Flash test de Super Monkey Ball 3D sur Nintendo 3DS

Super Monkey Ball 3D est un concept qui est né il y a un peu moins de 10 ans sur Gamecube. Le principe est simple : un singe s’amuse à marcher dans une boule à travers des niveaux tortueux, il faut le guider jusqu’au bout en lui faisant ramasser des bananes au passage.

Ne cherchez pas la logique ici, nous sommes dans un pur jeu d’arcade où seul le gameplay et le scoring comptent. D’ailleurs Super Monkey Ball est réputé pour être un jeu extrêmement difficile. Il aura profité d’une jouabilité renouvelée grâce à la balance board de la Wii, puis grâce au gyroscope du iPhone, et à présent il débarque sur 3DS pour nous montrer ce que la nouvelle console portable de Nintendo sait faire.

Attention les yeux…

Les super boules du singe

Le mode principal du jeu est renommé en français « boule de singe » (oui nous avons à faire à un traducteurs extrémiste qui francise absolument tous les mots, même le terme « replay » pour revoir les vidéos de ses exploits devient « répétition », c’est vous dire…). Il vous propose 7 niveaux, plus 1 bonus sur la fin si vous arrivez à finir les autres.

Vous êtes donc en boule, et vous avancez dans un niveau en 3D en essayant d’éviter les obstacles qui vous font tomber par terre, et surtout en tachant de ne pas aller trop vite pour ne pas foncer bêtement dans un précipice. Deux types de gameplay sont possibles : le pad circulaire ou bien la reconnaissance de mouvements. Les deux fonctionnent très bien mais, malheureusement, il faudra désactiver la 3D si vous voulez jouer en remuant votre console. Et oui, comme la 3D ne peut se voir qu’en étant bien en face de l’écran, il est déconseillé de la bouger en même temps, surtout que Super Monkey Ball demande de réaliser des mouvements rapides et nerveux.

Ce mode défi est celui qui est censé vous faire acheter le jeu, puisque le reste n’est que gadget. Il propose 4 personnages jouable, le singe Ai-Ai, sa copine MeeMee, son pote baraqué et même Baby, le bébé de Ai-Ai et MeeMee venant du futur (?). En vérité les différence entre chacun d’entre eux ne se fait pas vraiment ressentir. Est-ce du à un manque de calibrage des personnages, ou plutôt à une difficulté inexistante ? Car là où Super Monkey Ball devrait exceller, c’est dans l’art de nous proposer des niveaux tortueux et des passages prise de tête au possible. Il n’en est rien dans cet opus 3D. Ce n’est que vers la fin que l’on commencera à peiner un peu, et surtout à comprendre qu’il faut parfois user de méthode peu conventionnelles pour réussir. Comme par exemple rebondir volontairement sur un bumper pour monter une marche, au risque de rebondir dans le vide.

Un Monkey Kart du pauvre

Mais Super Monkey Ball, c’est aussi un mode course de kart. Jouable en local jusqu’à 4 personnes (il faudra avoir 4 jeux pour ça), il propose les 4 personnages du mode principal plus encore 4 autres, que l’on débloque grâce au système de pièces de la Nintendo 3DS.

Autant vous le dire tout de suite, ce mode là ressemble plus à un Myth Racer raté qu’à un Mario Kart. Malgré une bonne quantité d’objets à se lancer sur la tête (comme par exemple les lunettes 3D rouge et bleu qui se collent à votre écran, joli clin d’œil à la 3D gyroscopique de la console), ce mode peine à convaincre à cause du manque flagrant de circuits et de leur totale platitude. En fait c’est en y jouant qu’on se dit « ha mais attend, Sega avait une licence de jeu de course nommé Sonic & Sega All-Stars Racing, ils auraient pu la sortir sur 3DS en proposant un simple portage de la version Wii, et ainsi couper l’herbe sous le pieds de Nintendo en proposant un Mario Kart-like plus que potable bien avant eux ! »

Et bien oui, ils auraient pu, mais non, à la place nous avons ce petit mode bonus dans Super Monkey Ball, qui vous amusera quelques minutes tout au plus. Si encore le tout avait été jouable en ligne, pourquoi pas, mais trouver dans son entourage d’autres personnes ayant acheté la 3DS avec le jeu Super Monkey Ball pour pouvoir profiter du multi, cela relève du miracle.

Notons que le mode solo propose 16 personnages pour autant de véhicules, et que certains sont à débloquer, cela rehausse légèrement l’intérêt.

Les singes se déchainent

Et nous terminons ce test en beauté avec la description du mode combat de singes ! Un mode de jeu qui se trouve être un bête copié/collé du gameplay de Super Smash Bros. Il faut admettre que ce qu’on fait les développeurs tient du génie avec ce mode de jeu. Ils ont en effet réussi à nous pondre un jeu de combat plate-formes bien plus mou que la toute première version de Super Smash Bros, sur N64. Il faut un tout petit peu moins d’une seconde à notre personnage pour sortir un coup, ce qui entraine un résultat à l’écran plutôt déprimant. Quitte à proposer du contenu, pourquoi ne pas avoir repris les modes existants d’autres Super Monkey Ball, comme le billard par exemple ? Parce que là il faut avouer que l’on touche le fond.

Ce mode n’est pas inintéressant, mais il repose sur une mécanique de jeu très peu complexe. Vous pouvez sauter, frapper vos ennemis, ou les saisir. La seule chose qui différencie vraiment les personnages, c’est leur attaque ultimes, un système complétement repris de Super Smash Bros Brawl dans son déroulement. Même si l’animation des personnages reste très fluide, il s’en dégage un manque de vivacité flagrant.