TEST D’ATELIER RYZA 2 : LOST LEGENDS & THE SECRET FAIRY : OUI, MAIS…

Après un excellent premier Opus d’Atelier Ryza qui s’était vendu à un demi-millions d’exemplaires dans le monde, le studio Gust a décidé de nous apporter une suite conséquente à sa série fétiche. Et forcément, on en attend beaucoup quand on a été si fan d’un premier opus tout bonnement excellent que je vous recommande fortement d’ailleurs surtout vous aimez les RPG.

La ballade des gens trop heureux

Tout d’abord, pour plus de facilité, je nommerai le jeu par Atelier Ryza 2 pour plus de facilité et pour ne pas écrire l’entièreté du titre. De plus, si vous voulez un jeu brutal avec un style un peu ténébreux, ce n’est toujours pas le cas et personnellement, je ne m’en offusque pas du tout. On est dans un style un peu candide qui n’est pas déplaisant mais qui peut gêner pour certains. Le début nous amène dans une nouvelle aventure de Ryza qui vient de recevoir un oeuf noir assez étrange. Une histoire qui se présente bien et nous plonge rapidement dans un univers féérique. Se rendant à la capitale afin d’améliorer ses talents d’alchimiste, elle assiste ainsi à la naissance d’une toute petite créature qu’elle appelle Fy. Notre héroïne fait aussi la rencontre de Tao, son ami d’enfance qui va venir l’aider dans son aventure. Il étudie l’histoire de l’antiquité et va donc pouvoir nous aider sur notre mystérieuse découverte avec une aventure qui débute donc ainsi.

Atelier Ryza 2 a donc une bonne base dans la narration même si les objectifs ne sont pas criants. Je pense surtout que c’est le style du RPG qui permet d’en ressortir que du bon. On parcourt ainsi nos premiers donjons avec joie sans se rendre compte du temps qui passe. Mais finalement plus le temps passe et plus on ressent une certaine lassitude et une certaine répétition des enchaînements que l’on va faire avec nos compagnons de routes. L’intrigue se tasse finalement et reste un peu trop en surface, on aurait aimé qu’elle soit un peu plus exploitée et peut-être une certaine nouveauté que l’on ne trouve pas dans le premier opus. En quête d’une nouvelle audience ? Peut-être, on a de nombreuses scènes qui se rapproche d’un Tamagotchi où l’on voit Ryza materner simplement Fy. Dommage que l’enjeu du jeu ne soit pas à la hauteur des graphismes et de la jouabilité finalement.

On a alors une narration fade qui tourne toujours autour des mêmes valeurs que sont la confiance ou l’amitié avec la petite bête en personnage centrale et les autres characters un peu fade finalement. Atelier Ryza 2 n’offre pas une histoire sensationnelle et me fait penser à Fairy Tail dans celle du pouvoir de l’amitié ! On a finalement un jeu proche d’un visual novel et c’est dommage car on n’était pas habitué à cela avec les Ateliers !

Certains personnages manquent d’informations comme par exemple Seri puisque lorsque le jeu est terminé, nous n’avons que très peu d’informations ne nous permettant de comprendre son histoire en fait. Alors pourquoi est-elle présente ? Nous n’en avons pas vraiment l’idée et d’autres personnages sont dans ce cas.

Des graphismes qui rattrapent les défauts de l’histoire

Heureusement les graphismes et les design de Toridamono sont époustouflants et ils permettent de mettre en valeur les personnages. Ils sont tout simplement magnifiques et c’est un excellent point. Le jeu est beau ! Personnellement, je suis fan même si on sent que certaines émotions ont du mal à transparaître. Cela nous fait ressentir une certaine lassitude et même une superficialité dans l’œuvre que l’on aurait aimé ne pas ressentir que ce soit dans l’histoire comme dans l’image. Les jeux Ateliers ont évolué et pas forcément dans le bon sens à mon sens alors que l’œuvre pourrait être amplifier et décuplé, c’est le contraire que l’on ressent. Je précise que le jeu reste tout de même beau mais on pourrait espérer plus par les consoles actuelles par exemple.

La fantasy japonaise digne des RPG est présente et on n’en redemande mais il faut oublier dans cet épisode de la saga, les PNJ extravagants de la vie tout simplement qui se perd pour se retrouver dans un jeu lisse presque sans saveur. L’humour typique des J-RPG est perdu et finalement la fantaisie n’est pas là.

A la manière de nombreux jeux J-RPG, on a tendance à être très dirigé au niveau de la progression ainsi que dans l’exploration, peu de libertés sont proposés. Ce n’est pas étonnant et c’est même habituel, il ne faudra donc pas s’attendre à un grand monde ouvert avec Atelier Ryza 2. Même les quêtes sont faiblardes que l’on se retrouve en manque de contenu. Les donjons sont des lieux propices à la rencontre de monstres à vaincre, ce n’est pas réellement le cas… Quasi désert. A l’intérieur de ceci, on disposera une boussole afin de se déplacer à la recherche d’indices qui vont nous permettre de comprendre la légende du donjon. Mais ces quêtes sont faiblardes tellement la facilité est grande. Une manière d’infantiliser surement le jeu et donc de trouver un nouveau public mais aussi de décevoir les anciens joueurs habitués.

La puissance de l’alchimie

Après des graphismes attrayants mais qui perdent de leurs charmes dans le fouillis du jeu, venons-en au point très positifs. C’est principalement dans le système du jeu déjà existant que l’on note les points forts. L’alchimie est très semblable à celle que l’on retrouve dans Atelier Ryza mais avec quelques améliorations non négligeables. On va donc pouvoir obtenir des recettes en les débloquant grâce à des Skill Points (SP). On obtient ces points directement dans les donjons ou en effectuant la synthèse d’objet alchimique. Bien évidemment cela implique forcément que l’on aille chercher en permanence les meilleures recettes afin d’être plus puissant. Pour cela, il faut donc obtenir des objets et en énorme quantité, bienvenue dans lootworld ! On est un peu plus dans un challenge à la hauteur des jeux de la saga Atelier où il va falloir optimiser un maximum la récolte.

Heureusement, les personnes qui veulent optimiser facilement l’alchimie auront à disposition la prévisualisation de ce l’on obtient à un point de collecte pour pouvoir faire les meilleurs choix possibles. De plus, on peut voir aussi les matériaux qui vont être prélevés par le sceptre ou la hache ou la faucille… Bref avec les armes disponibles pour notre personnage. On peut ainsi facilement gérer notre inventaire et éviter au maximum de se retrouver bloquer à cause d’un ingrédient manquant.

De plus, les propriétés sont transférables sur les armes, les armures ou les accessoires afin d’augmenter les dégâts, la défense et tout autres statistiques de notre personnage. Les propriétés deviennent alors un point important du jeu qui en plus a été amélioré afin de ne pas perdre une seule des propriétés durant la synthèse.

Tout comme la forge aussi qui est importante avec Denys, le forgeron, qui va pouvoir perfectionner assez facilement nos équipements. On attribue ainsi un ingrédient à une arme, une armure ou un accessoire afin d’augmenter les statistiques de l’équipe et même d’obtenir une capacité spéciale grâce à une vingtaine d’objets présent dans le jeu. A vous de trouver ceux qui vous plaisent le plus alors.

Au niveau de la difficulté, les boss principaux sont assez balaises et c’est agréable puisque cela pousse donc le joueur à jouer à fond. On va devoir effectuer le maximum de recherches d’alchimie pour être assez puissant et la difficulté devient gargantuesque lorsque l’on veut tout finir à tel point qu‘Atelier Ryza, c’est des heures de jeux plaisantes !

Un peu de baston féérique quand même

Un niveau du gameplay, les combats dans Atelier Ryza 2 sont assez dynamiques pour apporter de la satisfaction aux joueurs. La stratégie qui s’opère dans l’alchimie, reste en retrait dans les phases de combat. Par exemple, on constate rapidement surtout si on a joué au premier volet de la saga que le Tactics (monté de niveau permettant d’effectuer des combos plus longs) devient automatiques. Est-ce un bon point ? Personnellement, je préfère retrouver le dynamisme des combats et la stratégie des phases d’alchimie. De plus, les co-équipiers n’hésitent pas à intervenir pour des combos de soutien de manière assez facile quasi risible. On n’a alors pas grand choses à faire à part à appuyer sur la touche attaque mais cela rend bien à l’écran avec des enchaînements éblouissants et clairement plaisants. Les effets spéciaux sont tout bonnement géniaux ! Néanmoins, il ne faut pas hésiter à faire appel à ses soutiens ou à utiliser sa garde pour obtenir des combats plus riches et véloces.

Le système de gestion des objets a aussi été revu afin de ne pas pouvoir être utilisé facilement. Par exemple, se soigner devient complexe lorsque l’on a subit de gros dommage car elles ont un coût en Core Charge qui est important et qui peut alors être décisif, l’élixir de soin le plus élevé étant à 5 CC ! Cela transforme indéniablement le jeu et surtout ces phases de combat où on ne se bat jamais à moitié. L’idée n’est pas mauvaise même si perturbante aux débuts car on doit vraiment apprendre à charger ses CC pour tout lâcher au bon moment afin d’obtenir le maximum de dégâts.

On a donc droit avec Atelier Ryza 2 : Lost Legends & The Secret Fairy à un jeu qui veut se mouvoir voire s'infantiliser pour toucher une communauté plus large. Dommage pour un JRPG que l'on apprécie. Les combats sont cependant très agréables avec un gros point sur leur dynamisme mais le reste est plutôt mollasson. Les personnages n'ont pas de préoccupations existentiels et les sujets du jeu s'en ressentent.
Graphisme
80
Scénario
45
Bande Son
70
Gameplay
75
Note des lecteurs0 Note
0
Une très bonne jouabilité
Un inventaire remanié très agréable
Des combats dynamiques avec des combos hallucinants
L'alchimie au coeur du jeu
Simplification trop ressenti... quasi désagréable
Narration absente
Persos vides qui n'apportent rien
Donjons pas assez imposants
68