Preview de Bulletstorm

Bourrin, fun, coloré, voici Bulletstorm, le prochain hit édité par Epic Games.

Bulletstorm - Trailer #1

Lorsqu’Epic Games confie son prochain gros jeu à  un développeur polonais, ça éveille forcément l’attention. Et quand en plus ledit studio a déjà  à  son actif des titres comme Painkiller ou Gears of War version PC, on se dit que le FPS en question –car c’est est un- doit forcément être énorme. Ce futur bébé, c’est Bulletstorm.

La guéguerre des étoiles

Grayson Hunt faisait partie de Dead Echo, un groupe chargé de conduire des missions secrètes pour protéger la paix fragile de l’univers. Mais à  la suite de nombreuses dissensions, il a fini par devenir un pirate alcoolique qui arpente le vide spatial avec son équipage. Attaqué par un énorme croiseur galactique, Grayson parvient à  endommager son adversaire et les deux vaisseaux s’écrasent sur une planète adjacente nommée Stygia. Stygia, c’est une sorte de gigantesque Club Med spatial. Une utopie déchue désertée depuis des années (encore une) où la nature a repris ses droits.

Le problème, c’est que à  l’image de Bioshock, l’endroit est loin d’être tranquille. Le luxueux complexe d’autrefois est maintenant infesté de mutants étranges et de plantes carnivores. Et comme si ça ne suffisait pas, les troupes du vaisseau ennemi ont-elles aussi pris possession des lieux. Le but du joueur dans Bulletstorm sera donc d’exploser littéralement tout ce qui bouge, quitter au plus vite cette planète maudite et, si possible, comprendre si a pu lui arriver.

Effet bœuf

Si vous adorez jouer les ninjas de l’ombre et tuer l’ennemi en silence, vous pouvez quitter cette page. Avec Painkiller en illustre aïeul, Bulletstorm a de qui tenir et ne fait pas dans la dentelle. Qu’il s’agisse de plantes, d’animaux ou d’humains, tous vont goûter aux rangers pointure 45 de Grayson et à  son calibre 12. On peut ainsi frapper les ennemis au corps à  corps en leur éclatant les articulations, tirer dans la tête où les membres pour profiter de la localisation des dégâts –et d’un bruit de pastèque écrasée-, ou encore essayer les nombreux mouvements et gadgets de notre ami pirate.

En plus de nombreuses armes à  feu, Grayson peut faire chuter ses adversaires avec son tacle digne d’un défenseur ukrainien, lancer des bolas explosives ou soulever les ennemis en l’air grâce à  son lasso plasma. Mais tout l’intérêt du jeu, c’est de combiner ces coups pour créer des enchaînements mortels. Par exemple, projeter un soldat en l’air d’un gros coup de tibia dans les valseuses, lui attacher une bolas/grenade à  la tête et d’expédier d’une cartouche de fusil à  pompe vers ses petits camarades. Un carnage ponctué d’un commentaire un peu bovin de l’ami Grayson et d’un nombre de points calculé en fonction de la beauté et de la difficulté du mouvement. Un peu comme à  la gym en fait, mais en plus gore. Ces points qu’on va marquer en explosant joliment le tout venant, vont servir à  débloquer des améliorations pour les armes et l’équipement.

Jardiland

Un renfort bienvenu car Grayson et ses acolytes ne vont pas seulement devoir descendre du troufion de base, des hélicos et quelques cactus. Comme Gears, Bulletstorm promet des duels épiques contre des boss à  la taille titanesque. Celui que nous avons pu voir ressemblait trait pour trait à  Flora Piranha, la plante carnivore délirante de l’univers Nintendo. Sauf qu’ici la bestiole mesurait une cinquantaine de mètres de haut et semblait plus issue d’un Resident Evil ou d’un Lost Planet que de Mario Galaxy. Un combat littéralement énorme dans lequel Grayson devait tirer dans les parties rouges de la bête, tout en évitant de se faire écraser par ses racines de plusieurs tonnes. Forcément difficile à  retranscrire, l’impression de « too much génial » de cet affrontement était en tout cas hallucinante. Un feeling par ailleurs constant tout au long de cette démo.

Parmi les nombreux hits découverts au showcase EA de Londres ce mardi, Bulletstorm a peut-être été celui qui nous a le plus scotché. Visuellement, le titre de People Can Fly est magnifique, fluide et coloré. Et si le gameplay du jeu prend le contrepied total de la concurrence, abonnée au shoot & cover, le résultat est excellent. Les points amassés permettent de débloquer de nouveaux items et donnent envie de multiplier les combos, qu’il s’agisse de créer une bombe humaine ou d’empaler un ennemi sur un cactus façon post-it. Bulletstorm est peut-être un des jeux les moins fins qu’on ait vu depuis longtemps, mais c’est clairement un des plus marrants.

Le 13/05/2010 à 15:05:01 – Par La Rédaction

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