Huawei cherche à fabriquer ses propres puces à Shangaï pour éviter les sanctions américaines

On aurait pu croire que Huawei avait laissé tomber ou presque capitulé à cause de la décision américaine de boycotté la marque et finalement, il n’en est rien. Huawei voudrait à priori construire une usine de puces électroniques à Shangaï afin d’améliorer ses approvisionnements en composants. Il semble ce ne soit pas pour la téléphonie dans un premier temps mais plutôt pour ses équipement télécoms.

Vous le savez qu’à cause de l’Entity List de Donald Trump, le groupe chinois Huawei ne peut plus utiliser les différentes technologies américaines comme par exemple les services Google pour les smartphones Android. Mais bien évidemment ce n’est pas tout car du côté de l’hardware, il est désormais impossible à Huawei de se fournir en puce et différents composants pour ses propres produits. En sachant que certains fabricants sont justes incontournables comme Intel par exemple avec le processeur.

Trouver une alternative pour ne pas repartir de zéro

La marque a donc décidé de trouver des alternatives afin de continuer à produire des équipements et il semble que Huawei pourrait produire une nouvelle usine de composants avec Shangaï IC R&D Center qui est un développeur de puces informatiques soutenu par le gouvernement. Le but étant de sécuriser au maximum son approvisionnement en contrant les sanctions américaines et en bénéficiant de l’expertise d’une entreprise déjà capable de mettre au point des puces diverses et variées.

Il faut dire qu’il y a urgence selon les avis de spécialistes cités par le Financial Times, les stocks de composants de Huawei avant que les sanctions ne s’appliquent sembleraient baisser drastiquement. De plus, les innovations ne cessant de croitre sur le marché de l’informatique et de la télécom, il faut dire que Huawei doit être en mesure d’équiper ses produits de composants renouvelés pour rester dans la course à la perfection.

Pour ce qui concerne les SoC des smartphones, Huawei a réussi à trouver une parafe : les 2 plus récents modèles que sont le P40 et le P40 Pro sont équipés des SoC Kirin de sa filiale HSilicon qui sont gravés dans les usines du Taiwanais TSMC. Mais ce n’est qu’un composant parmi tant d’autres que constituent un smartphone et l’entreprise ne dispose pas de telles lignes de fabrication pour chacun des composants nécessaires à la fabrication d’un téléphone. L’entreprise doit donc trouver des alternatives car les lignes de productions de TSMC lui sont accessibles pour l’instant mais rien n’est sûr sur le long terme.

Objectif proposer des puces pour les équipements télécoms d’ici 2 ans

C’est donc pour cela qu’il semble qu’une usine Huawei devrait voir le jour à Shangaï et qui commencerait à graver des puces électroniques en 45 nm avec de veilles technologies de 10 ans. Le but sera quand même de lancer rapidement des puces plus modernes afin de procédé de gravure en 28 nm dès la fin 2021. Par contre, en attendant l’entreprise ne sera pas en mesure de produire les SoC de ses smartphones phares. Elle pourra cependant proposer des puces pour ses nombreuses autres gammes de produits, ce qui est pas mal déjà : téléviseurs, objets connectés, équipements réseaux… A ce sujet, un procédé de gravure en 20 nm devrait être utilisé pour produire ses propres équipements 5G dès 2022.

“À court et moyen terme, cette nouvelle usine n’aurait pas d’impact sur l’activité smartphones de Huawei, mais pour toute l’activité infrastructure télécoms, cela pourrait permettre à l’entreprise de gérer sans heurt une transition entre les composants accumulés jusque-là et une plus grande autonomie de production”

Un analyste spécialiste du marché des semiconducteurs interrogé par le Financial Times

Huawei devrait à priori avoir aucun mal à monter ses propres lignes de production puisque l’entreprise va être aidé par les experts chinois du domaine. Finalement, on constate que le gouvernement chinois veut se séparer de la dépendance américaine en aidant toutes ses entreprises.

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