Le "caractère violent de certains jeux" d'Activision dérangeait Vivendi

A l’occasion d’une interview accordée au Monde, Jean-René Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi, revient sur les raisons de la vente d’Activision.

Avec les ventes programmées d’Activision (au terme d’un long feuilleton) et de Maroc Telecom ainsi que la scission du groupe en deux entités distinctes, Vivendi est au centre de beaucoup d’attentions. Ce sont d’ailleurs ces sujets qui sont passés en revue par Jean-René Fourtou, président du conseil de surveillance de la société dans une interview disponible sur le site du Monde. A la question pertinente : « Pourquoi céder Activision, qui réalise des jeux vidéo, et garder GVT, un opérateur de télécommunications au Brésil… », la réponse de Jean-René Fourtou a de quoi surprendre. En effet, si l’aspect financier est bien évidemment entré en considération (Vivendi est très endetté), une autre raison laisse bien plus perplexe : « Dans le cas d’Activision, le caractère violent de certains jeux dérangeait plusieurs membres du conseil. »

Avouons-le, nous ne sommes pas ici très loin de la tartufferie car mettre en avant la violence de Call of Duty – car c’est de cette série qu’il s’agit bien entendu- pour justifier la vente d’une société telle qu’Activision Blizzard est juste risible quand on sait que Vivendi détient également le groupe Canal +. Bien évidemment, aucun membre du conseil de surveillance de Vivendi ne doit être dérangé par les films violents que Canal Plus diffuse ou produit pas plus que par les films pornographiques qui enrichissent ses samedis depuis sa création. Sans doute que pour Jean-René Fourtou (76 ans), Henri Lachmann (75 ans), Claude Bébéar (78 ans) et d’autres membres du conseil de surveillance, les jeux vidéo ne sont destinés qu’aux enfants…

Le 07/10/2013 à 11:39:34 – Par Rodolphe Donain @RodolpheDonain