E3 2012 : Resident Evil 6 : On y a joué !

Installés tranquillement sur le stand Capcom, nous avons pu mettre la main sur Resident Evil 6, le jeu censé effacer la déception du cinquième épisode.

La démo offrait la possibilité de s’essayer aux trois personnages jouables, à savoir Leon, Chris et Jake, chacun offrant un style de jeu bien défini. Allez hop, on se lance dans l’aventure avec le premier de la liste…

A l’ancienne

Leon Kennedy, situé aux Etats-Unis, est ici accompagné d’une jeune femme à l’intérieur d’un grand bâtiment, qui fait furieusement penser au commissariat du second épisode. L’ambiance est tendue, la luminosité est faible, et le tonnerre gronde à l’extérieur. En quelques secondes, on retrouve cette atmosphère qui nous avait manqué, et on se surprend même à sursauter au bout de 3 minutes de jeu ! La différence, c’est que vous n’êtes pas seul. Le second personnage vous assiste dans vos actions, et une touche permet même de lui donner des ordres simples. La mise en scène et les animations sont vraiment réussies, à l’instar du héros qui s’appuie sur les murs, ou bouscule les chaises sur son passage de manière très naturelle. Les graphismes, eux, ne sont pas les plus impressionnants du salon, mais il y a un style, un côté un peu crasseux qui colle bien au jeu. Enfin l’interface est différente selon chaque personnage, ce qui est plutôt bien vu.

Horreur, malheur

Un peu plus loin, Leon et sa copine tombent sur un type occupé à chercher sa fille. Nos héros lui filent un coup de main, et quand la fille surgit à l’écran, on sent bien qu’il y a un truc qui cloche… Ca dégénère finalement quelques minutes plus tard dans un ascenseur, dans l’obscurité, et là encore la mise en scène est excellente. Après quelques coups de feu et une dose de QTE, on se retrouve finalement dans un parking souterrain,  uniquement illuminé par une voiture en feu. Une poignée de zombies s’approchent, l’occasion de tester les dommages localisés du jeu, très convaincants. Un de ces morts vivants, les jambes brisées, trouvera encore la force de s’accrocher au pantalon de Leon, c’est beau !

 

Chris, au rapport

On retrouve Chris au sein d’une équipe d’intervention suréquipée, dans une ville d’Asie du Sud-Est. On ne s’attardera pas sur les détails du scénario, pour rentrer dans le vif du sujet, à savoir le gameplay. Dans cette démo, Chris était constamment accompagné de son équipe de gros bras, et progressait sur les toits de la ville, de nuit, en éliminant ses adversaires. Des adversaires plus humains que zombies, mais avec un petit truc dans les yeux qui nous fait bien comprendre qu’un virus est passé par là. Impression confirmée quelques minutes plus tard lorsque certains d’entre eux, après avoir reçu quelques balles dans le buffet, voyaient un de leur bras muter jusqu’à devenir un véritable bouclier. Des transformations assez impressionnantes, qui ont en plus le mérite de modifier le gameplay. Un gameplay, vous l’aurez compris, principalement basé sur l’action à la troisième personne. On aura moins peur, mais l’action est plutôt rythmée, et Chris peut même choper ses ennemis et les balancer comme un gros Zangief. On notera enfin l’apparition de « Skill Points » derrière chaque cadavre, ce qui laisse présager quelques modes de jeux basés sur le scoring.

 

Jake, héros méconnu

La troisième partie mettait donc en scène Jake, aux prises avec un énorme boss. Mais avant de l’affronter, il devait fuir à travers des égouts, dans une séquence d’action plutôt sympa et pleine d’énergie. Une fois arrivé dans un grand entrepôt, Jake et sa copine devaient alors éliminer leur adversaire en se servant des quelques barils explosifs disséminés un peu partout. Pas facile. Malheureusement, le temps nous était compté, impossible d’aller plus loin.

Ce qu’on retient de ce Resident Evil 6, c’est la variété des situations et l’aspect global de l’histoire, qui implique de nombreux personnages aux 4 coins du monde. Ensuite, la caméra est placée plus bas dans le dos des personnages, ce qui était plutôt obligatoire pour le côté action TPS avec système de couverture. Par contre, on se sent forcément moins proche du personnage, et la peur distillée par cette caméra au-dessus de l’épaule est moindre. Ca, c’est dommage. Heureusement, la mise en scène qui s’adapte a chaque personnage et l’énergie des gun-fights nous ont vraiment plu, et nous donnent envie d’en savoir plus, très rapidement !

Le 07/06/2012 à 19:45:03 – Par Bertrand Jouvray