Overlord sur Xbox 360

Alors que la mode en ce moment est d’être un héros prêt à sauver l’humanité d’une énième menace extra-terrestre ou militaire, voilà que Overlord pointe le bout de son nez, avec un concept plus ou moins novateur : jouer le Mal en personne. Ce jeu s’adresse donc aux joueurs qui ont toujours rêvé de mettre à feu et à sang un village, et d’être maître d’une armée de larbins prêt à assouvir (presque) tous nos désirs.

Malefic Fantasy

C’est donc dans un univers à la Seigneur des Anneaux que nous évolueront, en tant que Seigneur du Mal déchu : l’Overlord. En effet, l’histoire débute alors que le Bien est de nouveau en train de régner sur toutes les terres. Car oui, il y a des siècles de cela, sept héros ont décidé d’abattre le Mal Suprême et de l’envoyer directement six pieds sous terre. Mais la paix a assez duré dorénavant, et il est temps pour le maître des ténèbres de renaître de ses cendres, tel le Phénix. C’est ainsi que Biscornu, le chef des larbins, nous choisira comme successeur de cet ancien tyran incapable. Mais la route avant de retrouver notre pleine puissance est longue, et semée d’embûche. C’est pourquoi ce cher biscornu nous donnera une initiation à la gestion des larbins. « Mais qu’est-ce donc que ces larbins ? « me demanderez-vous. Et bien tout simplement des sortes de petits gobelins prêts à obéir au moindre de nos ordres, du simple pillage d’un village, au sacrifice de sa propre vie. Si c’est pas la classe ça. Le but du jeu sera également de reconstruire la Tour du Mal qui fût détruite jadis. Nous nous ferons donc la main sur notre cher bouffon, qui n’aura d’autre volonté de nous casser les oreilles avec ses remarques, et donc ce sera à coup de hache ou de charge de larbins que nous tenterons de le faire taire, en vain.
Très sympa comme didacticiel, et également très efficace, il aura le mérite de nous mettre directement dans le bain. En effet, ce jeu étant une énorme parodie des mondes d’heroic fantasy, tout y passe. Des hommes lâches et saouls, aux elfes déchus pour finir par des hobbits agressifs, on aura de quoi faire. L’humour fera mouche assez souvent, surtout lors du combat contre le premier boss, un nain obèse et boulimique, qui aura comme principale attaque : le roulé-boulé. Et la technique pour en venir à bout n’est pas non plus en reste, mais je vous laisse le plaisir de la découvrir par vous-même. Bref vous l’aurez compris, l’histoire et le ton employé sont maîtrisés à la perfection, et ce sera avec plaisir que l’on essaiera de voir le fin mot de l’histoire.

Le Seigneur des Larbins

A l’aide d’une sorte de téléporteur magique reliant la Tour aux mondes extérieurs, l’Overlord pourra voyager à sa guise dans des paysages clichés pour ce genre de jeux, chacun appartenant aux races cités précédemment. Le dépaysement ne sera donc pas total, mais la façon de jouer changera radicalement de son côté. En effet, le personnage que nous contrôlons, c’est-à-dire l’Overlord, ne fera que donner des ordres aux larbins, et nous les regarderons faire la plupart du temps. Il existe trois manières de contrôler nos larbins. La première est de les diriger directement avec le stick droit, et ainsi les faire accéder à des passages impraticables pour le gros méchant que nous sommes. Ou bien appuyer simplement sur la gâchette droite pour les envoyer directement là où notre regarde se pose. Et dernière solution, locker un ennemi ou un objet à l’aide de la gâchette gauche et déterminer le nombre de larbins à s’en charger par autant de coups sur la gâchette droite. La jouabilité est vraiment optimale et très bien pensée. Au fil de l’aventure, le joueur découvrira de nouvelles sortes de larbins, chacune ayant des capacités spécifiques. Quatre sortes existent : les marrons, adeptes du corps à corps et s’équipant de tout ce qu’ils trouvent sur le terrain (ce qui donne parfois lieu à des situations très drôles, comme une citrouille sur la tête) ; les rouges, capables d’éteindre le feu et d’attaquer à distance ; les verts, pouvant absorber les vapeurs toxiques et attaquer par derrière les ennemis ; et enfin les bleus qui sont les seuls avec nous à pouvoir marcher dans l’eau, et également à ressusciter nos chers larbins morts au combat. En pleine partie, il nous sera possible de choisir quelle sorte de larbin nous voulons assigner pour telle ou telle tâche, ou bien les mélanger tous et foncer dans le tas. Mine de rien, le jeu nous demandera de temps à autres de nous servir de nos petites cellules grises, sans tout de même devenir un vrai casse-tête.
D’autres problèmes se poseront, car il ne faut pas oublier que l’on a beau être méchant et tuer tout le monde, pour construire une tour, on a besoin de personnel. Et c’est là qu’une autre subilité entre en jeu : savoir gérer sa part de Mal et de Moins Mal (bah oui, y a pas de bon côté chez un méchant). C’est ainsi que pour gagner la confiance de villageois, et d’ainsi pouvoir se servir d’eux par la suite, il faudra accomplir certaines tâches pour eux. Bien entendu, rien ne vous y oblige et tous les exterminer pourra être une solution, mais il sera alors plus compliqué de rebâtir la Tour qui faisait la loi autrefois… Une très bonne idée également, mais peut-être un peu sous-exploitée.

La Terre Du Milieu, c’est beau

Si le gameplay et la jouabilité qui va avec s’en sorte plutôt bien, et bien figurez-vous qu’il en est de même pour la partie graphique. En effet, cemme-ci faisant un peu penser à Oblivion (sans pour autant l’égaler non plus) sûrement à cause du fait que les deux jeux se déroulent dans le même genre d’univers, ils sont tout simplement enchanteurs, et très colorés. Aux champs et belles collines, en passant par les maisons sous-terraines interminables des Halfelins, ou encore la forêt maudite des elfes, nos yeux en prendront plein la vue (haha). Les quelques effets que l’on verra ici et là sont quant à eux moins bien réussis, mais reste tout de même au-dessus de la moyenne. Le joueur en aura donc pour son argent. Là où le bât blesse, c’est au niveau des animations. Si celles des Larbins sont plutôt réussies et les rendent ainsi vivants et attachants, il n’en est pas de même pour l’Overlord. En effet, durant son long sommeil, quelqu’un de bien ou mal intentionné (comment savoir ?) a dû s’amuser à lui mettre un balai dans l’arrière-train, tellement sa démarche est lourde et assez ridicule. Et ne parlons même pas de ses attaques, se limitant au nombre de trois. Et avec aussi un pouvoir comme celui de lancer des boules de feu. En fait, pour un Seigneur des Ténèbres, il est assez mou. Si les larbins n’étaient pas là, il ne serait qu’ombre et poussière.
Les voix des différents protagonistes du jeu sont en français, et en plus de ça elles sont très réussies ! Mention spéciale à Biscornu, avec ces intonations plus que bizarres mais marrantes. Les musiques quant à elles sont vraiment superbes, et durant les passages de découvertes, le silence étant de mise durant ces passages, écouter cette musique s’avèrera très agréable. Surtout lorsque le jeu commencera à montrer ses limites, et que le joueur se lassera de toujours effectuer la même chose. Ouvrir des portes, tuer tout le monde, piller et saccager, et ainsi de suite. C’est marrant au début mais sur la longueur, cela devient moins intéressant. Certes l’aventure n’est pas très longue (comptez une douzaine d’heures avec les quêtes annexes comprises) mais il est bien dommage que les développeurs n’aient pas inclus des missions plus variées.
Petite surprise, un mode Xbox Live est présent. Mais malheureusement il se révèlera plutôt inintéressant et obsolète. Pas de coopération ici mais un mode Survie pas très original, où il faudra se battre contres des monstres dont la puissance ne fait qu’augmenter au fur et à mesure. Deux modes versus sont également disponibles, comprenant chacun deux cartes (oui, c’est peu). Deux choix s’offrent donc à nous, soit il faudra éliminer le plus de bêtes dans un temps imparti, soit récupérer le maximum d’or dans ce même laps de temps. Pas franchement intéressant, ce mode Live passera vite au cachot.

En résumé !

Overlord sur Xbox 360

Test Overlord : Alors que la mode en ce moment est d'être un héros prêt à sauver l'humanité d'une énième menace extra-terrestre ou militaire, voilà que Overlord pointe le bout de son nez, avec un concept plus ou moins novateur : jouer le Mal en personne. Ce jeu...
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Awful
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