des trophées entre la console et le PSN semble s’être sérieusement accélérée, même s’il est préférable d’attendre que les joueurs européens se connectent en masse vendredi pour confirmer la bonne nouvelle. On regrette en revanche qu’il ne soit pas possible pour l’instant de consulter la liste de ses trophées lorsque la console n’est pas connectée (rassurez-vous, ils sont bien débloqués quand même !) : la PS3 offrait à juste titre cette possibilité, et l’on espère qu’un prochain firmware règlera le problème.

Quid du niveau sonore ?

La console étant disponible depuis déjà une semaine en Amérique du Nord, vous n’avez pas pu passer à côté de ces vidéos montrant une PS4 aussi bruyante qu’un avion de ligne. S’il n’est évidemment pas impossible que des soucis sur la ligne de production entraînent ce genre de désagrément (auquel cas Sony remplacera la console défectueuse !), il faut bien reconnaître que pour notre part les ventilateurs de la console se sont jusqu’ici montrés plutôt discrets, y compris pour des titres a priori gourmands en ressources.

D’après notre expérience le lecteur de Blu-ray Disc manque en revanche sérieusement de discrétion, générant des vibrations importantes lorsqu’il est sollicité. Nous sommes parvenus à atténuer le phénomène en plaçant notre PS3 Slim directement sur la PS4, mais cela ne suffira peut-être pas aux plus exigeants. Précisons tout de même que nos consoles sont placées dans un grand meuble en bois qui contient aussi l’écran, et qui amplifie sans doute le bruit façon caisse de résonance : la nuisance sonore sera sans doute moindre si vous placez la vôtre à l’air libre !

Histoire d’éviter toute panique, il n’est sans doute pas inutile de préciser que la PS4 en notre possession reste globalement plus silencieuse que notre ancienne PS3 Fat, son lecteur de Blu-ray Disc ne se faisant vraiment entendre qu’au démarrage d’un jeu ou lors de son installation.

Après seulement quelques jours en compagnie de la PlayStation 4, force est de constater que l’on s’est déjà habitué à toutes les petites améliorations qu’elle apporte : un pad plus confortable, des jeux plus réussis graphiquement, une interface plus rapide, bref de quoi entrer vraiment dans la « next-gen ». Alors certes le line-up ne satisfera pas tout le monde et manque sans doute d’exclusivités de poids en dehors de Killzone, mais les éditeurs tiers offrent de leur côté des productions de qualité qui devraient nous faire patienter pendant quelques semaines. Reste maintenant pour Sony à faire évoluer au plus vite les fonctions de partage incluses dans sa machine, l’offre de base manquant trop de flexibilité à notre goût pour être utilisée sérieusement.

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