Présentation de Bioshock 2

Atmosphère pesante, level-design atypique et scénario travaillé, Bioshock premier du nom aura su imposer son style. Plus que ça, il peut facilement se targuer d’être l’un des titres majeurs de cette génération. L’annonce d’une suite n’a pas été une grande surprise, mais une curiosité malsaine s’est développée autour de cette seconde aventure : arrivera-t-il au moins à égaler son grand frère ? Aujourd’hui on ne peut encore répondre à cette question, néanmoins on a la possibilité de vous donner nos toutes premières impressions avec ce dossier.

Au départ prévu comme un prologue à l’histoire du premier opus, nous faisant découvrir la ville sous-marine de Rapture à ses débuts, les développeurs de chez 2K Marin ont rapidement changé de cap pour faire de Bioshock 2 une pure suite dans le temps. Même si l’on ne connait pas forcément les détails de ce deuxième épisode (la communication sur le scénario est extrêmement bien filtrée), on possède néanmoins quelques informations sur le contexte grâce aux indiscrétions faites au précédent salon de Los Angeles. On se retrouve donc plongé dans la peau du tout premier Big Daddy créé, de retour dans la ville déchue de Rapture dix ans après les évènements du premier opus. Premier point important donc puisque l’on incarnera cette fois-ci cet énorme ennemi massif recouvert d’une combinaison en métal que l’on a rencontré auparavant à maintes reprises. Guidé par Tenenbaum, un des anciens personnages du premier opus, votre rôle consistera à poursuivre les Big Sister qui ont joué un rôle majeur dans la résurrection de la ville d’Andrew Ryan.

Nous avons donc eu la possibilité de découvrir l’un des premiers niveaux de cette nouvelle aventure qui prenait place dans le musée du concepteur de la ville, retraçant les idéaux de l’homme et les monuments connus de Rapture. C’est d’ailleurs avec une certaine nostalgie que l’on revoit une version miniature du phare. On retrouve très rapidement nos repères malgré le fait que nous incarnions un Big Daddy ; et même si l’on ressent un certain poids dans nos pas grâce au son sourd de nos bottes, les mouvements de notre colosse restent fluides. Néanmoins, tout le monde veut savoir si l’ambiance unique de Bioshock est toujours là voire accentuée. Le problème, c’est que la version essayée était dépossédée de tous dialogues afin de ne dévoiler aucun morceau de l’intrigue. Impossible donc de se faire une idée concrète puisque l’on se voit déambuler dans les coursives de Rapture sans réelle magie. On devait ainsi imaginer l’atmosphère du titre, sans prendre en compte ce handicap. De notre point de vue, cela semblait être dans la continuité du premier Bioshock et il ne devrait pas y avoir de gros changements pour les joueurs de la première heure, notre avis restant purement subjectif.

En fait, le plus gros changement vient du personnage que l’on contrôle. Qui dit Big Daddy dit nouvel arsenal. Ainsi, certaines armes ont été repensées tandis que d’autres sont totalement nouvelles. On a donc l’arbalète qui est devenue une lance ou bien la mitraillette du premier Bioshock qui fait son retour en une mini-sulfateuse. Quelques unes ont d’ailleurs de nouvelles munitions avec par exemple des « lances fusées » qui feront voltiger vos adversaires un peu partout avant d’exploser. Jouissif. Au rayon des nouveautés, on a eu l’occasion de s’essayer au lance-clou, et bien entendu à la foreuse qui excelle au corps à corps. On reste cependant un poil déçu que le côté gore n’ait pas été mieux travaillé pour cette arme. N’espérez pas faire des trous dans les chrosômes ou les démembrer, seuls des tâches rouges viendront vous signaler les dégâts subis par votre ennemi. On n’oubliera pas de citer le dernier joujou à notre disposition qui n’est pas forcément une arme mais un dispositif de piratage à distance. Plus la peine de s’approcher d’une tourelle pour la pirater, vous n’aurez qu’à viser votre cible (magasin, interrupteur, caméra…) pour commencer l’intrusion. D’ailleurs, le système de piratage a été repensé : plus de puzzles qui cassent le rythme du jeu, cette fois-ci il faut simplement appuyer au bon moment lorsque la jauge passe au vert. Une sorte de Quick Time Event déguisé mais bienvenu. Les plasmides quant à eux étaient toujours là, mais aucune nouveauté n’était vraiment présente dans cette version. On restera donc silencieux sur ce point.

Le système de jeu a lui aussi été revu. Le but est peu ou prou similaire, c’est-à-dire que l’on devra toujours sauver (ou récolter) les petites sœurs, mais une fois libérée de leur Big Daddy respectif, il faudra avant tout les protéger à notre tour pour qu’elle récupère de l’ADAM sur certains cadavres. Vient alors une phase défensive où toute une vague de chrosôme essaiera de récupérer ce fameux liquide. Le quota atteint, on pourra alors la libérer ou bien la récolter cependant on reste totalement aveugle sur l’importance de ce choix. On espère en tout cas que cela n’affectera pas que la cinématique de fin et qu’on verra les conséquences de nos actes en cours de jeu. Une certaine crainte est aussi apparue au niveau de la répétitivité. Devra-t-on continuellement appliquer le même schéma décrit au-dessus à chaque rencontre de petite sœur, ou bien est-ce que les développeurs de 2K Marin ont réussi à diversifier ces situations pour ne pas lasser le joueur ? Ces questions ne trouveront de réponses que dans quelques mois.

Pour résumé, Bioshock 2 a tout l’air de respecter l’univers de son ainé. Ce sentiment de perdition semble toujours présent, et les petites nouveautés et améliorations que l’on a pues découvrir apportent un certain vent de fraicheur à un gameplay au départ pas dénué de défauts. Reste que Bioshock doit être testé sur la durée pour concrètement connaitre son potentiel et voir si certaines petites erreurs ont été corrigées. On a malgré tout hâte de retourner dans la ville utopique d’Andrew Ryan.

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