Hitman Absolution : On y a joué !

Sommaire :

Plus que quelques semaines avant le test de Hitman : Absolution. Voici donc notre premier avis après quelques heures de jeu.

Ce qui il y a de pratique avec un titre tel que Hitman : Absolution, c’est qu’il résume en deux mots à la fois un gameplay et une trame. Pour ce qui est du côté Hitman, évidemment vous devez connaître un tant soit peu ce dont il retourne. L’agent 47, tueur à gages de son état, va donc tenter une fois de plus et six ans après le dernier épisode en date, d’aligner les victimes sur son tableau de chasse, et discrètement si possible. Quant à l’absolution, n’y voyez pas une connotation religieuse trop appuyée. Malgré un trailer où des bonnes sœurs égrenaient davantage les balles que les chapelets, c’est surtout l’Agent 47 qui va chercher à se racheter de son passé. Et ce passé prend très vite des allures d’immédiateté avec l’assassinat de Diana Burnwood. Déjà aperçue dans les épisodes précédents de la saga, cette (ex) agent de l’ICA aura une dernière requête avant de décéder : elle prie l’agent 47 de protéger une jeune fille prénommée Victoria. Cette lycéenne, notre monsieur Propre va la trouver lors de sa première « vraie » mission, détenue dans une chambre et va la confier aux bons soins d’un couvent. Tel est le point de départ de cet Hitman : Absolution avec un héros qui va chercher à connaître les tenants et aboutissants de ce qui ressemble à un jeu de dupes. Et pour faire progresser l’histoire, il va falloir de manière très classique enchaîner les missions d’élimination qui vous seront proposées.

La grande nouveauté d’Hitman : Absolution réside dans l’Instinct, cette faculté de voir au travers des murs, de déceler vos ennemis ou encore de repérer des objets dignes d’intérêt. Si vous êtes un puriste, sachez qu’il est tout à fait possible de s’en passer, le niveau de difficulté du même nom (puriste, donc) étant même présent pour vous donner du fil à retordre. Cela dit, il y en a pour tous les goûts et tous les joueurs avec cinq niveaux de difficulté, avec des IA différentes, la jauge d’instinct remontant automatiquement ou pas, plus d’ennemis ou encore davantage de checkpoints. Notez également que ces derniers doivent être trouvés et activés, ce qui n’est pas toujours évident. Toujours est-il que pour ces premières heures de jeu, j’ai laissé le niveau par défaut.

Et pour une entrée en matière, le dépaysement est au rendez-vous puisque vous visiterez pêle-mêle une partie de Chinatown, un squatt de hippies cultivateurs de cannabis, un club de strip-tease ou encore un hôtel. Si les lieux sont divers, le modus operandi reste assez sensiblement le même : s’infiltrer le plus discrètement et le plus proche possible de sa cible et analyser minutieusement le décor. C’est précisément là qu’on se rend compte de la richesse de proposition de gameplay puisque pour chaque élimination, il semble y avoir de multiples façons de l’exécuter. L’empoisonnement, l’étranglement dans un endroit discret, le faux accident (une boule disco !), l’électrocution ou simplement une balle bien placée, tout est possible dès lors que vous n’éveillez pas trop l’attention. Ce qui amène d’ailleurs à recommencer certains passages sur le principe du « que se passe-t-il si je fais ça ».  Et une fois votre mission remplie, il ne vous reste plus qu’à atteindre le point d’extraction, sans trop faire de remous, de façon à obtenir un score flatteur.

La discrétion étant de mise, vous avez donc plusieurs stratégies à votre disposition. La première d’entre elles consiste bien évidemment à jouer au chat et à la souris avec vos adversaires en veillant à ce qu’ils ne vous voient jamais. Si cela est très classique, cela prend une toute autre tournure lorsque cela se déroule dans la foule. Et une phase où il fallait attendre une rame sur un train, planqué parmi les badauds, avec un compte à rebours pour intensifier le suspense, fait partie des phases les plus remarquables de ce début d’Hitman Absolution. Une autre option pour rester discret est de changer de vêtements en récupérant ceux d’une de vos victimes ou en dérobant ceux à votre portée. Cela a toutefois ses limites car même si vous pourrez cacher temporairement votre visage, vous attirez souvent la curiosité des autres personnages ou vous ne pourrez accéder à certaines zones justement à cause de votre panoplie. Un jardinier est supposé travailler dans une serre, par exemple. Enfin, si malgré vos précautions, vous vous faites tout de même repérer, sachez qu’il sera possible de feindre la reddition. On peut alors utiliser son adversaire comme bouclier humain et tirer sur ses comparses. La stratégie de la dernière chance, en quelque sorte. 

On vous parlera brièvement du mode Contrats tant il faudra avant tout voir comment la communauté se l’approprie mais le principe est assez chouette. En gros, sans avoir à passer par un éditeur de niveaux, vous créez votre propre mission en tentant de commettre un assassinat de la manière la plus originale possible. De ce que nous avons pu voir, seuls les lieux d’entrée et de sortie ainsi que votre attirail n’étaient pas modifiables. Vous désignez des cibles et le jeu va « enregistrer » tous vos faits et gestes, les transformant en autant de défis pour les autres joueurs qui devront réussir des éliminations à la hauteur des vôtres. Il ne vous reste plus ensuite qu’à uploader votre contrat à destination de la communauté.

S’il ne va pas révolutionner le genre, Hitman : Absolution est bien parti pour remplir avec application la liste de tout ce qu’on attend d’un jeu d’infiltration, une sympathique gestion de la foule en plus. On espère que quelques petits soucis de collision et d’intelligence artificielle disparaitront de la version finale du jeu pour que ce charmant jeu de massacre ne soit pas entaché de détails gênants. Par contre, pour la générosité du gameplay, il n’y a aucun doute : l’Agent 47 aura plus d’une corde à son arc.

Rodolphe Donain 

Le 26/10/2012 à 18:16:26 – Par La Rédaction de JVN