MotoGP 06 sur Xbox 360

Disponible depuis le 9 juin dernier chez tous les bons revendeurs, le dernier épisode de la série des Moto GP se voit enfin testé sur Xbox-France. Après plusieurs épisodes sortis sur consoles ancienne génération, les développeurs de chez Climax avaient fort à faire pour parvenir à marquer la machine de Microsoft de leur empreinte. En effet, même si le marché des simulations de motos se limite pour le moment à cet unique soft, d’autres jeux de courses sont disponibles sur la next-gen du géant américain. Les créateurs parviennent-ils ici à nous pondre un jeu de qualité ? Réponse tout de suite.

Je n’ai besoin de personne, sur ma moto bécane

Une fois la galette insérée dans notre 360, c’est avec une petite appréhension que nous nous apprêtons à faire chauffer les pneumatiques à des vitesses ahurissantes. Arrivé sur le menu, que choisir ? En plus du mode « Course Rapide » et du mode « Xbox Live » permettant jusqu’à quatre joueurs de jouer via le même compte, c’est le mode « Saison » qui nous semble particulièrement intéressant. Ce dernier propose, pour commencer, de jouer avec les pilotes et écuries des saisons 2005 ou 2006. Pas franchement utile pour ceux qui n’y connaissent rien en la matière, ce petit élément ravira les puristes qui souhaiteraient changer le cours de l’histoire. Le titre développé par Climax nous propose alors deux possibilités : Grand Prix ou Extrême. Alors que le premier vous propose un gameplay totalement axé simulation, avec une gestion du freinage complexe, on retrouve la possibilité de freiner avec le frein avant ou arrière, le choix que l’on effectue influençant le comportement de la bécane -, des collisions avec les concurrents qui se révèlent quasiment toutes fatales au classement final. Bref, vous l’aurez compris, ce mode est réservé aux puristes et il est fort conseillé d’être quelque peu entraîné avant de se lancer dans le grand bain. Le mode Extrême, quant à lui, est nettement plus accessible. C’est la volonté qu’ont eu les développeurs : celle de proposer deux gameplays différents afin de toucher un public aussi large que possible. Ce deuxième type de course vous met alors aux commandes d’un bolide à la conduite assez assistée. Les freinages tardifs et accélérations dantesques en sortie de virage seront donc monnaie courante. Vous l’aurez compris, il y a bien deux gameplays différents dans ce Moto GP ’06, chacun possédant ses avantages et ses inconvénients. Une prise en main assez longue est nécessaire pour les nouveaux venus, mais les inconditionnels de la série ne devraient pas, quant à eux, mettre très longtemps à trouver leurs repères. Une très bonne initiative de la part des développeurs.

Cependant, c’est également à ce niveau que se situent les plus gros défauts du jeu. Le plus important provient de la gestion des collisions et des chutes. Le système mis en place par Climax est en effet assez aléatoire, et on se demandera parfois si les développeurs n’ont pas voulu nous pousser au suicide. En effet, tantôt on foncera joyeusement dans le pilote en face de nous sans aucune conséquence, tantôt la moindre touchette sera synonyme de chute spectaculaire. De même, certains paramètres habituellement prépondérants dans l’explication des chutes voient ici leur rôle très amoindris, tels que la vitesse par exemple. C’est dommage.

On fait un tour?

Si sur le fond du jeu en lui-même, Moto GP 06 est donc encore perfectible, sur la forme il n’y a pas grand-chose à dire. Graphiquement tout d’abord, le constat est flatteur. Les motos sont modélisées à la perfection, tout comme les pilotes qui les chevauchent. Enfin, lorsqu’on parle de perfection, cela ne concerne que la vue extérieure proposée par le jeu. La vue du cockpit est en effet l’une des plus laides faites pour le moment sur un jeu nouvelle génération, tellement ces derniers sont modélisés de façon aussi simpliste qu’immonde. C’est dommage car mis à part cela, le tout est d’excellente qualité. Mention spéciale pour les animations des pilotes, qui respirent de réalisme. On voit les coureurs tourner la poignée des gaz, changer les vitesses, brandir le poing lorsqu’un adversaire les heurte. Bref, du tout bon de ce point de vue là. Les circuits sont eux aussi magnifiquement modélisés, certains représentants des lieux réels tandis que d’autres sont totalement fictifs. Nous pouvons éventuellement leur reprocher de ne pas être très vivants, mais ce serait chipoter. Ces circuits justement, tous comme les différents pilotes, se déverrouillent en faisant progresser notre alter ego virtuel dans le classement mondial. Pour cela, il vous faudra remporter de nombreux championnats et venir à bout de maints défis, assurant par conséquent une durée de vie tout à faire convenable. Mis à part cela, la bande-son est elle aussi de bonne qualité. Les musiques, bien que discrètes, ne sont pas de mauvaise facture. Quant aux bruitages, ils collent parfaitement à l’ambiance et sont réalistes au possible. Chapeau donc de ce côté-là !

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