Coco : Quand Pixar te parle de la mort

Réalisation : Lee Unkrich

Durée : 1h45  Genre : Animation / Fantastique

Salut les potos,

Hier grâce à mon partenariat avec le CGR Saint-Louis à Pau, j’ai pu me rendre à l’avant-première du film Coco, la dernière production animée de Disney et Pixar. En regardant la bande-annonce, j’ai directement été intéressé par le film. Pourtant de nombreux amis ne trouvaient pas l’histoire intéressante.

Je me suis directement demandé si le fait que le sujet principal de l’histoire était la mort qui pouvait déranger mes potos. En effet, el dia de los muertes, c’est la fête des morts au Mexique, la toussaint en quelques sortes sauf que dans ce pays, on n’a pas peur de la mort. On en rigole, on s’en moque car on sera tous morts un jour.

Alors, je sais. Vous allez me demander comment on peut faire rire sur un sujet si sensible que celui-ci ? Disney et Pixar en particulier ont su utiliser des métaphores très soignés pour faire rire et transmettre des messages à des moments. Il n’empêche que je n’ai pu m’empêcher de verser une larme à la fin…

Un pari risqué pour Disney abordé un sujet sensible

En effet, quand on regarde un Disney on ne pense pas à la mort. Il y a des gentils, des méchants et on ne voit jamais réellement la mort d’un personnage. Le peu de film où on peut penser à une scène morturaire seraient Le Roi Lion ou Bambi !

Mais ce sont des animaux alors bien évidemment, je ne suis pas pour la maltraitance contre les animaux mais pour de jeunes enfants et même des adultes, la mort d’un être humain est plus traumatisante que celle d’un animal.

Alors Disney / Pixar avait un réel challenge lors de la production du film Coco, celui de nous parler de la mort mais aussi de nous parler d’une coutume que l’on ne connait pas très bien en France : el dia de los muertos.

Parler d’une coutume mexicaine dans un film international ? Un échec assuré ? Pourtant, le sujet est magnifiquement abordé et on ne parle pas de Noel pour une fois en période hivernale pourtant on parle d’un sujet proche : l’amour d’une famille.

Perdre un être cher, une difficulté à accepter

Quand on est enfant et que l’on a perdu un grand-père ou une grand-mère, un proche tout simplement, le mois de novembre et de décembre est une période compliqué à vivre. Au Mexique, il en est autrement car la mort est accepté et on fête les morts dans une journée non pas lugubre et grisatre mais colorée et chaleureuse.

C’est bien cela que l’on retrouve à la fois sur l’affiche du film mais aussi dans l’animation du film en général qui me fait penser à des scènes du film La princesse et la grenouille.

En cela, le film ne donne pas envie de s’attrister sur les nombreux personnages décédés et on se laisse guider par l’aventure du jeune héro du nom de Miguel qui nous fait visiter le royaume des morts.

Deux points que j’ai d’ailleurs pu remarquer. Il est accompagné d’un chien qui se nomme Dante, une référence à la Divine Comédie de Dante, je suppose où celui-ci visite les enfers. Mais second point, il n’est pas question d’enfer ou de paradis mais d’un royaume où se trouve les être chers que l’on a perdu.

Une leçon : le respect de la famille et ne pas oublier ces ancêtres

Je trouve cela bluffant que la réalisation ait pu transmettre un message aussi sur la famille sans non plus le placarder à toute les scènes. C’est un message subtile et poétique qui arrive progressivement, une montée crescendo qui a fait pleurer les enfants comme les adultes dans la salle. 

De même le respect de la famille se veut être transmis par l’opposition entre la vie du musicien et celle du père de famille. Pourtant à la fin du film celle-ci se rejoigne et prouve que les deux peuvent s’entrelacer.

C’est juste talentueux de faire passer un message comme celui-ci dans un film pour enfant surtout avec les histoires que l’on voit de nos jours.

Une réussite sur tous les plans pour le film d’animation Coco

En effet, je trouve que ce film est une réussite complète et sur tous les plans.

Le réalisateur a su créer un monde féérique, coloré qui permet d’aborder un sujet dur et important : la mort.

En traitant de la muerte, il s’adresse alors aux enfants et aux parents.

Pour un premier film au Mexique, Lee Unkrich nous présente les coutumes et l’histoire mexicaine avec une belle simplicité.

Alors si je devais résumer Coco en une phrase, je dirai : Fêtez les morts pour apprécier la vie !

Ils ont aussi fait une critique du film :

Je tiens à remercier le Cinéma CGR Saint Louis de Pau qui a su organiser une avant première agréable avec des animations pour les petits

Leave a Comment