Penello : l’écart technique pas aussi grand qu’il en a l’air

Albert Penello s’exprime sur la différence de puissance supposée entre la Xbox One et la PS4, mais aussi sur la façon dont les constructeurs communiquent sur la puissance chiffrée des consoles.

Alors que les premiers jeux des Xbox One et PS4 se veulent visuellement similaires, Sony maintient une avance théorique grâce à des chiffres plus élevé. Le GPU de sa machine est en effet sensé délivrer 1,8Tflops (opérations à virgule flottante par seconde), là où celui de la Xbox One se situerait aux alentours des 1,2. Une guerre des chiffres qui n’arrange pas Microsoft, et qui pousse Albert Penello, senior director du marketing, à faire une mise au point, tant au niveau hardware qu’au niveau communication.

Celui-ci a en effet discuté des deux machines sur Neogaf, et s’il reconnait les performances « brutes » (sur le papier), il insiste sur le fait que « comme je l’ai dit depuis le début, l’écart de performances entre les deux plateformes n’est pas aussi grand que ce que les chiffres bruts sous-entendent au consommateur moyen. »

« Nous avons créé DirectX. Vous pensez vraiment qu’on ne sait pas créer un système optimisé pour des graphismes maximisés ? Sérieusement ? Il n’y a aucune chance qu’on laisse 30% d’avance à Sony. Et quiconque a vu les deux consoles tourner peut dire qu’il y a de très beaux jeux sur les deux. S’il y avait de grosses différences de performances, ce serait évident. »

Il est très étonnant de voir ainsi un représentant de Microsoft parler de la communication autour de chiffres qui ne représentent pas autant qu’ils ont l’air. D’autant plus que Penello ne s’arrête pas en si bon chemin, et lance un tacle à Sony.

« C’est la même chose chaque génération. Sony annonce avoir plus de puissance, ils l’ont fait avec le Cell, ils l’ont fait avec l’Emotion Engine, et ils recommencent. Et à la fin, les jeux sur nos consoles sont équivalents ou plus beaux. »

Voir ainsi un constructeur comme Microsoft tâcler l’emploi abusif de chiffres est on ne peut plus étonnant. D’autant plus que depuis son arrivée sur le marché des consoles, Microsoft a clairement joué sur le même terrain que Sony. Souvenons-nous des 5 millions de transistor de la Xbox One. Souvenons-nous de la simple annonce de 8Go de RAM, sans préciser qu’il s’agit d’une RAM plus lente que la GDDR5 mais qu’à celle-ci s’ajoute de l’eSRAM, parce qu’au final c’est déjà trop compliqué pour les consommateurs, et qu’il est plus simple de s’aligner sur Sony. Souvenons-nous, à l’époque de la première Xbox et de la PS2, que Sony comme Microsoft avaient donné, quand on leur demandait combien de polygones leur console pouvait afficher, des chiffres ne prenant pas en compte tout ce qui fait un jeu, pour se retrouver loin devant Nintendo et Sega, dont les chiffres annoncés se sont avérés être les seuls vrais dans un contexte de jeu.

Quoi qu’il en soit, Major Nelson soutient son collègue sur Reddit : « Nous avons certains des meilleurs programmeurs du monde qui travaillent sur Xbox One. Je suis très impatient d’être dans quelques mois quand la vérité éclatera. »

Le 06/09/2013 à 13:03:48 – Par Antoine Trempé