PS4 contre Xbox One : les langues se délient

Edge relance la rubrique PS4 contre Xbox One en publiant un article nourri de plusieurs témoignages de développeurs. Sous couvert d’anonymat, cela va de soi, les studios n’hésitent pas à évoquer plus librement les différences entre les deux machines.

Tout comme cet ancien de People Can Fly récemment, les contacts de Edge confirment qu’il existe une différence de 40% à 50% en faveur de la PS4 dans la vitesse de lecture de la mémoire (la GDDR5 en action) mais aussi dans l’Unité Arithmétique Logique (UAL). Les sources décrivent la différence de performance entre les deux consoles comme étant « significative » et « évidente » et l’un des développeurs n’hésite pas à affirmer que l’utilisation de l’ESRAM sur Xbox One complique la tâche par rapport à l’environnement de travail de la PS4, qui présente une mémoire unifiée (la demande numéro 1 des studios, selon Mark Cerny). Quant aux améliorations de dernière minute de la Xbox One (CPU et GPU) elles sont jugées « non significatives » mais « toujours mieux que rien ».

Un autre développeur explique que les deux consoles ne sont d’ailleurs pas encore vraiment à maturation, dans le sens où Sony et Microsoft continuent de travailler pour optimiser les pilotes graphiques. Et là encore, la Xbox One en prend pour son grade, deux sources affirmant que Microsoft a clairement pris du retard dans ce domaine.

Un lot de consolation tout de même pour la machine de Microsoft, qui disposerait aussi de ses propres forces dans certains domaines. « Mettons que vous utilisez de la génération procédurale ou du lancer de rayon (raytracing) avec des surfaces paramétriques, autrement dit que vous utilisez beaucoup de mémoire et peu de texturing ou de AUL : la Xbox One serait probablement plus rapide », explique un développeur.

Les sources expliquent que chaque constructeur invite les studios à tirer parti des fonctions propres aux supports, comme le pavé tactile de la DualShock 4 ou Kinect, mais les développeurs interrogés par Edge ne se montrent pas particulièrement emballés. « A moins qu’il y ait une vraie bonne raison de design, on s’en sert rarement. »

Comme l’avait déjà expliqué l’ancien de People Can Fly, il ne devrait pas y avoir de différences perceptibles entre les jeux multisupport PS4 et Xbox One. « La faiblesse des pilotes graphiques nous a compliqué la tâche pour l’une comme pour l’autre, et les développeurs ne sont pas encore habitués aux hardware », estime une source. Une autre conforte cette idée en ajoutant que les machines ne commenceront à faire parler leurs spécificités que durant la seconde vague de jeux.

Un autre développeur revient sur un problème qui fâche, à savoir l’idée qu’un jeu multisupport pourrait délibérément ne pas exploiter la PS4 pour ne pas afficher une différence nette avec son équivalent Xbox One. Un véritable problème politique entre studios et constructeurs pourrait se poser si les jeux PS4 étaient livrés avec une résolution et une fluidité sensiblement supérieure. Rappelons que Microsoft est un grand amateur de parité, quand ça l’arrange.

Mais un autre témoignage présente le problème sous un angle différent. « Ce serait tout à fait normal pour nous de faire une version plus belle sans rencontrer le moindre obstacle politique, mais généralement ça n’a pas de sens financièrement. »

Le 14/09/2013 à 08:18:50 – Par Steeve Mambrucchi @Steeve_JVN