Test de Sonic The Hedgehog 4 : episode 1 sur Nintendo Wii

A l’évocation du nom « Sonic » me vient immédiatement le son clinquant des anneaux dorés récoltés à vive allure. Puis se désenveloppent les couches sédimentaires des souvenirs : les loopings enchainés à une vitesse grisante, la lutte acharnée contre Mario pour conquérir le coeur des gamers, la galerie de personnages loufoques entourant le hérisson bleu, les premiers épisodes en 3D sur la fantastique Dreamcast, et puis… Les erreurs accumulées pendant quelques années par Sega, ne sachant plus comment ressusciter sa mythique mascotte. Voilà que Sega a décidé de faire simple : un épisode en 2D synonyme de retour aux sources… Et de qualité ? Découvrez la réponse dans le test de Sonic The Hedgehog 4 : Episode 1.

Un peu d’histoire…

Non, en fait ! A l’instar de Mario et de son sempiternel sauvetage de la princesse Peach, Sega n’a pas embarrassé le joueur de cinématiques et d’explications fastidieuses. Comme Bowser, le Dr Eggman sort de la raclée mise lors de l’épisode précédent encore plus colérique. Toujours à la recherche des émeraudes du Chaos, il prend en traître Sonic, qui passe d’agréables vacances. Le clin d’œil à Sonic Adventure est sympa, mais on est loin de la trame scénaristique de la trilogie sur Megadrive, déjà guère évoluée.

Le plus beau Sonic en 2D ?

Sonic The Hedgehog 4 : Episode 1 nous plonge dans des niveaux déjà connus (Green Hill Zone, Labyrinth Zone, Emerald Hill Zone, Casino Night Zone, Metropolis Zone, etc.), bien entendu réaménagés voire fusionnés entre eux pour l’occasion. Les décors en 2D dépoussièrent la Megadrive et nous en mettent littéralement plein les yeux de par leurs couleurs flashy et leur finesse d’affichage (480p). Sonic The Hedgehog 4 : Episode 1 vient se classer sans mal dans le Top 5 des plus beaux Wiiware. Par contre, j’ai tout de suite tiqué sur le design de Sonic. Il brille un peu trop, comme s’il était sur le point de se transformer en Super Saïyen ! Qui est responsable de cette faute de goût ? Des puristes, pourtant, selon le Community Manager de chez Sega: « Alors, est-ce juste Dimps ? Juste la Sonic Team ? La réponse c’est un peu des deux. Effectivement, Dimps travaille sur le jeu. Mais ce n’est pas aussi simple que cela : dans le même temps, nous avons aussi des membres de la Sonic Team, dont Takashi Lizuka, le level designer original de Sonic & Knuckle sur Megadrive, qui travaillent à leur côté ». C’est un point de détail, car Sonic est par ailleurs parfaitement modélisé en 2,5 dimensions, et son animation est un sans faute. Aucun ralentissement ne vient altérer notre plaisir à traverser les niveaux à une vitesse ébouriffante. Du grand Sonic.

Contrôle : un perfect ?

Le gameplay est tout ce qu’il y a de plus classique et accessible. La Wiimote se tient de côté, comme un bon vieux pad des 1990’s. La croix directionnelle sert à diriger Sonic de gauche à droite. Le bouton 2 sert à tout faire : baissé, Sonic détruit tout sur son passage dès qu’il se met en boule. En appuyant de façon répétée sur le même bouton si Sonic est baissé, on accumule de la vitesse pour franchir certains obstacles ou réaliser des loopings endiablés. Sonic saute aussi avec le bouton 2, et une seconde pression suffit à effectuer une attaque sur une cible adjacente, ou rebondir sur un Bumper. Le Level-design rappelle forcément l’ère Megadrive, avec ses passages de plateformes exigeant tantôt un bon timing, et tantôt de foncer à tout va. Petite déception : aucune action contextuelle ne vient nous rappeler que l’on est sur Wii. Autre détail, le système de lock automatique nous facilite un poil trop la tâche, au point de nous faire détruire des robots à la chaîne sans fatigue. Enfin, quelques nouveautés sont au programme (les boules d’équilibre, les torches), mais rien de bien révolutionnaire dans le fond.

Sonic the Hedgehog, épisode 0,5

Sega n’a pas accolé « Episode 1 » pour rien au nom du jeu : d’autres sont à venir afin de compléter une durée de vie que l’on peut qualifier à l’heure actuelle de limite factice. Libre à chacun de juger si le jeu vaut 15€ (1500 Wii Points) pour une heure et demie de plaisir. Les niveaux se traversent en 5 minutes, sans trop chercher à collecter les anneaux dorés. Sega vous accorde 10 minutes pour atteindre la fin de chaque niveau, aussi il faut bien surveiller le décompte du chrono. Pour pouvoir accéder au stage bonus « Special Stage », vous devez arriver à la fin du niveau avec au minimum 50 anneaux dorés. La rejouabilité est heureusement bonne, avec comme objectif d’exploser son propre score et de se comparer aux records mondiaux.