La loi Schwarzenegger au tapis

Le Premier Amendement des Etats-Unis a permis de repousser la loi visant à  interdire la vente des jeux vidéo jugés violents aux mineurs en Californie.

Phoenix Wright 4/3

Signée en 2005 par le Gouverneur Schwarzenegger, la loi visant à  interdire la vente des jeux vidéo violents aux mineurs a été largement mise au tapis par la Cour suprême de Californie face aux protestations massives de l’industrie et des nombreuses associations de consommateurs. Cette loi prévoyait la présence d’un sticker spécial sur chaque jeu jugé violent et une amende de 1000$ à  tout revendeur pour chaque infraction.

L’opinion majoritaire est résumée par cette déclaration du Juge Antonin Scalia : « Comme les livres et les films par le passé, les jeux vidéo communiquent des idées et même des messages sociaux à  travers des éléments familiers (personnages, dialogues, intrigues ou encore musique) et à  travers des fonctions propres au médium (comme l’interaction du joueur avec le monde virtuel). Cela suffit à  conférer au jeu vidéo la protection du Premier Amendement. Sous notre Constitution, les jugements éthiques et moraux au sujet de l’art et de la littérature sont réservés aux individualités et n’ont pas à  être décrétés par le Gouvernement. »

Celle que l’on surnommait la Loi Schwarzenegger a été battue par 7 voix contre 2.

Exprimée ici par les juges Clarence Thomas et Stephen Breyer, l’opinion opposée estimait : « Les pratiques et les croyances de la liberté d’expression telle qu’on l’entend à  l’origine n’incluent pas le droit de s’adresser aux mineurs sans passer par les parents ou tuteurs. Nous soutenons que la loi n’est pas frontalement anticonstitutionnelle sous le Premier Amendement et demandons de nouvelles procédures. »

« C’est une victoire historique et complète pour le Premier Amendement et la liberté créative des artistes et conteurs partout dans le monde », se félicite l’Entertainment Software Association (ESA), organisateur de l’E3 et équivalent du SELL aux états-Unis. L’Entertainment Software Rating Board (ESRB), équivalent de notre PEGI, s’est également satisfait de la décision de justice, puisque conforté dans son rôle de prévention à  destination des parents.

Le 28/06/2011 à 15:45:01 – Par La Rédaction