Nintendo : les relations délicates avec les éditeurs occidentaux

Rien de véritablement concret dans tous ces propos, mais ils reflètent tout de même la fragilité des partenariats de Nintendo avec certains éditeurs tiers.

L’actualité de Nintendo tourne actuellement autour de deux sujets : ses potentielles prochaines consoles, et surtout ses déboires économiques. CVG a publié un éditorial sur ce dernier point, et en profite pour rapporter les propos de deux sources anonymes déçues par le constructeur. Le site cite déjà un cadre qui travaille sur ce qui est « probablement la plus grosse franchise de jeux actuellement » (GTA ? Call of Duty ?). Il aurait déclaré qu’il a le sentiment que Nintendo « n’en a que faire des développeurs américains », citant comme problèmes une certaine barrière de la langue et le manque de réactivité de Nintendo pour répondre.

L’autre source travaille chez Electronic Arts, et ses dires sont plus rudes quand il parle de la Wii U :

« Nintendo était très rapidement mort à nos yeux.

C’est devenu une plateforme pour licences pour enfants et nous ne faisons pas vraiment de jeux pour enfants. Même le Mass Effect de la Wii U, qui était un bel effort, n’a jamais pu rencontrer le succès et EA, comme Activision, est uniquement concentré sur les jeux qui peuvent devenir de grosses franchises. »

Il semblerait donc qu’il y ait de la mauvaise volonté de la part des éditeurs, mais aussi et peut-être surtout du côté de Nintendo. En effet, l’article de CVG déclare également que Nintendo a toujours favorisé ses propres créations plutôt que celles des éditeurs tiers, et cite des bruits de couloir peu reluisants pour Big N. Le rédacteur parle ainsi de périodes de validation allongées pour éviter que des jeux tiers ne concurrencent des jeux Nintendo, ou encore de Shigeru Miyamoto faisant la tournée des studios occidentaux du temps de la N64, afin de s’assurer que les jeux de Nintendo soient meilleurs que les autres.

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