PS4 : les piliers de l'autoédition

Sony détaille les avantages de publier son jeu sur PS4 en tant que développeur indépendant.

Durant la Develop Conference de Brighton, Sony est revenu sur une de ses passions du moment : le déroulé de tapis rouge pour développeurs indépendants. Agostino Simonetta, chargé des relations développeurs, a présenté les quatre piliers qui jalonnent le cheminement d’un petit studio sur PS4.

Premier pilier : tout développeur est un éditeur. C’est un élément crucial qui distingue encore actuellement Sony de Microsoft, puisque les studios ne sont pas obligés de s’associer et donc de partager leurs bénéfices avec un éditeur. « Ceci est fondamental et pose les bases de notre relation avec nos partenaires. Chaque développeur est un éditeur, en ce qui nous concerne. On ne fait pas de séparation, de ségrégation entre les indé et les éditeurs traditionnels. »

Cette philosophie se traduit assez bien sur le site officiel de la PS4 où les indies comme The Witness, Transistor ou Outlast sont mélangés aux Killzone, Watch_Dogs et Battlefield 4. Les studios les plus petits ont ainsi la possibilité de contrôler la date de lancement d’un produit, son prix et ses promotions. Un exemple intéressant nous est venu récemment de Zombie Studios, qui a la possibilité de fixer le prix des microtransactions de son Blacklight Retribution sur PS4, chose qu’il ne peut même pas faire sur PC à cause de Perfect World.

Second pilier : l’égalité dans le soutien que Sony peut apporter à tous ses partenaires. La qualité du support n’étant pas dicté par le nombre de jeux publiés ou les revenus générés.

Troisième pilier : offrir une relation personnelle. C’est à dire permettre aux développeurs de s’adresser facilement à des personnes sans passer par des portails et des questionnaires sans âme. Parmi les personnalités les plus importantes de cette relation directe figurent Adam Boyes (présent à la conférence E3 de Sony) ou Shahid Ahmad qui sollicite parfois les joueurs comme lorsqu’il leur demande de voter pour le RPG japonais qu’ils aimeraient voir sur PS Vita.

L’équipe support de Sony est disponible sans frais et sans limite quant au nombre de requêtes. Elle opère à travers des visites dans les studios ou encore des conférences téléphoniques. « Pour nous il est crucial que chaque studio qui travaille avec PlayStation puisse nous parler dès que souhaité. »

Quatrième pilier : pas de barrières, juste des jeux. Il s’agit principalement de simplifier le processus de validation d’un jeu (le développeur soumet son jeu à Sony avant sa disponibilité sur le PSN) en une seule étape. Lorsqu’un petit studio cherche à savoir s’il peut sortir son jeu sur PS4, la réponse de Sony ne doit pas excéder une semaine. Ceci fait, les studios peuvent annoncer officiellement que leur jeu sera disponible sur PS4. Un temps de réaction qui devrait s’avérer pratique, en particulier pour les projets Kickstarter qui peuvent ajouter la PS4 dans leur stretch goals en cours de route (un cas qui s’est récemment produit avec Soul Saga).

Simonetta indique que plus de 500 jeux en provenance de 160 partenaires ont été autopubliés sur le PlayStation Network au total.

Le 11/07/2013 à 02:25:43 – Par Steeve Mambrucchi @Steeve_JVN

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