Test d’Ace Combat : Distant Thunder

La référence des simulations aériennes atterrie une nouvelle fois sur une console Sony. Après un petit détour par le futur avec le troisième volet, Ace Combat revient à ses habitudes avec des avions bien réels et un monde qui l’est plus que jamais.

Un monde aux apparences réelles certes, mais seulement de part sa géographie et ses graphismes troublants de vérité, car au niveau du contexte politique, il n’a vraiment rien à voir avec notre monde tourmenté par des terroristes religieux. Ici il faut mettre fin à une guerre équilibrée entre deux camps que tout oppose, sauf au niveau de l’arsenal puisque tous deux sont surarmés, notamment d’avions de chasse dernier cri. 

Après la guerre des étoiles, la guerre des météorites… Le jeu étant tout en japonais, pas facile de vous donner les détails du scénario. D’autant que pendant l’aventure, seuls quelques magnifiques dessins accompagnés d’une voix-off en bruit de fond décrivent le déroulement de l’histoire. Et puis pour compliquer la compréhension de la trame scénaristique, des flashs-back semblent intervenir… C’est pour ces raisons qu’il est peut être plus raisonnable que je me contente de vous rappeler les informations que les fidèles lecteurs connaissaient déjà.
L’action a donc pour toile de fond un conflit entre plusieurs nations, mais au-delà de cette lutte, Ace Combat 4, c’est surtout une affaire de vengeance… Après avoir subi le crash de centaines de météorites, des cratères se sont formés un peu partout sur le continent Yujia. Outre les perturbations naturelles que cette pluie entraîne, elle sera surtout l’élément déclencheur qui rompra la paix fébrilement installée depuis seulement quelques années entre les différents pays jusque là plus ou moins repliés sur eux-mêmes.
Le joueur intervient dans le conflit en 2004, en tant que jeune pilote dont les parents furent tués dix ans plus tôt, il n’était alors qu’un enfant. Depuis ce drame, une seule idée hante son esprit, celle de venger sa famille en éliminant l’armée qui les avait bombardés… 

Direction les menus Des menus designs et high-tech comme seuls Namco ou Psygnosis savent les faire sont au rendez-vous. La navigation n’est pas toujours très claire (les écritures se confondent avec les arrière-plans en 3D) mais en met plein la vue, et c’est déjà pas si mal.
Ce quatrième volet a beau tourner sur une nouvelle console, le principe ne bouge pas d’un iota : il faut d’abord s’acheter un avion, forcément limité en performance mais en accord avec votre modeste budget. Ensuite direction la première mission dont le déroulement est largement décrit dans un briefing s’appuyant sur une carte de la région en 3D. Dessus sont répertoriés et détaillés les objectifs principaux ainsi que les cibles secondaires, aussi bien aériens que terrestres ou marins. Ensuite c’est parti la mission… Difficile de faire plus conventionnel.
Mais ne croyez pas que ce premier volet du 3e millénaire se résume à ça. Quelques suppléments sont au rang des nouveautés. Dans ce domaine on pourrait parler de la gestion de l’argent qui s’étoffe légèrement avec la possibilité d’acheter pour chaque appareil, d’autres types de missiles. La distribution de l’argent est conditionnée par les performances atteintes en mission, éliminer le plus de cibles possible dans le temps imparti rapporte évidemment plus d’argent.
Pour conclure sur les menus, il est bon de savoir qu’un tas de modes plus ou moins utiles sont présents: Trial Mission, Free Mission, Tutorial (pour apprendre les rudiments du pilotage), et un VS Mode qui fait son retour après une absence dans le 3. Mais il n’y a rien à faire, il ne convainc toujours pas… On a du mal à atteindre son adversaire, on se cherche sans vraiment se trouver, bref on ne s’amuse pas. C’est à croire que le sérieux des avions de chasse ne leur permet pas ce genre de petits jeux amicaux. 

Un pilotage à la fois réaliste et accessible Les nombreux boutons de la Dual Shock 2 sont très adaptés aux simulations aériennes et c’est tout naturellement que la prise en main se fait dans ce AC4. Le stick analogique gauche permet de diriger les gouvernes de direction tandis que le droit contrôle en temps réel les mouvements de caméra et ce sur tous les angles possibles. L’accélération et le « freinage » se font à l’aide des touches L et R. Les autres boutons sont assignés aux fonctions indispensables : missiles, mitrailleuse, carte, changement de vue (3 au total) et de cible lockée. En pressant la croix digitale vers le haut, on active un mode automatique qui replace l’avion à l’horizontal. A utiliser en cas d’urgence les premiers temps. Enfin la vue cadrant la cible qui fut introduite dans le troisième volet est reconduite pour notre grand plaisir dans cet épisode 128 bits. En effet, en maintenant la touche triangle, une caméra montre votre cible, plus vous appuyez fort et plus le zoom est important (merci les boutons analogiques). C’est un petit plus qui n’apporte pas grand chose sur l’efficacité des tirs mais est bien fun pour savourer la destruction des cibles concernées ou admirer un avion touché aller s’encastrer dans une montagne. 🙂 

Enfin des ravitaillements dans Ace Combat ! Pour la première fois dans la série, il est possible à tout moment d’aller faire le plein de missiles et de balles dans sa base. Les réserves de munitions sont plus que jamais rationnées et pour de longues missions, on se retrouve vite à court d’armement. Dans ces cas là, il suffit d’aller rejoindre son camp allié dont la position est visible sur la carte. Une fois la ligne imaginaire franchie, une séance d’atterrissage très simple est requise. A noter qu’il est possible de s’affranchir de la tâche. Lorsque votre avion se met à l’arrêt sur la piste, vous pouvez gratuitement faire le plein de munitions, de carburant et réparer les éventuelles pannes provoquées par les attaques ennemies. Ensuite il suffit de repartir aux hostilités. Dommage qu’aucun appontage ne semble proposé. En tout cas je n’en ai pas vu jusqu’à la fin du jeu. Peut-être dans des missions cachées s’il y en a… 

Ace Combat 4 ou le maître du photo-réalisme Dans ce quatrième épisode d’Ace Combat, la série se veut plus que jamais proche du monde réel avec le survol de décors contemporains à la modélisation photo-réaliste. Difficile de ne pas s’émerveiller devant la splendeur des canyons, villes, forêts et montagnes enneigées où contrastent flancs ombrés et éclairés. Le plus étonnant quand on se balade dans tous ces différents environnements et qu’on n’éprouve jamais l’impression de repasser deux fois par le même endroit. Quand on s’approche d’un peu plus près, évidemment les textures qui paraissaient réelles à quelques kilomètres d’altitude ne sont pas aussi détaillées qu’on pouvait le penser mais bon, ce n’est pas demain que les arbres seront modélisés sur de telles superficies. De toute manière, l’action ne veut-elle pas que vous vous envolez haut dans les airs, et pas à raz du sol ?
Les effets naturels comme les nuages sont simulés à la perfection. On en compte des dizaines différents : des denses, des foncés, des dissipés… Sur certains niveaux, on observe l’ombre de ces cumulus se déplacer sur la surface terrestre, bluffant ! Les mers également présentent des surfaces criantes de vérité. Elles reflètent l’astre solaire avec beaucoup de naturel.
On pourrait aussi s’attarder sur les effets spéciaux ou la modélisation parfaite des avions mais une nouvelle fois, on serait vite à court de superlatifs. Le plus simple est encore de dire qu’Ace Combat 4 est magnifique, c’est son principal atout et il le montre constamment. AC4 est sans aucun doute plus beau que toutes les simulations aériennes sorties à ce jour sur consoles et même sur PC !! 

Une durée de vie décevante… Si on ne peut vraiment rien reprocher à l’aspect graphique d’AC4 qui frise la perfection (en fait on cherche encore un défaut…), il n’en est pas de même pour sa durée de vie et son originalité. Et oui malheureusement au delà de la grosse avancée technique, force est de constater qu’AC4 n’apporte rien aux objectifs des missions qui se révèlent peu variés, sans grande originalité. Je serai même tenté de dire que l’action peu devenir répétitif mais en fait ce n’est pas le cas car la fin du jeu se découvre trop tôt, au terme de 18 niveaux, donc on n’a pas le temps de se lasser tant le jeu est court. La durée de vie peut éventuellement se rallonger artificiellement grâce aux différentes difficultés, aux avions à collectionner et aux grades à améliorer. 

Bande son au top niveau Ce n’est pas trop mon habitude d’évoquer les bruitages et les musiques lors de tests, sauf lorsque les jeux le méritent, et en l’occurrence avec AC4, c’est le cas. Namco a dû allouer un budget impressionnant dans ce domaine tant il est réussi. Les bruitages des réacteurs ont été enregistrés à partir des vrais modèles et ça s’entend. Pendant le jeu, vos co-équipiers parlent à la radio, ils sont plus bavards que d’habitude et communiquent de précieuses aides. Quant aux musiques, le gros point fort, elles ont été enregistrés par des orchestres symphoniques. Le style s’accorde à merveille avec l’ambiance militaire et l’atmosphère de fin du monde qui règne sur certains niveaux.

En résumé !

Test d’Ace Combat : Distant Thunder

Nous l'attendions depuis longtemps ce retour d'Ace Combat, et nous ne sommes pas déçus ! Réalisation maîtrisée à la perfection, maniabilité accessible sans être trop arcade, bande sonore idéale, on ne peut vraiment rien reprocher à ce jeu à part sa durée de vie trop courte et le manque de variété dans les missions. Amateurs de simulations aériennes, ce titre est donc incontournable et s'impose comme une référence. Pour les autres, il vous fera aussi passer d'excellents moments et a donc une place légitime dans votre ludothèque, à condition que vous ne soyez pas trop regardant question longévité.
16
Gameplay
18
10
Graphiques
18
10
Scénario
17
10
Durée de vie
10
10
Audio
17
10
Points Positifs :
Points Négatifs :

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