Preview de Battleforge

Un peu à  la surprise générale, Electronic Arts a sorti de son chapeau un STR au stade de développement bien avancé et nous a proposé de l’essayer. L’air de dire : « Tenez, regardez ce que l’on a mijoté en secret, ça va tout déchirer ! », l’éditeur américain se montre confiant quant à  l’avenir de ce titre.

En effet, loin de la débauche visuelle d’un Dawn of War II, BattleForge affirme un style bariolé et mignonnet, limite passe partout, qui insiste bien plus sur la fluidité des animations et la cohérence de l’univers que sur du tape-à -l’œil pour grosse configuration. Cette orientation graphique particulière résulte non pas d’un manque de moyens, ni du piètre talent des développeurs – Phenomic (Spellforce 2) tenant la barre du projet –, mais plutôt d’une volonté d’accessibilité. Un jeu peu demandeur en ressources graphiques et bien optimisé pourra tourner sur un plus grand nombre de machines et ainsi séduire un public bien plus large. Atout indéniable quand on envisage sérieusement d’atteindre les sommets des ventes avec un nouveau concept a priori très addictif !

Battleforge l’Assemblée

BattleForge n’est pas un STR classique. Il associe la forme et la prise en main des jeux de stratégie en temps réel avec des éléments de cartes à  jouer. Autrement dit, on pourrait le voir comme un mélange de Warcraft et de Magic l’Assemblée ! Une idée intéressante sur le papier, déjà  éprouvée par certains obscurs développeurs, qui bénéficie enfin, grâce à  BattleForge, d’un digne représentant. Force est de constater que le titre possède une structure très fonctionnelle… Le joueur dispose d’un paquet (deck) de vingt cartes au début de chaque mission, à  choisir parmi sa collection. Elles peuvent être de quatre couleurs (relatives aux forces du Froid, du Feu, de la Nature et des Ombres) et de trois types (unités, sorts, bâtiments). L’utilisation de ces cartes dépend de deux ressources, le Pouvoir et les Orbes, qui s’acquièrent en contrôlant certaines structures éparpillées sur la map. Il n’y a donc pas de construction de base, ni de récolte de ressources à  proprement dit. Le Pouvoir s’accumule automatiquement alors que les monuments à  Orbes servent à  déterminer les cartes que l’on peut jouer. Par exemple, s’il faut deux Orbes rouges et une Orbe incolore (de n’importe quelle couleur) pour invoquer un Dragon à  dents de Sabre, alors le joueur qui dispose de cette carte dans son jeu devra contrôler deux monuments dédiés à  l’élément Feu et un autre monument de n’importe quel bord afin de pouvoir faire apparaître sa créature sur le champ de bataille.

Par ailleurs, contrairement à  un STR classique, l’utilisation des cartes s’avère limitée. Selon leur rareté et leur puissance, on peut abattre un nombre restreint de cartes du même type. Et passé ce chiffre, leur emploi se réduira à  un usage unique et réglementé dans le temps. De même, le nombre total d’unités que l’on pourra aligner reste peu élevé afin de favoriser une microgestion efficace de ses créatures et d’éviter la multiplication d’assauts suicides. Logiquement, un jeu à  base de cartes à  collectionner doit se concentrer sur l’aspect communautaire. Dans ce but, BattleForge se joue nécessairement Online. Cela permet non seulement d’éviter les fraudes, mais aussi de favoriser les échanges entre joueurs. L’acquisition des cartes se fait ainsi de deux manières. Soit on achète des « boosters » (paquets de 8 cartes) grâce aux points accumulés lors des missions – et peut-être aussi, avec des points achetés contre de la monnaie réelle, ce n’est pas encore sûr – soit on pratique l’échange avec les autres joueurs. Et si pour l’instant, seules deux petites centaines de cartes sont disponibles, il est à  parier que les extensions pulluleront aussi rapidement que la fièvre BattleForge se répandra sur le Net !

Le 23/05/2009 à 06:59:02 – Par La Rédaction

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