Les premiers modèles de Ouya déçoivent

Les premiers pas de la Ouya sur le marché sont loin d’être percutants.

L’annonce du projet Ouya sur Kickstarter a vite fait des émules. Une console de salon tournant sous Android à petit prix et permettant de télécharger des jeux mobiles ? De quoi intéresser pas mal de monde, d’autant que l’architecture de la machine est ouverte. Des projets similaires comme le GameStick ont vite fait de bourgeonner pour surfer sur la tendance, mais la tendance essuie son premier revers.

Fin mars, ceux qui ont aidé à financer la Ouya ont reçu leur console, deux mois avant qu’elle ne soit disponible dans le commerce. Et le verdict fut sévère : parfois une latence dans les commandes, boutons et sticks collants, version remaniée d’Android 4.1 discutable (fonctions manquantes, mauvais choix de design…), Ouya Store mal achalandé (104 jeux contre des milliers sur Google Play), jeux pas si gratuits que ça (beaucoup de pop-up pour faire acheter du contenu), architecture pas si ouverte que ça… Bref, la Ouya s’est faite allumer.

Dernière déception en date : le test de performance réalisé par Futuremark avec le logiciel 3DSMark sur quelques 258 appareils Android, que ce soit des smartphones, des tablettes ou la Ouya. Cette dernière a terminé à une décevante 78ème place. Alors certes, ce n’est pas si mal que ça (dans le premier tiers), certes elle a tout de même récolté 4,5 étoiles sur 5, mais on s’attendait peut-être à mieux pour un appareil qui ne coutera « que » 99$, mais qui n’est pas aussi petit qu’un smartphone et qui n’embarque pas bon nombre de fonctionnalités des autres produits (téléphonie, 3G, caméra, lecteur vidéo/musical…). Ouyayaïe ?