Test Bee Movie : Le Jeu

Qui n’a jamais rêvé de porter la tenue jaune et noire de Maya l’Abeille, bourdonnant dans les airs, et sautant sur des nénuphars ? Activision réalise ce rêve avec la version jeu vidéo de Bee Movie, le dernier film d’animation de DreamWorks en salles. Clairement destinée à un public plus jeune, cette adaptation remplit avec bonheur ses objectifs : amusante et légère.

Vous incarnez Barry B. Benson, une abeille fraîchement diplômée qui refuse de travailler le reste de sa vie à la miellerie Honex. Barry fera tout ce qu’il peut pour éviter cette perspective d’avenir unique en essayant plusieurs carrières. Vous démarrez donc le jeu dans la ruche et vous êtes libre d’explorer à la recherche d’activités plus ou moins lucratives. Bien sûr, vous pouvez toujours choisir d’aller à Honex et essayer la cueillette du miel. Mais vous préférerez peut-être découvrir d’autres carrières (et des risques indus) qui correspondent mieux à votre goût dans l’action. Ces différents jobs sont l’occasion de nombreux mini-jeux qui se répartissent en deux types bien spécifiques. D’un côté, il y a les courses, avec des métiers comme les chauffeurs de taxi, les livreurs de nourriture ou encore les pilotes. Les tests de compétences, quant à eux, portent sur le métier de récolteur de miel, de grutier ou de mécanicien. Tous ces mini-jeux ont des intérêts différents, le plus intéressant étant sans aucun doute le clone de Mario Kart. Ils permettent tous les deux de gagner quelques gouttes de nectar, la monnaie actuelle des abeilles, que Barry pourra utiliser pour acheter des vêtements et des véhicules dans des magasins spécialisés.

Tous ces métiers disposent également d’un kiosque dédié où vous pourrez revenir vous connecter à votre guise pour les pratiquer : chaque mini-jeu propose une dizaine de niveaux qui vous attendent, à la difficulté croissante et parfois un peu pour le public cible trop élevé. Quoi qu’il en soit, pouvoir se déplacer librement dans la ruche est très agréable, surtout lorsqu’elle est densément peuplée et animée, marchant, volant ou conduisant sa petite voiture pour travailler avec ses compagnons. Cette dimension du jeu a une frénésie GTA chez les abeilles, sauf qu’on contourne la ruche très rapidement et qu’il est impossible de renverser la vieille mamie qui vole son sac à main. Parce que Barry est un insecte sage !

En tout cas, il ne fait aucun doute que Barry peut se passer indéfiniment d’objectifs précis. Tout comme une scène du film, il rejoint l’escadron du dieu soleil du pollen et réalise bientôt son rêve de découvrir le monde extérieur. Leur objectif est de faire voler des pollinisateurs vers les parcs en fleurs de Manhattan pour récolter le précieux matériau. Hormis le voyage au parc précité, où il faut éviter les obstacles lorsqu’on tire à pleine vitesse, la récolte en elle-même nécessite tout de même un virage assez ennuyeux : la gâchette gauche pour viser une fleur, la droite pour extraire le pollen ou soigner ceux qui sont malades… nous avons vu de plus merveilleux. Plusieurs équipes de libellules viennent vous déranger de temps en temps, mais n’ont aucune incidence sur les aspects hypnotiques de ces étapes du jeu.

Heureusement pour vous, malheureusement, Barry n’a besoin que d’une seule mauvaise chose pour que les choses restent vraiment intéressantes : la météo ! La pluie s’est mise à tomber, provoquant une panique générale chez les abeilles, pour qui elle représentait un réel danger. Ensuite, Barry doit activer ses pouvoirs spéciaux Pollen Apollo : « Super Responses », qui lui permettent de ralentir le temps, de slalomer entre les gouttelettes et de voler d’abri en abri. Il peut aussi voler plus vite grâce aux courants d’air ou respirer sous un parapluie humain. Ou comment crafter des étapes de jeu astucieuses et dynamiques a priori sans intérêt. Mieux : Vos frustrations vis-à-vis du monde extérieur vous amèneront inévitablement à rencontrer des humains qui, loin d’apprécier ceux dont ils mangent du miel, essaient la plupart du temps de vous éliminer. Le jeu prend alors une forme simple mais adaptée de Quick Time Event, où il faut appuyer sur le bon bouton au bon moment pour ne pas être submergé. La plupart de ces moments d’interactivité limités mais amusants et spectaculaires sont tirés directement des scènes intenses du film.

Si ce voyage infiniment petit est si agréable, c’est parce qu’il permet – non sans beaucoup d’humour et secondaire – de prendre le recul de ces insectes dont l’auteur tire son attitude et une posture véritablement humaine. Barry et ses compatriotes bénéficient ainsi d’un accent particulier sur le graphisme et l’animation, un honneur pour un film DreamWorks. On ne peut pas en dire autant des arrière-plans dépourvus de polygones et décorés de textures légèrement inégales. Le monde extérieur est beau, mais la ruche et son environnement fade ne le sont pas, et les textures ne sont pas très agréables à l’œil. En retour, le moteur de jeu bénéficie d’une grande flexibilité dans toutes les situations, gardant l’action vivante. Ce que nous regrettons encore plus, c’est l’absence d’un bon environnement de pêche. C’est très décevant, et malgré la bonne qualité du doublage français, il parvient à ramener l’humour ridicule de certains dialogues. Mais le vrai point faible du côté technique de Bee Movie est sa jouabilité, un peu pénible dans la gestion de la caméra et la maniabilité approximative à certaines étapes du jeu, notamment la phase de vol. Cette prise en main est d’autant plus problématique que le jeu s’adresse à un public particulièrement jeune. Mais cela ne doit pas cacher son plaisir, car malgré quelques défauts techniques mineurs, Bee Movie est un jeu amusant et varié. C’est le principal, d’autant que la présence d’un mode multijoueur en écran partagé est l’occasion de prolonger le plaisir entre amis.

En résumé !

Test Bee Movie : Le Jeu

Qui n'a jamais rêvé de porter la tenue jaune et noire de Maya l'Abeille, bourdonnant dans les airs, et sautant sur des nénuphars ? Activision réalise ce rêve avec la version jeu vidéo de Bee Movie, le dernier film d'animation de DreamWorks en salles. Clairement destinée à un public plus jeune, cette adaptation remplit avec bonheur ses objectifs : amusante et légère. Vous incarnez Barry B. Benson, une abeille fraîchement diplômée qui refuse de travailler le reste de sa vie à la miellerie Honex. Barry fera tout ce qu'il peut pour éviter cette perspective d'avenir unique en essayant plusieurs carrières. Vous démarrez donc le jeu dans la ruche et vous êtes libre d'explorer à la recherche d'activités plus ou moins lucratives. Bien sûr, vous pouvez toujours choisir d'aller à Honex et essayer la cueillette du miel. Mais vous préférerez peut-être découvrir d'autres carrières (et des risques indus) qui correspondent mieux à votre goût dans l'action. Ces différents jobs sont l'occasion de nombreux mini-jeux qui se répartissent en deux types bien spécifiques. D'un côté, il y a les courses, avec des métiers comme les chauffeurs de taxi, les livreurs de nourriture ou encore les pilotes. Les tests de compétences, quant à eux, portent sur le métier de récolteur de miel, de grutier ou de mécanicien. Tous ces mini-jeux ont des intérêts différents, le plus intéressant étant sans aucun doute le clone de Mario Kart. Ils permettent tous les deux de gagner quelques gouttes de nectar, la monnaie actuelle des abeilles, que Barry pourra utiliser pour acheter des vêtements et des véhicules dans des magasins spécialisés. Tous ces métiers disposent également d'un kiosque dédié où vous pourrez revenir vous connecter à votre guise pour les pratiquer : chaque mini-jeu propose une dizaine de niveaux qui vous attendent, à la difficulté croissante et parfois un peu pour le public cible trop élevé. Quoi qu'il en soit, pouvoir se déplacer librement dans la ruche est très agréable, surtout lorsqu'elle est densément peuplée et animée, marchant, volant ou conduisant sa petite voiture pour travailler avec ses compagnons. Cette dimension du jeu a une frénésie GTA chez les abeilles, sauf qu'on contourne la ruche très rapidement et qu'il est impossible de renverser la vieille mamie qui vole son sac à main. Parce que Barry est un insecte sage ! En tout cas, il ne fait aucun doute que Barry peut se passer indéfiniment d'objectifs précis. Tout comme une scène du film, il rejoint l'escadron du dieu soleil du pollen et réalise bientôt son rêve de découvrir le monde extérieur. Leur objectif est de faire voler des pollinisateurs vers les parcs en fleurs de Manhattan pour récolter le précieux matériau. Hormis le voyage au parc précité, où il faut éviter les obstacles lorsqu'on tire à pleine vitesse, la récolte en elle-même nécessite tout de même un virage assez ennuyeux : la gâchette gauche pour viser une fleur, la droite pour extraire le pollen ou soigner ceux qui sont malades... nous avons vu de plus merveilleux. Plusieurs équipes de libellules viennent vous déranger de temps en temps, mais n'ont aucune incidence sur les aspects hypnotiques de ces étapes du jeu. Heureusement pour vous, malheureusement, Barry n'a besoin que d'une seule mauvaise chose pour que les choses restent vraiment intéressantes : la météo ! La pluie s'est mise à tomber, provoquant une panique générale chez les abeilles, pour qui elle représentait un réel danger. Ensuite, Barry doit activer ses pouvoirs spéciaux Pollen Apollo : "Super Responses", qui lui permettent de ralentir le temps, de slalomer entre les gouttelettes et de voler d'abri en abri. Il peut aussi voler plus vite grâce aux courants d'air ou respirer sous un parapluie humain. Ou comment crafter des étapes de jeu astucieuses et dynamiques a priori sans intérêt. Mieux : Vos frustrations vis-à-vis du monde extérieur vous amèneront inévitablement à rencontrer des humains qui, loin d'apprécier ceux dont ils mangent du miel, essaient la plupart du temps de vous éliminer. Le jeu prend alors une forme simple mais adaptée de Quick Time Event, où il faut appuyer sur le bon bouton au bon moment pour ne pas être submergé. La plupart de ces moments d'interactivité limités mais amusants et spectaculaires sont tirés directement des scènes intenses du film. Si ce voyage infiniment petit est si agréable, c'est parce qu'il permet - non sans beaucoup d'humour et secondaire - de prendre le recul de ces insectes dont l'auteur tire son attitude et une posture véritablement humaine. Barry et ses compatriotes bénéficient ainsi d'un accent particulier sur le graphisme et l'animation, un honneur pour un film DreamWorks. On ne peut pas en dire autant des arrière-plans dépourvus de polygones et décorés de textures légèrement inégales. Le monde extérieur est beau, mais la ruche et son environnement fade ne le sont pas, et les textures ne sont pas très agréables à l'œil. En retour, le moteur de jeu bénéficie d'une grande flexibilité dans toutes les situations, gardant l'action vivante. Ce que nous regrettons encore plus, c'est l'absence d'un bon environnement de pêche. C'est très décevant, et malgré la bonne qualité du doublage français, il parvient à ramener l'humour ridicule de certains dialogues. Mais le vrai point faible du côté technique de Bee Movie est sa jouabilité, un peu pénible dans la gestion de la caméra et la maniabilité approximative à certaines étapes du jeu, notamment la phase de vol. Cette prise en main est d'autant plus problématique que le jeu s'adresse à un public particulièrement jeune. Mais cela ne doit pas cacher son plaisir, car malgré quelques défauts techniques mineurs, Bee Movie est un jeu amusant et varié. C'est le principal, d'autant que la présence d'un mode multijoueur en écran partagé est l'occasion de prolonger le plaisir entre amis.
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