MotoGP 2022 : Encore un peu d’effort pour être à vive allure !

Les fans de moto ont toujours de quoi s’éclater sur les consoles de salon. Après mon test de Monster Energy Supercross 5, on se dirige donc vers le test de MotoGP 2022 de Milestone qui veut continuer à proposer un jeu de simulation de course de moto et effacer la déception que l’on a ressentie lors du test de MotoGP 21. Pour cela, on a ainsi droit à un nouveau mode Historique, à l’arrivée de l’écran partage et des améliorations dans le gameplay. Mais est-ce suffisant pour donner un second souffle à la simulation motorisée et surtout peut-elle atteindre un nouveau public ?

En France, on est bien plus habitué aux courses automobiles plutôt qu’aux courses de moto même si l’on a de très bons pilotes. On regarde bien plus facilement de la F1 plutôt que de la Moto GP. Le studio Milestone est connu et reconnu pour nous proposer régulièrement des jeux de courses que ce soit sur  des engins à 4 roues ou des 2 roues, mais être un spécialiste de la simulation de la conduite ne signifie pas pour autant qu’il soit apte à proposer le jeu parfait. Dernièrement, on a pu profiter l’excellent Monster Energy Supercross 5, mais que donne donc le jeu MotoGP 22 ? Arrive-t-il à apporter des améliorations face à son prédécesseur Moto GP 21 ? Le risque est d’être confronté à la « maladie des jeux de sport ». C’est-à-dire la volonté de proposer un jeu tous les ans avec des apports minimes en nouveautés. Si les joueurs sont toujours présents pour acheter un jeu de foot comme FIFA, cela peut déplaire dans d’autres disciplines.

De bonnes qualités graphiques

Si un point est incontestable dans Moto GP 22, c’est la qualité graphique que le jeu nous propose. On a le droit à une qualité très correcte et plaisante. On apprécie de rouler sur le bitume, mais cependant, on constate aussi des défauts si on regarde les détails. Le public est flou, on est sur un détail comme je viens de le dire. Par contre, on ne voit pas suffisamment l’évolution du bitume du passage des pilotes amenant un peu plus de réalisme au jeu. Le jeu tourne à 60 FPS constants, on ne rencontre pas de bugs véritables. La volonté du studio de proposer une version PS4/Xbox One et PS5/Xbox Series a aussi surement un impact sur la qualité finale du jeu.

Par contre, on bénéficie de beaux effets de lumières durant les phases jour/nuit avec des ombres et des reflets ultras bien adaptées. De plus, la sensation de vitesse est bien présente surtout lorsque l’on choisit de mettre la caméra en mode vision pilote, ce que je conseille globalement sur tous les jeux de courses en fait. 

N’ayant peu de concurrence dans les jeux de moto sur route, on ne peut le comparer qu’à d’autres jeux de courses comme ceux de F1, d’Assetto Corsa Competizione qui ont un gap dans l’aspect graphique avec des variations de climat durant les courses, ce que l’on ne retrouve pas dans le jeu Moto GP22. C’est à ce point que l’on peut rechercher des améliorations, on peut espérer qu’un Moto GP 23 viendra apporter des améliorations à ce sujet. 

Maniabilité et jouabilité dans Moto GP 22

Il est toujours difficile de prendre en main un jeu vidéo, certains sont plus simples que d’autres. Personnellement, je suis épileptique et je n’ai donc jamais eu le permis que ce soit moto ou voiture. Alors forcément cela a un impact sur la conduite dans un jeu de moto, sur la prise de trajectoire principalement qui a une importance primordiale dans le jeu. Forcément, j’ai donc été confronté à ce problème, mais il existe des didacticiels dans le Mode Entraînement pour apprendre la conduite d’une moto. Je vous conseille alors d’avoir une vue de trois quarts du pilote et de la moto pour vous habituer à prendre les virages puis progressivement d’avoir une vue plus réaliste pour bénéficier d’une plus grande immersion. Par contre, j’aurais aimé avoir plus de tutoriels afin d’apprendre la conduite de moto plus en détail.

De plus, il existe 4 modes de conduites permettant de se classer dans un système de conduite adapté avec Débutant, Intermédiaire, Habitué et Extrême. Cela joue sur la conduite, mais aussi sur le comportement de l’IA dans les courses. 

Alors le jeu est-il facile à prendre en main ? J’aurai tendance à dire : Oui ! Car même si j’ai rencontré des difficultés au départ dans la prise en main, j’ai pu m’y habituer rapidement. De plus, on a droit à une fonctionnalité Rembobinage pour retravailler des virages lorsque l’on fait des erreurs et c’est un excellent point.

La présence d’un mode Histoire clairement Historique !

Nine Saison 2009

Après un opus plutôt morne en nouveauté, le studio Milestone a décidé de proposer une bonne petite nouveauté qui a un énorme intérêt pour les fans du véhicule à deux roues et du Grand Prix GP. En effet, on a donc le droit à un mode scénarisé prénommé Nine : Saison 2009 qui vient dans les faits nous plonger dans l’ère glorieuse de la Moto GP. Dans ce mode, on va ainsi retrouver l’une des meilleures saisons du championnat des deux roues. À l’époque, on retrouvait alors Valentino Rossi, Dani Pedrosa, Jorge Lorenzo ou Casey Stoner. Je ne suis pas un habitué de ce sport, mais j’ai un très bon souvenir de cette époque avec un Valentino Rossi exceptionnel. 

Dans le mode Nine, on découvre alors des défis à effectuer avec les pilotes, des voix officielles racontant « l’histoire », des images d’archives venant rappeler les différentes courses avec quelques anecdotes supplémentaires toujours intéressantes. C’est une idée simple, mais efficace qui permet ainsi de découvrir la grande époque du Grand Prix et de proposer un contenu varié dans un jeu qui se veut assez linéaire finalement.

D’autres modes tout aussi pertinents

L’un des premiers modes notables et parfaitement appréciables se trouve dans la possibilité de jouer en écran partagé pour ainsi faire des courses à deux  sur le même écran. Personnellement, l’un de mes meilleurs souvenirs sur un jeu de course se situe sur Moto Racer 1 ou 2 sur PlayStation 1 avec un ami en écran partagé et c’était vraiment trop bien, je vous l’assure ! Alors, retrouver ce mode sur un jeu plus récent, c’est le feu ! On peut ainsi s’affronter et dévoiler ses talents de pilote. C’est un plus surtout lorsque l’on note que cette option n’était plus présente sur les précédents opus. 

On retrouve aussi le mode Carrière qui est devenu un classique voire une obligation dans les jeux de course. Dans ce mode de jeu, on retrouve alors la possibilité de gérer son pilote, sa moto et son écurie au sens large. Mais pour avoir joué récemment à Gran Turismo 7, j’ai ressenti un certain manque, mais l’on n’est pas sur le même style de jeux en fait. Dans ce mode carrière, on peut alors démarrer dans les catégories inférieures (Moto 2 ou Moto 3), se lancer dans une écurie déjà existante ou bien créer sa propre écurie. Il faut dire que cela rajoute des fonctionnalités et une durée de vie supplémentaire au jeu sans pour autant être surprenant. On a aussi droit au mode Recherche & Développement et la gestion des contrats qui viennent apporter un peu plus de contenus dans le mode Carrière et encore une fois de la rejouabilité. Cette fonctionnalité intègre finalement un côté Gestion  à un jeu de course, les fans de ce genre pourront donc s’y plaire et se lancer dans des stratégies poussées, mais cela reste, mais impressionnant et plaisant que dans Gran Turismo 7. Pourrions-nous finalement espérer bouleverser le jeu avec la construction d’une moto par exemple ? Quelle serait l’idée idéale pour faire évoluer le genre ?

C’est difficile de surprendre les joueurs qui achètent ce genre de jeux, c’est indéniable. Les débutants vont prendre un plaisir mesuré, les fans vont relancer le jeu à foison surtout avec le mode Nine : Saison 2009. 

Pour ce qui concerne les modes en ligne, on a la possibilité de jouer en crossplay, c’est-à-dire que les joueurs Xbox et PlayStation peuvent jouer ensemble. Personnellement, cela ne me permet pas de rajouter des points au jeu puisque cela n’est pas une option de nos jours, mais une nécessité. Il est toujours notable de le souligner tout de même.  On peut alors participer à des courses public, c’est-à-dire que l’on affronte des pilotes du monde entier ou des salons privés pour créer des courses face à ses amis. 

Un bon point sur le son

Comme souvent dans les jeux de simulation de course, l’un des détails qui n’est pas négligé concerne le son et l’immersion qu’il procure. C’est bel et bien le cas dans Moto GP 22 qui travaille bien sur le son avec la possibilité d’avoir un simple son stéréo provenant de la télé ou un son Home Cinéma maison. Personnellement, je dispose d’un home cinéma Dolby Atmos et j’ai pu profiter de cette immersion que procure le bruit du moteur, le dépassement des adversaires… 

En résumé !

MotoGP 2022 : Encore un peu d’effort pour être à vive allure !

Finalement MotoGP 22 permet de voir une amélioration, on est sur un bon jeu de simulation du championnat du monde de vitesse moto. Il est clairement meilleur que le volet précédent. En effet, Milestone a réussi à retenir des leçons du précédent opus. Cependant, on remarque des défauts rapidement avec un manque d'amélioration graphique du jeu avec un moteur de jeu un peu vieillot... Au final, la licence vient à stagner et elle mérite un renouveau avec les consoles next-gen. Par contre, le mode "Season Nine", nous donne un peu de nouveauté. Enfin l'intelligence artificielle est déjà plutôt convaincante et l'écran splitté est top.
7
Good
Points Positifs :
  • On retrouve tous les circuits et pilotes
  • Des coureurs mythiques
  • Le mode Nine appréciable
  • L'écran partagé enfin présent
  • Une carrière plutôt convaincante
  • L'IA Anna fonctionnelle
Points Négatifs :
  • On retrouve tous les circuits et pilotes
  • Des coureurs mythiques
  • Le mode Nine appréciable
  • L'écran partagé enfin présent
  • Une carrière plutôt convaincante
  • L'IA Anna fonctionnelle

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