Test d’Arc The Lad, le Clan des Deimos

Cet Arc The Lad baptisé dans notre beau pays « Le Clan des Deimos » constitue un évènement. Premièrement, c’est le premier volet de la série qui se donne la peine de parvenir jusqu’à nos Playstation 2 PAL, deuxièmement il marque le passage de la saga de la 2D à la 3D et troisièmement, il s’agit d’un des seuls RPG à se mettre sous la dent à l’heure actuelle ! Bref, on peut dire qu’il est attendu au tournant, le jeu du studio Cattle Call !

Et ces importants changements ne se font pas sans pertes et fracas ! Mais, RPG oblige, commençons par placer l’intrigue, très bonne au passage ! Le monde de ce Arc The Lad est peuplé principalement par deux races qui, comme vous pouvez vous en doutez, ne s’apprécient pas énormément : les Deimos, fruits de la résurrection d’esprits à la suite de guerres passées, ils cherchent en vain à se sédentariser en retrouvant la propriété de leurs terres, et les humains, détenteurs actuels de ces fameuses terres, qui refusent de les quitter. Ces deux peuples se vouent une méfiance réciproque, et même si l’un comme l’autre ont un bon fond, il semble qu’aucun terrain d’entente ne puisse être trouvé à court terme. Bref, un parfum de guerre se fait sentir dans l’air et c’est ici que le joueur intervient.
Et il va y’avoir du boulot car, non content de proposer un héros principal, Cattle Call s’inspire du Trinity System de Suikoden III pour en proposer deux ! Le premier, prénommé Kargh, appartient à la race des hommes et souhaite prendre sa revanche sur les Deimos, responsables de la mort de son père. Le deuxième personnage principal s’appelle Darc et est né de père Deimos et de mère humaine a plutôt tendance à écouter les conseils de son père qui lui fait part de ses sentiments et de sa peur de voir les Deimos disparaître d’ici peu si une révolution contre les hommes n’est pas organisée. On aura donc le plaisir d’apprécier l’intrigue par deux points de vus différents et opposés qui vont pourtant par la force des choses se rencontrer…

Nous vous laissons le soin de découvrir par vous-même le scénario concocté pour ce 4ème épisode, mais sachez par avance que vous ne serez pas déçus. Tout les éléments qui font d’une histoire une histoire prenante sont là : personnages auquel on s’identifie facilement, univers travaillé et complexe bourré de légendes et autres mythologies, intrigue originale exploitant à merveille le système de personnages opposés, design soigné….non vraiment ! De ce côté-là, le contrat est parfaitement rempli ! Seule les musiques sont d’un niveau inférieur.
Même si elles restent agréables à l’oreille et ne constituent pas un défaut en soi, aucune ne parvient à réellement marquer l’esprit et le tout est sans relief. Nous parlions quelques lignes plus haut du design, attardons nous plus en détail. Dans l’ensemble, il se révèle vraiment satisfaisant, l’architecture des villages notamment, sont de très bon niveau et plonge sans difficulté dans l’ambiance si particulière du jeu. En revanche, parfois, on sent un manque d’inspiration dont résulte des décors quelconques. Très inégal, mais supérieur à la moyenne malgré tout. D’un point de vue purement technique, le jeu n’a pas la prétention d’être le plus beau RPG de la PS2, il est agréable à l’œil, ni plus ni moins, et c’est bien l’essentiel !

L’entame de ce troisième paragraphe me peine car elle marque la fin des bonnes nouvelles. En effet, à trop se concentrer sur le scénario et l’aspect visuel de leur jeu, les développeurs en ont, et c’est vraiment dommage, oubliés totalement de soigner le rythme de jeu et le gameplay en combat. Et pour beaucoup de joueurs, dont moi, il s’agit d’éléments primordiaux qui ont été malencontreusement délaissés. Jugez plutôt : sans aucun rapport avec celui des anciens Arc The Lad, le système de cet épisode est d’une lenteur exaspérante. A la base, c’est assez classique pourtant : Une zone de mouvement propre à chaque personnage, un système de combat au tour par tour permettant à chaque tour de déplacer son personnage dans sa zone puis au choix d’attaquer ou d’utiliser une magie. Seulement voilà, on va se répéter mais qu’est ce que c’est mou ! Les personnages semblent démotivés par ce combat (rassurez vous, dès le troisième, vous le serez aussi…), avant de donner le moindre petit coup, il prépare méticuleusement leur coup, faisant perdre de précieuses secondes au joueur assis devant sa télé. Les magies, c’est bien simple, on les garde pour les boss, vu la faible quantité en réserve.

Même les items laissés à contrecœur par les ennemis décédés vous nargueront puisqu’il vous faudra si vous les voulez déplacez jusqu’à eux en perdant ainsi un tour de jeu. Nous passerons sur les voix pendant les combats prononcés à chaque tour par chaque perso rendant le tout encore plus gavant car heureusement elles sont supprimables dans le menu des options. Bref, les affrontements durent environ 5 fois plus longtemps que dans un RPG classique, on passe au moins 3 minutes même contre deux petits ennemis ridicules. Suffisant pour couper l’envie de jouer…Fait directement lié, le rythme du jeu en pâtit sérieusement. Ainsi, il se passe parfois 45 minutes où le joueur subit des scènes de dialogues ou des déplacements de maison à maison guères utiles destinés à rallonger artificiellement la durée de vie du soft. Heureusement, très souvent, l’action et la surprise reprennent le dessus ! Bien que très dirigé un peu à la FFX et sans grand nombres de quêtes parallèles, le jeu demande largement une bonne trentaine d’heure pour en voir le très bon dénouement ! Nous ne l’avons pas encore évoqué mais nous ne pouvions pas louper, le doublage français est ridicule et atteint des sommets insoupçonnés en terme de bâclage et de manque d’engagement. Ce n’est pas la première fois qu’on le dit pour une VF d’un jeu, mais désactivez les voix et contentez vous de bénéficier des sous titrages entièrement traduits dans la langue de Molière.

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