GC12 : Nos impressions sur Total War : Rome II

Au pays du PC triomphant, nous ne pouvions pas passer à côté de Total War : Rome II, la nouvelle production de The Creative Assembly.

The Creative Assembly fait partie de ces rares studios qui exploitent sans fin une seule et unique licence, et à qui pourtant on ne peut pas en vouloir, bien au contraire. Depuis plus de dix ans, la série des Total War a ainsi parcouru le monde et les époques, avec un succès jamais démenti. Après le retour flamboyant des Samouraïs dans Shogun II, le studio décide de revenir sur une de leurs périodes fétiches : l’antiquité romaine. Présenté à la presse pendant la Gamescom, Total War : Rome II est bien parti pour être une bonne grosse mandale technique.

Carnage à Carthage

Avec ce nouvel épisode, The Creative Assembly oriente plus que jamais sa licence fétiche vers la stratégie à grand spectacle. Celle qui reste exigeante et complexe mais qui n’hésite pas à se lâcher totalement sur la mise en scène. Pour les profanes, rappelons que le gameplay de Total War se divise en deux grandes phases distinctes : la première, au tour par tour, affiche une carte de l’Empire et permet de déplacer ses armées pour guerroyer dans la joie et la bonne humeur, et gérer presque tous les aspects de son royaume. La seconde est en temps réel et permet de prendre part aux batailles, en étant au cœur de l’action. C’est donc une séquence de ce type qui nous a été présentée, qui mettait en scène l’attaque de Carthage. On débute presque tranquillement, sous le soleil et sur une mer d’huile parfaitement modélisée. Le calme ne dure pas, puisque notre armada de navires pointe rapidement le bout de sa proue. Un coup de molette et l’on se retrouve parmi l’armée de soldats prêts à en découdre. La musique est tendue, tout comme les visages de nos hommes, dont l’expression semble encore plus réaliste que dans les précédents jeux. Un général prend la parole pour motiver ses troupes, le tout est parfaitement doublé et interprété, et l’on s’attend presque à voir Russell Crowe surgir d’un instant à l’autre. La caméra fait un demi tour et affiche les côtes de Carthage, magnifiques sous le soleil. La ville est modélisée avec un réalisme saisissant et l’on prend quelques instants pour apprécier cette architecture, qui ne va pas tarder à se transformer en décor de fin du monde.

Les navires accostent sur la plage et une nuée d’hommes sortent des bateaux pour s’attaquer aux hauts murs de la cité. C’est une des nouveautés de cet épisode : les unités à pieds pourront passer de la mer à la terre, histoire de se payer un joli trip débarquement. Ça peut sembler être un détail, mais cette possibilité remet beaucoup de tactiques en question. Et puis, visuellement, c’est tout simplement ahurissant de beauté, d’autant plus que le studio a énormément travaillé sur les animations, les expressions du visage et les interactions entre PNJ. On peut, par exemple, apprécier le visage horrifié d’un soldat qui voit un de ses camarades se prendre une flèche dans l’oeil, ou les grands gestes et cris d’un général guidant ses troupes. Encore une fois, il faut bien insister sur le côté épique de cette bataille, qui associe avec joie stratégie pure et spectacle de péplum de haut vol. Ce premier contact avec Total War : Rome II a donc été estomaquant, mais aussi un peu frustrant, étant donné qu’il reste une tonne de choses à découvrir, notamment concernant la partie « tour par tour ». Mais, en l’état, il pourrait bien être un des meilleurs titre de la série.

Jean-Kléber Lauret 

Le 17/08/2012 à 18:25:08 – Par La Rédaction de JVN