Preview de Dissidia : Final Fantasy

Avec Dissidia : Final Fantasy, Square Enix entend proposer un jeu de combat atypique, où l’on retrouve de nombreux personnages de la plus célèbre série de RPG japonais. Et après avoir passé quelques heures sur le titre, le pari s’annonce réussi…

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Dissidia : Final Fantasy est d’abord un fantasme de joueur. Le genre de titre qu’on ose à peine imaginer en rêve, parce qu’on sait très bien qu’il ne sortira jamais. Et puis, on se dit que si Mario et Sonic ont été réunis dans un même jeu (chose encore improbable il y a encore quelques années), tout devient réalisable. Alors, on garde un petit espoir, logé dans un coin de la tête. Et puis, l’impensable arrive. Square Enix annonce être en train de préparer un jeu de combat réunissant quelques-uns des personnages emblématiques de sa série Final Fantasy. Depuis quelques temps, le développeur s’est d’ailleurs fait une spécialité d’offrir à ses fans des jeux ou des films qui (en apparence) leur sont en grande partie réservés. On pense notamment à l’excellent Crisis Core ou encore aux longs-métrages animés. Si la qualité n’est pas forcément au rendez-vous (le moyen Dirge of Cerberus), on ne peut nier à chaque fois une volonté de proposer de vrais titres, avec des concepts parfois franchement inédits. Et c’est exactement le sentiment qui ressort après avoir joué quelques heures à Dissidia : Final Fantasy. A savoir, donner aux fans ce qu’ils veulent, à travers un titre original, qui ne ressemble qu’Ã lui.

Squall vs Kefka ? Si, si, c’est possible !

Avant de voir en quoi, Dissidia : Final Fantasy se montre novateur, voyons un peu quels beaux atours il nous offre. Du côté de la galerie de personnages, on retrouve ainsi les héros et bad guys issus du premier au dixième épisode de la série. Deux personnages bonus, tirés des onzième et douzième volets, pourront ensuite être débloqués, au bout d’un certain temps de jeu. Dans l’ensemble, le casting a joué la carte de la sécurité en affichant tous les personnages principaux. On pourra toujours râler de ne pas voir certains seconds couteaux (parfois plus charismatiques), mais on ne va pas non plus faire la fine bouche. Retrouver Cloud, Squall, Cécil, Djidane, Terra ou encore Tidus, d’un côté, et Sephiroth, Ultimécia, Kefka, Jecht, Exdeath ou bien Golbez, de l’autre, il y a de quoi rendre fou d’excitation un bon nombre de fans. Pour réunir tout ce beau monde qui n’aurait, a priori, jamais du se rencontrer, Square Enix n’a pas cherché bien loin. On se retrouve ainsi pour un traditionnel combat entre le Bien et le Mal. A ma gauche la Lumière, dirigée par Cosmos, et à ma droite, les Ténèbres, dirigée par Chaos. Et si le scénario semble être un prétexte invraisemblable, le mode « narration » promet pourtant de ravir les amateurs de la série. Après une première séquence cinématique absolument jouissive (qui symbolise à elle seule le fantasme suscité par le jeu), le joueur se retrouve dans le camp des « gentils ». On y dirige chaque personnage où chacun dispose de sa propre histoire. Et sur les quelques segments effectués, la psychologie et le caractère de nos héros sont respectés. Cloud, plus solitaire que jamais, se pose toujours des questions sur le sens de son engagement à combattre. Tidus a, quant à lui, une nouvelle fois affaire à son père. Et Cécil se retrouve à affronter son frère. On n’évite pas toujours une certaine emphase dans l’écriture, mais, il y a dans cet affrontement ultime, une forme de mise en abyme de la figure héroïque. Les héros se sentent comme condamnés à combattre éternellement, sans forcément savoir pourquoi ils se battent.

Des affrontements à la Dragon Ball

Le mode « narration » se présente in fine comme un Combat-RPG. En effet, comme dans n’importe quel Final Fantasy, votre personnage gagne en expérience au fil des combats. Et tout l’intérêt de Dissidia réside dans ce système évolutif. Au fur et à mesure qu’il progresse, votre avatar apprend de nouveaux coups, ce qui rend les affrontements de plus en plus riches et techniques. En outre, il faut également gérer l’équipement de son héros, ses accessoires mais aussi ses invocations, qu’il est possible d’activer manuellement ou automatiquement sur le terrain. Et si ces dernières n’apparaissent pas à l’écran, c’est pour ne pas hacher des affrontements, rapides, qui durent parfois quelques secondes. Ce n’est que lorsqu’on commence à maîtriser les parades, les esquives ou les contres que les combats peuvent durer un peu plus longtemps. Bien que spectaculaires, ceux-ci s’avèrent néanmoins stratégiques. Il faut avant tout savoir qu’il est impossible d’infliger des dégâts à son adversaire (via la touche carré) sans avoir, au préalable, accumulé suffisamment de bravoure (grâce à la touche rond). D’autre part, outre une façon de combattre qui lui est propre (utilisation de magie, corps à corps), chaque combattant dispose d’une attaque spéciale. Fidèle à chacun des personnages, ce super pouvoir se libre une fois la jauge d’EX remplie. Si celle-ci s’accroît naturellement au cours de votre affrontement, il est également possible de récupérer des orbes sur le champ de bataille. Entièrement en 3D, ces dernières prennent la forme de grandes arènes, dans lesquelles les personnages évoluent en toute liberté. Les combats rappellent d’ailleurs ceux de la série Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi. Comme dans le jeu de Bandai, une touche permet de courir (voler) vers l’adversaire et il n’est pas rare de se rendre coup pour coup au-dessus du vide.

Vous en rêviez, Square Enix l’a fait

Techniquement, les affrontements de Dissidia : Final Fantasy font preuve de fluidité et de dynamisme. Toutefois, on note quelques problèmes de caméra qui viennent rendre la lisibilité de ces derniers parfois difficiles. Et si les aires de combats sont un peu vides, ils jouissent d’une belle profondeur de champ. Il y a encore mille et une choses à dire sur ce titre : les différents modes de jeu (arcade, en ligne) ou encore, sa durée de vie qui s’annonce exceptionnelle pour un jeu de combat. Nous ne manquerons évidemment pas de revenir plus en détails sur tous ces points lors de la sortie du jeu, prévue pour le 4 septembre prochain. En attendant, le titre de Square Enix nous a véritablement impressionné par sa capacité à se réapproprier un genre, tout en mettant en scène des affrontements qu’on ne pensait jamais voir.

Le 07/08/2009 à 11:45:01 – Par Christophe Butelet