Preview de Codename Panzers – Cold War

A quelques jours de la sortie Codename Panzers – Cold War, nous avons pu mettre la main sur une préversion du jeu.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les conflits de « voisinage », bien que larvés, menaçaient de se déclencher à  tout moment. Tandis que les alliés s’envoyaient des shots de schnaps avec les beautés fatales de l’Allemagne occupée, dans les pays passés sous « tutelle » soviétique, l’ambiance était nettement moins festive. Prenant place dans l’étrange contexte de la guerre froide, ce second (vrai) volet de la saga Codename : Panzers propose de désamorcer des micro-conflits dans le bloc soviétique de 1953. Justement sous-titré Cold War, ce jeu de stratégie en temps réel développé à  quatre mains par les équipes hongroises de Stormregion puis d’InnoGlow, débarquera enfin sur nos PC au mois de février. Une période hivernale propice à  une guerre… froide !

Alerte rouge

Dès la première mission, le ton est donné : vêtu d’un treillis des forces de l’OTAN, on tente de libérer une petite île tombée entre les mains des forces soviétiques. Pour cela, on compose à  sa guise un contingent d’hommes qu’on envoie au front pour prendre possession de positions stratégiques affichées sur la mini-map. En plus de servir à  établir un QG de fortune, certains de ces emplacements prodiguent aussi des unités spéciales et peuvent offrir moult autres bonus. Toutefois, l’intelligence artificielle ne restant pas passive face à  notre soif de domination, elle tente selon le niveau de difficulté choisi, de récupérer ses anciens avant-postes avec plus ou moins d’acharnement. Diviser ses escouades pour mieux régner sera souvent nécessaire pour empêcher les Spetsnatz de regagner des positions souvent durement conquises. Car sans l’aide des chars pour prendre un avantage décisif, les combats bourrins à  souhait donnent alors l’impression de durer une éternité. Surtout quand vous avez dans les deux camps des équipes de soutien médical qui rendent l’infanterie presque invincible. Un élément assez frustrant du jeu, qui vire à  l’horreur quand les véhicules blindés profitent d’une réparation permanente des dégâts. S’il suffit de détruire les unités de soutien pour retrouver un gameplay plus conventionnel, on ne peut qu’espérer un petit rééquilibrage des forces pour rendre ce jeu un chouïa plus agréable. Un travail qui ne devrait pas poser trop de problèmes aux développeurs des studios hongrois, dans la mesure où Cold War ne propose que deux petites factions, chacune disposant d’une demi-douzaine de véhicules et de presque autant de types de fantassins.

Même si l’ensemble ne paraît pas chatoyant à  première vue, le jeu devrait néanmoins nous changer des RTS habituels qui plantent leur décor dans une France occupée, ou qui traitent la guerre froide de manière surréaliste. En matière de réalisation, Panzers fait peau neuve et se dote d’un moteur graphique assez impressionnant. Affichant des véhicules et des environnements très détaillés, le jeu s’offre même le luxe d’offrir de jolis effets de lumière et une multitude d’objets destructibles. Là  où le bât blesse, c’est que cette débauche de détails se paie en contrepartie par des exigences matérielles disproportionnées et un frame-rate vraiment trop bas pour être jouable dès qu’une escouade se trouve à  l’écran. Y jouer relèvera-t-il de la « mission impossible » ?