Preview de Silent Hill : Homecoming

Faute de nouvelles d’un Silent Hill sur PC depuis presque cinq ans, il était légitime de penser que le quatrième opus avait mis un point final à  la saga. Que nenni ! Quelque peu oubliée par l’équipe japonaise de KCET, la licence revient d’entre les morts grâce aux efforts du studio américain de Double Helix.

Retour dans l’horreur

Anciennement connus sous le nom de Shiny Entertainment, les géniteurs d’Earthworm Jim et de MDK délaissent l’ambiance délirante de leurs précédentes productions, lui préférant l’univers sombre et morbide de Silent Hill. Intitulé Homecoming, ce survival horror à  la troisième personne nous fera suivre les exploits d’un ancien militaire revenu au pays pour retrouver son jeune frère mystérieusement disparu. Une recherche qui débute tambour battant dans un asile d’aliénés désaffecté, l’endroit idéal pour jouer sur nos peurs les plus profondes. Les joueurs les plus téméraires doivent se préparer à  sursauter devant leur écran, telles des jouvencelles apeurées ! En effet, le lieu étant plongé dans l’obscurité, le moindre bruit comme le cri d’un nouveau-né venant percer le silence lourd et pesant… nous glace le sang !

Et c’est le casque audio vissé sur la tête que l’on explore la petite nurserie de l’asile, à  la recherche d’une série de chiffres qui permettront de faire sortir le garçonnet de sa cellule. Sitôt les deux parties du code dénichées derrière des radiographies, le frangin fraîchement délivré s’empresse de détaler comme un lapin blanc à  travers l’hosto. Lancé à  sa poursuite, on se retrouve enfermé dans les toilettes pour un tête-à -tête sanglant avec l’une des infirmières démoniaques. Armé d’un poignard, on expérimente sur cette vile créature la petite panoplie d’actions qui permettent d’enchaîner les coups assez facilement. Taillé pour le close combat, notre vaillant soldat trucide en moins de deux une aide soignante qu’on aurait aimée plus tenace.

Peur de la déception

L’action étant trop éparpillée et rarement surprenante, on aurait même tendance à  s’ennuyer ferme par moments. Et ce ne sont pas les quelques attaques de cancrelats voraces ou les petits groupes d’infirmières psychopathes qui pourraient nous faire paniquer. Impossible de succomber à  un infarctus étant donné que depuis Silent Hill 4, des jeux comme Left 4 Dead ou Resident Evil 4 nous ont habitués à  fracasser du zombie hargneux par wagons entiers. Mais, à  l’instar de ses prédécesseurs, Homecoming est doté d’une ambiance unique qui distille savamment la peur. Une frousse exacerbée ici par des environnements glauques et dérangeants, aux murs parcourus par des tentacules sanguinolents. Le jeu ne se limitant pas à  l’asile, on arpente toujours les rues embrumées d’un village abandonné, dans le but de casser de la bestiole cauchemardesque et de résoudre des énigmes.

Sans vraiment jouer la carte de l’innovation, Double Helix s’est contenté d’apporter à  ce Silent Hill des critères de base dictés par le cahier des charges des consoles nouvelle génération. Ainsi, en sus de graphismes plus détaillés et « magnifiés » par les shaders, on profite également d’une gestion de la physique et de séquences en Quick Time Event. Des actualisations mineures qui auront bien du mal à  masquer l’aspect trop old school de Silent Hill : Homecoming…