Test d’Anarchy Reigns sur Xbox 360

En l’espace de quelques jeux, Platinum Games est devenu le porte-étendard des jeux japonais. Jusqu’à présent ils s’étaient contenté de redéfinir des genres de jeux en solitaire. Anarchy Reigns est le premier essai du studio dans le domaine du multijoueur. Autant être Franc : le jeu est loin de la qualité à laquelle nous avait habitué le studio. Voyons pourquoi.

Une campagne bien solitaire

Si au premier abord, Anarchy Reigns semble s’inspirer fortement de Madworld (forcément une partie du casting est commun aux deux jeux), au final les titres sont très différents. Anarchy Reigns dépeint un futur post apocalyptique où règne l’anarchie (d’où le titre). Dans ce monde, une guilde de chasseurs de prime et le « bureau » s’affrontent. Pour le coup, les deux organisations recherchent un dénommé Maximilien, ancien héros déchu devenu meurtrier. Au début du jeu, on décide donc quel camp on décide d’incarner (les Blancs du bureau ou les noirs de la guilde). Il en résulte deux campagnes différentes vous donnant la main sur un personnage différent. Il sera toutefois nécessaire de finir chacune des campagnes pour pouvoir voir le dénouement final. Chaque campagne est composée de quatre chapitres comprenant chacun trois missions principales et trois missions secondaires. Si on rajoute le chapitre final, et qu’on compte en moyenne 5 minutes par mission, on obtient grosso modo un total de 4 heures pour boucler la campagne. Le souci c’est qu’en réalité vous aurez pour bien plus long que ça grâce (ou à cause) à une durée de vie artificielle.

En effet, chaque chapitre est constitué d’une zone relativement ouverte où des hordes d’ennemis arrivent par vague pour tenter de vous tuer avec une intelligence artificielle pratiquement absente. Dès lors que vous avez accumulé un certain nombre de points, une mission se déverrouille, et ainsi de suite. Vous passez donc la majeure partie de votre temps de jeu à répéter inlassablement les mêmes coups en espérant que les points grimpent rapidement. Il y a bien quelques collectables à chercher et des évènements aléatoires (idée sympathique toutefois) qui viennent tenter de briser la monotonie, mais rien n’y fait on s’y ennui rapidement. Il faut dire que le gameplay du jeu est assez basique et très loin de la richesse d’un Bayonnetta. Le personnage est d’une mollesse sans nom et les rares combos se répètent jusqu’à plus soif. On pourrait se dire que la campagne n’est qu’un bonus dispensable, malheureusement, il est nécessaire d’en passer par là pour déverrouiller tous les personnages du jeu pour le multi.

A plusieurs la fête est plus folle

En admettant que vous ayez surmonté la terrible épreuve de la campagne, place au véritable cœur du jeu. Niveau contenu et modes de jeux le studio ne s’est pas moqué du monde. On recense en tout et pour tout treize modes de jeux (dont deux disponibles avec un DLC contenu dans la boite du jeu), dix-huit personnages et un bon paquet d’aptitudes. Ces aptitudes n’existent pas dans la campagne et permettent de personnaliser un tantinet son jeu. Il n’est possible d’en choisir qu’une seule à la fois, donc le choix est rude. Dommage que certaines soient clairement plus efficaces que d’autres. Niveau modes de jeu, le choix est donc vaste et va des classiques chacun pour soi, en équipe ou survie à des modes plus originaux comme celui où les joueurs sont suspendus à des hélicoptères. Dans tous les cas le jeu prend place dans les mêmes lieux que la campagne, et les évènements aléatoires sont aussi de la partie, ce qui constitue la véritable innovation du jeu. Dommage que ceci renforce le chaos généralisé déjà présent sans cela. En pratique on tape sur tout ce qui bouge, de préférence si la cible a déjà été attendrie par un autre joueur. En effet le vol de frags est une pratique plus que courante dans ce jeu.

Tout ceci pourrait être amusant si le jeu n’était pas greffé de grosses lacunes. La première et la moins pardonnable de toutes est que le code réseau du jeu est loin d’être bon, et que le véritable dieu de l’anarchie est le lag. On en vient régulièrement à se retrouver choper par des adversaires sans trop pouvoir y faire quoi que ce soit. Voilà qui renforce encore le bourrinisme du soft et l’impression de ne rien contrôler, d’autant plus que la caméra trop proche du personnage empêche de bien appréhender l’action. L’autre tare du jeu est la manière dont les lobbys sont gérés. En effet, dans la plupart des modes de jeux, il n’est tout simplement pas possible de lancer la partie avant que le lobby ne soit complet. Dans des modes qui permettent jusqu’à 16 joueurs, cela peut prendre énormément de temps, vu le peu de joueurs en ligne sur le titre (et encore il vient de sortir, ce sera pire après). On en vient à ne jamais pouvoir profiter du plus gros morceau du jeu. Enfin, dernier point qui fâche : Anarchy Reigns ne propose aucun mode de jeu en local, ce qui aurait permis de passer outre les deux points cités ci-dessus.

En résumé !

Test d’Anarchy Reigns sur Xbox 360

Test Xbox 360 Anarchy Reigns : En l'espace de quelques jeux, Platinum Games est devenu le porte-étendard des jeux japonais. Jusqu'à présent ils s'étaient contenté de redéfinir des genres de jeux en solitaire. Anarchy Reigns est le premier essai du studio dans le domaine...
12.4
Gameplay
12
10
Graphiques
12
10
Scénario
14
10
Durée de vie
10
10
Audio
14
10
Points Positifs :
Points Négatifs :

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