Étude : les jeux vidéo n'influent pas sur les performances scolaires

Une étude de l’Éducation Nationale sur l’impact des loisirs sur le niveau scolaire montrent que les jeux vidéo n’ont pas d’effet négatif sur les adolescents. Cocorico.

C’est une vieille rengaine que l’on retrouve trop souvent : les jeux vidéo pervertissent notre jeunesse, l’abrutissent et la rendent violent. En tant que grands amateurs de ce loisir, vous savez aussi bien que moi que c’est faux, mais beaucoup de monde a encore besoin de preuves pour en être convaincu. Et une preuve, c’est ce qu’a apporté la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, organisme qui dépend de l’Éducation Nationale) via une étude menée en 2011 sur 27.000 élèves de 3ème.

Après avoir fait passer des tests de raisonnement, de mémoire et de mathématiques à ces milliers de collégiens, l’étude a conclu que les jeux vidéo n’ont que peu d’effet sur le niveau scolaire des élèves et, mieux encore, le peu d’effet est positif : on parle d’une légère amélioration lors des tests de raisonnement pour qui s’adonne aux jeux vidéo (mais pas d’effet sur le rapidité ou la mémoire). Alain Lieury, professeur émérite à l’université de Rennes, a déclaré ceci à propos de la pratique des jeux vidéo :

« Les jeunes se relaxent et ça n’a pas d’incidence… si bien sûr c’est à une dose raisonnable. »

L’étude ne se contentait pas de décortiquer l’influence (ou plutôt la non-influence) des jeux vidéo, mais s’intéressait à tous les loisirs des adolescents.  A ce petit jeu, le grand abrutisseur en chef est la téléréalité, Alain Lieury déclarant que « un élève moyen accro à la téléréalité stagnerait à 8,5/20 ». Les séries romantiques n’aideraient pas non plus la jeunesse française à jongler avec ses neurones. Pour ce qui est des réseaux sociaux et de l’utilisation des appareils mobiles, leurs effets sur le niveau scolaire des enfants seraient neutres, tout comme les jeux vidéo. Enfin, on apprend sans trop de surprise que les élèves s’adonnant à la lecture ont tendance à être plus doué, et « cela vaut autant pour Twilight que pour la lecture de magazines et de journaux ».

Si vous souhaitez obtenir plus de détails sur cette étude, vous pouvez vous référer à l’article du Figaro qui lui est consacrée.

Le 03/02/2014 à 15:02:52 – Par Jean-Baptiste Pochet @moustachaman