NFT : Les dangers pour l’environnement

Les NFT ne cessent de faire parler d’eux depuis quelques mois mais ils sont maintenant pointés du doigt au vue des problèmes énergivores que cela implique pour l’environnement. En effet, ces jetons virtuels sont vendus à prix d’or sur des plateformes dédiées comme OpenSea, Rarible ou Marble Cards. On a vu des personnalités ou grandes entreprises se mettre aux NFT comme Elon Musk avec son titre électro, Pringles avec ses cryptocrips ou la tenniswoman Oleksandra Oliynyokova qui a mis son bras en vente. Mais les NFT sont aussi décriés pour leur aspect spéculatif et surtout non réglementé qui posent problèmes, ils sont aussi pointés pour un aspect très énergivores…

NFT définition

Qu’est ce que sont les NFT ? Définition

Les NFT sont des certificats d’authenticité numérique, ce sont alors des jetons de sécurités et authentifiés grâce à la blockchain, à la manière des Bitcoins par exemple. Par contre, ils ne sont pas échangeables et doivent donc être absolument vendus pour passer d’un propriétaire à un autre. Le NFT se place alors sur les places de marché dédiées pour être vendu. Les collectionneurs veulent donc récupérer des NFT en misant sur la popularité importante de la technologie pour les revendre plus cher plus tard.

On est plus sur des investisseurs en fait. Ce serait une question simple avec une réponse complexe : Un collectionneur est-il un investisseur ? De plus, l’oeuvre numérique est accessible à tous mais le détenteur du NFT en fait de lui le seul et unique propriétaire comme cela a été le cas pour la vente du premier tweet de l’histoire.

Mais finalement, quel est l’impact sur l’environnement ?

C’est une question qui est de plus en plus nécessaire de nos jours et qui doit être posée dès lors qu’apparaît un changement important sur Terre apporté par l’humain. C’est le cas des NFT et cette technologie inquiète de plus en plus les défenseurs de l’environnement. En effet, on recherche actuellement à atteindre l’objectif neutre en carbone (zéro carbone).

Pour l’instant, aucune étude n’a été mené sur le sujet mais pourtant il semble que les conséquences de cette nouvelle forme d’art soient dramatiques à l’avenir. L’utilisation des cryptomonnaies pour l’achat du NFT sont une des conséquences qui font que le NFT est un potentiel désastre écologique.

En effet, elles sont effectivement nécessaires, obligatoires à l’achat de NFT et ont un énorme impacte sur les émissions de gaz à effet de serre. Pour produire du Bitcoin, il faut miner en utilisant des ordinateurs puissants et énergivores en électricité. Cette électricité nécessaire pour faire fonctionner les ordinateurs est produite à partir de charbon ou le nucléaire ayant un impact important dans la production de gaz à effet de serre. Selon une étude effectuée par l’Université de Cambridge, l’écosystème du Bitcoin représenterait pas moins de 127 TWh en glissement annuel, soit plus que la consommation de la Norvège ou de l’Argentine.

De plus, cela s’ajoute alors à la technologie NFT elle-même. Les serveurs qui hébergent les oeuvres mais aussi les technologies nécessaires aux enchères. Mais il est dur de connaître l’impact réel et précis d’un NFT sur l’environnement même si certaines personnes ont essayé de le calculer. Sur le site Cryptoart.WTF, un artiste et scientifique a tenté de calculé la consommation d’électricité nécessaire à la vente d’un NFT. Selon ses calculs, la vente du célèbre Nyan Cat aurait coûté l’équivalent de 2 mois d’électricité pour un habitant Européen moyen.

Suite à ce constat de nombreux artistes ont tout simplement décidé de ne pas utiliser les NFT pour vendre leurs oeuvres, ce qui est compréhensible. C’est ainsi le cas de Joanie Lemercier qui s’est exprimé à ce sujet sur son propre blog :

“Sans déplacement et avec une distribution principalement numérique, ce nouveau modèle semble avoir le potentiel de devenir une pratique durable pour les artistes. C’est jusqu’à ce que vous compreniez l’ampleur des impacts environnementaux de la blockchain actuelle : c’est une catastrophe”

Joanie Lemercier

L’artiste français explique alors que la mise en ligne de 6 cryptoarts auraient consommé plus d’énergie en 10 secondes que son studio en 2 ans. Il faudrait alors selon lui l’existence d’un arbre durant 12 ans pour compenser l’impact d’un seul et unique NFT.

Les NFT sont-ils utiles et peuvent-ils perdurer dans le temps en passant dans le vert plus tard ? En tout cas, les différents acteurs du secteur vont devoir se pencher sur ces problèmes s’ils veulent que cela évolue dans le bon sens. En tout cas, les questions méritent d’être posées.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *