Preview de Final Fantasy XIII

Sans aucun doute l’un des plus gros jeux du TGS 2009, Final Fantasy XIII jouait à  domicile, avec une courte démo inédite, aussi envoutante qu’efficace.

Final Fantasy XIII occupait une place de choix sur le stand Sony, avec quelques bornes classieuses accessibles après quelques minutes d’attente et un « show room » composé de dizaines de PS3, bien évidemment toujours bondé. Il faut dire que Square-Enix mise gros avec ce nouvel épisode, étant donné les relatives déceptions qu’ont été Infinite Undiscovery et The Last Remnant. FF XIII ne peut pas décevoir, c’est un fait, et cette nouvelle démo prouvait une fois de plus son statut de mega hit. Cela dit, les 15 minutes de jeu accordées étaient bien insuffisantes pour juger le titre, surtout lorsque l’on est face à  une interface entièrement en japonais.

Esthétiquement éblouissant

La barrière de la langue n’a cependant pas empêché le décrochage de mâchoire vis-à -vis de l’aspect visuel du RPG. Si le moteur graphique n’est peut-être pas le plus impressionnant qu’on ai vu, l’esthétique affichée séduit immédiatement. Cette démo se composait de deux passages distincts, proposant chacun deux environnements différents. Dans le premier, c’est la blonde Lightning qui est à  l’honneur, dans une ville qu’on devine plus ou moins en ruines. Impossible de ne pas faire tourner la caméra pendant de longues secondes pour admirer un environnement aussi bien hostile qu’éblouissant. Le mélange « science-fiction et fantasy » fonctionne à  merveille et la végétation environnante qui gagne la cité apporte un aspect surréaliste des plus plaisants. La carte affichée en haut à  droite de l’écran montre une certaine linéarité dans les chemins proposés, mais cela permet cependant de garder l’ensemble cohérent et détaillé. Changement de décor pour la seconde section de la démo, puisque l’on y explore un donjon souterrain composé d’immenses statues et autres colonnes antédiluviennes. On nage clairement ici dans l’heroïc fantasy, mais toujours avec classe et souci du détail. C’est beau, c’est gigantesque, bref, on en prend plein les yeux.

Des combats dynamiques

Que l’on arpente une ville futuriste ou d’anciennes cavernes, les combats proposés par cette démo étaient nombreux et variés. L’occasion de découvrir un système de jeu qui revient à  quelque chose de plus classique, mais néanmoins extrêmement dynamique. Inutile de préciser ici que toutes les subtilités des affrontements n’ont pas pu être assimilées, mais l’on remarque tout de même le retour de l’ATB (Active Time Battle) qui a fait les beaux jours, entre autres, de Final Fantasy VII. Chaque membre de l’équipe peut agir lorsque sa jauge d’action est remplie, à  la différence ici que leur position durant le combat influence les actions possibles. Un système de « Chain » fait également son apparition, permettant, en gérant au mieux ses attaques, d’étourdir les ennemis et les achever ainsi beaucoup plus vite. Plus que jamais, les combats de FF XIII sont extrêmement visuels et cinématographiques. Et c’est d’autant plus vrai lorsque l’on invoque une créature pour nous prêter main-forte. Chaque invocation est un régal pour l’oeil, tant la créature appelée est impressionnante. Il est même possible, au bout d’un certain temps, de transformer celle-ci en monture/véhicule futuriste. On a pu ainsi assister à  une transformation en moto permettant à  Snow Villiers (le beau gosse blondinet affublé d’un éternel bonnet) d’écraser ses ennemis avec force et fracas. Bref, les combats de FF XIII donnent dans la démesure et le grandiloquent, sans virer toutefois dans le ridicule. Un exploit en soi.

Décembre, en attendant

Il reste encore des milliards de détails à  connaître à  propos de Final Fantasy XIII. Cette nouvelle démo nous a néanmoins ouvert les yeux sur un RPG à  l’envergure immense. En gestation depuis de nombreuses années, le hit de Square-Enix respire le peaufinage extrême et l’amour du détail. Vitrine technologique, univers complexe, histoire forte (on l’espère), ce nouvel épisode de la saga a toutes les chances de devenir la future référence du RPG nippon sur consoles de salon. Un plaisir auquel le public japonais va pouvoir goûter dès le 17 décembre prochain. Quant à  l’Europe, il faudra malheureusement patienter jusqu’à , au moins, le premier semestre 2010. Que l’attente va être longue…