Test Anarchy Reigns

Anarchy Reigns est sorti en juillet 2012 au Japon, et il a mis près de 6 mois à arriver chez nous. Pour un RPG, ça peut être compréhensible, mais pour un « simple » jeu d’action, la situation est assez inhabituelle, voire louche. A vrai dire, nous n’avons jamais vraiment cru en ce jeu, et ce depuis notre premier essai lors de l’E3… 2011. Ce jeu de combat en 3D était déjà bien moche à l’époque, et ça ne s’est pas amélioré.

Anarchy derrière l’église

Anarchy Reigns est un jeu d’action mettant en scène des personnages issus de quelques anciens titres du studio, tel que Bayonetta, Vanquish ou MadWorld (des bons jeux, vous l’aurez noté). S’y ajoutent quelques autres créations originales, et tous vont devoir se foutre sur la gueule dans différents niveaux remplis de pièges. Un jeu principalement axé sur le multijoueur donc, qui propose plusieurs modes bien connus du genre Bataille royale (16 joueurs chacun pour soi), Match à mort en solo ou en équipe, Capture du drapeau, etc. Rien de franchement dingue, mais au moins il y a du choix. Les palettes de mouvements des personnages ne sont pas dingues mais suffisent à engendrer des combats plutôt techniques et difficiles, et pourtant terriblement répétitifs. Les chopes sont relous, la caméra a parfois du mal à suivre l’action, et l’architecture des niveaux n’a rien de transcendant. Et puis il faut le dire et le répéter, c’est vraiment très très moche. Il n’y a que le look des persos qui est à sauver.

La punition

Et justement, pour profiter de tous les personnages que propose le jeu, encore faut-il les débloquer dans le mode solo. Et là, ça devient encore pire. Tristes à mourir, ces arènes – plus grandes mais pas plus belles – manquent cruellement de détails, de couleurs, elles sont floues et vraiment sans intérêt. Des grappes d’ennemis viennent vous agresser de temps à autres, de la chair à canon que vous éliminerez sans le moindre problème, dans un ennui absolu. De temps en temps, un nouvel objectif apparaît sur la carte, vous demandant généralement d’éliminer un paquet d’ennemis en un temps limité. Avec beaucoup de patience, vous passerez au niveau suivant, et débloquerez ainsi de nouveaux protagonistes. C’est d’une pauvreté absolue, le degré zéro du game design. Vous aurez compris qu’il nous est absolument impossible de vous conseiller ce titre, sachant qu’en plus il est vendu entre 60 et 70 Euros. Que vous soyez fans ou pas du studio Platinum, ne vous faites pas avoir.