Preview de Left 4 Dead 2

C’est suite à  l’invitation d’Electronic Arts que la rédaction de JVN.com s’est rendue à  Londres ce jeudi pour une journée exclusivement consacrée à  nos putrides amis les zombis.

A la vie à  la mort

Vous l’aurez compris, il s’agissait bien entendu de se confronter à  la polémique Left 4 Dead 2 et sa cohorte d’infectés. Entre deux faux zombis qui amusaient les passants et deux vrais barmen qui occupaient la presse, nous avons donc pu passer quelques dizaines de minutes sur le mode campagne de Left 2. Rien de bien neuf à  se mettre sous la dent –peu de nouvelles infos et une démo datée de l’E3-, simplement jouer plus longuement au jeu pour se forger une vraie impression, loin des essais-minute du salon de Los Angeles. C’est donc quatre à  quatre qu’on a pu arpenter les rues mal famées de la Nouvelle-Orléans avec des sessions de jeu portant sur une seule des cinq campagnes annoncées, The Parish. Après avoir parcouru le niveau en compagnie de Coach, Nick, Ellis et Rochelle –abattue d’un tir ami peu avant la fin, un allemand qui se la jouait perso-, un constat s’impose de lui-même. Peu importe que la partie se déroule de jour où de nuit, Left 4 Dead reste Left 4 Dead et c’est toujours aussi fun. L’agencement des chemins est bien pensé, chacun trouve sa place naturellement sur les points de tir –sauf Rochelle, qui a fini par payer la note-, bref les zombis défilent et les réflexes sont là . On aurait pu craindre que dégommer du mort-vivant sous le soleil de Louisiane casserait quelque peu le trip. Tout faux. L’ambiance de Left 4 Dead ne vient pas de son brouillard ni de ses tombes. Qui l’eu cru avouez.

Mieux, le jeu s’offre un dynamisme incroyable sur ce qui fait tout le sel des campagnes, le grand final. Oubliez le remake de Fort Alamo sur le toit de No Mercy, il va falloir courir -et tirer- en même temps. Le final de la campagne que nous avons pu essayer nous plaçait sur un pont accidenté digne d’un film catastrophe. Et pas de point à  défendre ici, simplement avancer le plus vite possible pour tenter de rallier un hélico, le tout sous les assauts d’une armée des morts en surnombre. Faire vite et bien donc. Pas facile, surtout avec une Rochelle-boulet. Heureusement, plus que les quelques armes de notre galop d’essai, la version définitive du jeu devrait offrir aux joueurs de quoi se défendre. Lance-flammes, tronçonneuse, hâche ou encore poêle à  frire –et bien d’autres- seront ainsi au programme. Du grand n’importe quoi jouissif en perspective. Le cousin Dead Rising n’est pas loin et on aime ça.

Valve sous pression

Pourtant quelques points fâcheux entachent le monde horrifique de Left 4 Dead 2. L’IA, tout d’abord, mérite toujours quelques ajustements. Zombis suicidaires, passifs ou justes idiots, il reste quelques mois à  Valve pour peaufiner le comportement de ses infectés. On peut leur faire confiance la-dessus. évoquons maintenant le cas du Charger. Premier (et le seul) des nouveaux infectés spéciaux à  avoir été présenté au public, un gros fonceur à  mi-chemin entre le tank et le zombi de base. Malheureusement, le bestiau semble faiblard et facile à  abattre. Difficile de lui trouver une utilité comparé aux rôles millimétrés des spéciaux de Left 1. Espérons que les autres nouveaux venus rehaussent le niveau ou que le colosse soit plus dur à  dessouder en montant le niveau de difficulté car deux coups de shotgun en normal suffisent pour en venir à  bout. Mais le vrai point gênant est que Left 4 Dead 2 semble si facile à  appréhender, c’est en partie parce qu’il laisse une impression constante de déjà -vu. Parfaitement acceptable pour un contenu additionnel, moins pour un titre à  part entière. La fameuse polémique dont nous vous parlions plus haut. En cause, la grogne des fans déçus de voir l’arrivée de ce qui fut hâtivement décrit comme un simple « patch à  cinquante euros ». Alors que Valve est connu pour supporter ses jeux durant des années, l’arrivée d’une suite moins d’un an après la sortie du premier Left apparaît en effet pour le moins prématurée. Ajoutez à  cela la peur de voir la communauté se dissoudre en deux entités et la boucle est bouclée.

Left 4 Dead 2 ne serait-il qu’une simple entourloupe commerciale comme les mauvaises suites de films balancées en direct to video ? Ce serait vendre la peau du zombi avant de l’avoir tué –encore-. Car Valve n’a pas pour habitude de gâcher ses licences les plus juteuses. Le meilleur semblerait même à  venir concernant Left 2 vu le nombre d’éléments que l’éditeur garde sous le coude. Quid du nombre de nouvelles armes ? Des infectés spéciaux –le vaudou pourrait être de la partie- ? Des nouveaux modes de jeu ? Des monceaux de succès à  débloquer ? On ne sait finalement que bien peu de choses sur les qualités intrinsèques du jeu. Et sous ses dehors de gros addon au prix fort, Left 4 Dead 2 pourrait bien réussir son pari. Nous faire replonger dans l’enfer zombi en gardant intact le plaisir de l’expérience Left 4 Dead. Mission à  priori facile, à  condition que l’ambiance et le contenu suivent. La communauté aussi.

Le 03/07/2009 à 10:35:02 – Par Bruno Pennes

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