Ninja Gaiden 2 sur Xbox 360

Quatre ans après la sortie du premier épisode sur Xbox, Ninja Gaiden est de retour sur le devant de la scène pour un nouvel opus toujours plus dément. Avec le passage à la nouvelle génération de consoles, la Team Ninja était plus que jamais attendue au tournant. Le savoir-faire des équipes de développement aura-t-il été suffisant pour faire des nouvelles aventures de Ryu Hayabusa une référence en matière de jeu d’action ? Réponse sans plus tarder avec notre test complet.

Les voies du sage sont impénétrables

En développement depuis un moment maintenant, Ninja Gaiden 2 est de ces jeux qui sont attendus par des milliers de joueurs de par le monde. Le premier épisode est en effet resté dans la mémoire de certain l’un des tous meilleurs titres de sa génération, proposant un des challenges les plus difficiles jamais rencontré depuis longtemps. Une difficulté dosée à l’extrême qui deviendrait bientôt la référence en matière de jeux d’action pour les hardcore gamers. C’est ce concept qu’a souhaité conservé la Team Ninja tout au long de la création du jeu, pour finalement proposer un soft au moins aussi exceptionnel que le précédent, celui qui a apporté sa renommée à la série.

Tout commence pour le joueur dans un Tokyo futuriste, alors qu’une jeune femme répondant au doux prénom de Sonia cherche en vain le fameux ninja Ryu Hayabusa. Manque de chance, à peine cinq minutes plus tard, voilà qu’une horde de démons malveillants débarquent pour kidnapper la belle. Ryu a beau débarquer à ce moment précis, il ne peut empêcher l’enlèvement. Qu’à cela ne tienne, c’est la parfaite occasion pour se lancer dans l’action. Le joueur est alors de suite lancé dans la partie face à une foule d’ennemis prêts à tout pour en découdre avec vous. Il va donc falloir assimiler rapidement les quelques commandes de base fournies par le bref didacticiel du jeu et expliquer à ces zouaves comment on manie un katana comme il se doit. La touche X correspond ainsi aux coups simples, tandis que Y permet de lancer des coups plus puissants. La plupart des combos s’effectuent donc à partir de ces deux simples boutons qu’il faut combiner de la meilleure des manières possibles. Attention, le matraquage de touches est toutefois à exclure, sous peine de voir apparaître bien trop souvent le fameux «Game Over» cauchemar de tout gamer. Non, les parades deviendront rapidement vos meilleures amies, et il faudra vous découvrir un sens du timing impeccable pour apprendre à placer les contre-attaques aux meilleurs moments possibles. Ces dernières sont en effet le meilleur moyen de se débarrasser rapidement d’un ennemi, et ce n’est pas un luxe quand on voit leur nombre. Si le premier épisode ne vous opposait que rarement plus de trois ou quatre adversaires simultanément, ce Ninja Gaiden 2 n’hésite pas à en lancer une bonne petite dizaine à vos trousses. Autant de personnes supplémentaires à disséquer pour notre valeureux ninja ! Ce second opus fait en effet la part belle à la violence pure et dure. Rarement autant d’hémoglobine aura coulé dans un soft, rarement autant de membres auront été tranchés… Rarement on aura pris autant de plaisir à découper tous ceux qui oseront se présenter face à nous. Que ce soit les bras, les jambes, la tête ou même parfois le tronc lui-même, rien ne résistera à vos armes. Les ennemis ne s’arrêteront pas à ça pour autant: coupez-leur la jambe, et ils continueront à ramper vers vous, prêts à vous agripper dès que vous passerez à leur hauteur. Une simple pression sur la touche Y permet alors à l’ami Ryu Hayabusa de porter le coup de grâce à ces éclopés, le tout dans des mouvements chorégraphiés à la perfection. Tout cela se fait bien sûr dans des effusions de sang dignes des plus beaux feux d’artifice qui soient. Les murs se tachent, les membres volent, le joueur jubile. Il n’est pas rare alors, une fois une vague d’ennemis achevée, de rester quelques courts instants à contempler le massacre. Tous les corps restent en effet affichés à l’écran, aussi découpés soient-ils. Ryu effectue alors un petit mouvement sec du poignet pour enlever le gros du sang de son arme, avant de la ranger à sa place. Le genre de petits détails ultra classes qui rendent le tout grandiose. A noter que la barre de vie se remplit à la fin de chaque vague d’ennemis vaincue, en dehors d’une partie des dégâts «permanente» qui ne disparaître qu’avec l’utilisation d’objets appropriés. Un changement radical par rapport au précédent opus, qui enlève une grande part de pression.

A la force l’épée…

Le soft propose une action haletante en continu, du début à la fin de l’aventure. Cette dernière est composée de quatorze chapitres différents, qui vous feront découvrir toutes sortes de lieux. De Tokyo jusqu’à New York, en passant par Venise, vous allez voir du pays. Le scénario du jeu veut en effet que Ryu mène une guerre sans pitié face aux démons lâchés sur Terre par un grand méchant aux intentions peu louables. On regrette d’ailleurs que la trame ne soit pas plus intéressante et qu’elle ne soit véritable qu’un prétexte à une boucherie sans nom. On aurait aimé voir quelque chose d’un peu plus travaillé, au moins au niveau d’un Devil May Cry 4. Au lieu de cela, on se contente d’une quinzaine d’heures de bourinage intensif sans trop se poser de questions… 15 heures, c’est en effet la durée de vie approximative nécessaire pour venir à bout du soft dans le mode de difficulté par défaut et pour un joueur déjà quelque peu expérimenté. A côté de cela, les développeurs nous annoncent une durée d’environ45 heures pour boucler l’aventure en difficulté extrême… Mes respects à celui ou celle qui viendra à bout de tout cela sans avoir balancé sa manette dans sa télévision au bout du trentième Game Over. Ces deux mots risquent en effet de hanter vos nuits tant vous les verrez régulièrement. Il se pourrait même que ces huit lettres finissent par être gravés sur votre rétine à jamais… Dur. Pour parvenir à vos fins, il vous faudra donc apprendre à maîtriser à la perfection chacune des techniques mises à votre disposition, et que vous apprendrez au fil de l’aventure. En bon ninja, Ryu Hayabusa peut bien évidemment se battre mais également user de toutes sortes de techniques ancestrales: courses sur les murs, sauts périlleux multiples et autres secrets ninjas transmis de génération en génération. Ryu peut en effet faire usage de certains sorts afin de carboniser ses ennemis, par exemple. Des sorts qu’il est possible d’upgrader tout au long de l’aventure, de la même manière que les armes. Ces dernières sont nombreuses et permettent des styles de combats: épée, lance, masse, arc, … Autant de possibilités qu’il faudra encore une fois apprendre à maîtriser. Certaines d’entre elles sont en effet plus efficaces contre certains types d’ennemis, et la règle vaut encore plus pour les boss. Si ces derniers risquent de vous écarteler plus d’une fois avant que vous ne parveniez à les battre, ils deviennent relativement simples à éliminer une fois leur point faible découvert. La phase de «recherche» est donc primordiale. Notez qu’il est désormais possible de changer d’arme, de sort ou d’arme de jet via la croix multidirectionnelle sans être obligés de passer par de fastidieux menus. Unetrès bonne initiative.

Beau comme un ninja

D’un point de vue purement technique, ce Ninja Gaiden 2 impressionne. Non pas qu’il soit esthétiquement le plus magnifique soft jamais créé – des titres tels que Gears of War ou BioShock par exemple, dans des genres relativement différents, nous ont fait meilleure impression – mais principalement pour la fluidité qui se dégage de l’ensemble. Les différents mouvements de Ryu sont tout simplement un modèle du genre… Les animations s’enchaînent à la perfection, et les différents combos sont bluffants. Certains combats sont absolument magnifiques, et les différents coups de grâce chorégraphiés de main de maître. Côté bande-son, le soft réalise également une belle performance. Les musiques collent parfaitement à l’action, et se marient très bien avec les différents lieux visités. Les différents bruitages sont eux aussi magnifiquement retranscrits. Concernant les voix des différents protagonistes, le constat est à peu près identique. Ces dernières sont volontairement exagérées pour apporter une touche plus classieuse aux cut-scenes. Les dialogues contre certains boss juste avant de leurs mettre la raclée de leur vie sont alors simplement géniaux et nous motivent du mieux qu’il soit pour le combat. Du tout bon. Bien sûr, Ninja Gaiden 2 n’est pas exempt de défauts. Le principal que l’on peut noter provient de la caméra… Si cette dernière est moins calamiteuse que dans le premier opus, on notera qu’elle est à l’origine de bien des crises de nerfs. Il n’est en effet pas rare de la voir se bloquer lors de certains passages étroits. Dans le même ordre d’idée, nombreux sont les coups encaissés à cause d’un ennemi que l’on ne voit pas venir, la faute à une caméra qui se recadre mal d’elle-même. Il est bien évidemment possible de la diriger soi-même via le stick analogique droit, mais un peu plus d’automatisme n’aurait pas été un luxe à ce niveau. L’autre principal défaut vient, vous l’aurez peut-être deviné, de la difficulté extrême du jeu. On se demande si, à force de vouloir privilégier les hardcore gamers, la Team Ninja ne va pas réduire son public à quelques rares joueurs. Le titre serait reconnu par une élite de joueurs, mais bien trop restrictif pour s’assurer le succès qu’il mérite. Bien entendu, celles et ceux qui s’essayeront au jeu découvriront avec joie ce sentiment de satisfaction, d’accomplissement qui envahit tout notre être après être venu à bout d’un douloureux chapitre… Reste à voir si tout cela sera suffisant pour que le soft ne remplisse pas les rayons de l’occasion quelques semaines seulement après sa sortie…

 

En résumé !

Ninja Gaiden 2 sur Xbox 360

Test Ninja Gaiden 2 : Quatre ans après la sortie du premier épisode sur Xbox, Ninja Gaiden est de retour sur le devant de la scène pour un nouvel opus toujours plus dément. Avec le passage à la nouvelle génération de consoles, la Team Ninja était plus que jamais attendue...
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