Test de 13 Sentinel : Aegis Rim : La puissance des Méchas et de Vanillaware

13 Sentinel : Aegis Rim est un jeu qui a su être convaincant au Japon avec des joueurs habitués au T-RPG SF. Son arrivée en occident peut-être donc à double tranchant pour Vanillaware qui va donc essayer de convaincre avec un style que les joueurs européens n’ont pas l’habitude de connaître. Pour cela, les développeurs s’appuient sur une histoire très bien travaillée, une traduction correcte, bien amenée et une bonne jouabilité. Bref, vous l’aurez compris cette version PS4 est convaincante.

Une histoire complexe au multiples inspirations

Vanillaware est réputé pour créer des jeux resplendissants, plein de verdures avec à la fois des paysages médiévaux et sauvages. Mais ici, ce n’est pas du tout dans cette atmosphère dans laquelle on va être plongé. On se retrouve dans un monde apocalyptique où on va vivre les aventures compliqués de 13 adolescents qui veulent sauver leur archipel destiné à mourir. On est plongé dans une mégalopole fictive ressemblant à Tokyo en traversant différentes époques dans le but de nous en mettre plein les yeux et c’est plutôt réussi. Le lieu principal de l’histoire se trouve être le lycée Sakura mais on a droit aussi à des paysages urbains très agréables avec une forte inspiration des paysages de la Seconde Guerre Mondiale qui a marqué l’esprit des Japonais. Bref vous l’aurez compris, le fait que les personnages qui traversent des époques permet au jeu de nous montrer.

On ressent fortement l’inspiration de l’oeuvre de Hideaki Anno et de toute la culture des méchas dans le jeu 13 Sentinels : Aegis Rim dont Vanillaware a pu se servir pour construire un premier jeu plus réel que d’habitude. Par contre, le fait de voyager à travers le temps, on a une fresque historique qui peut nous déstabiliser, tout comme le contexte et les histoires qui nous amènent à découvrir un jeu assez complexe dans son histoire ou plutôt dans les 13 histoires des 13 personnages qui sont malgré tout reliées !

On est donc dans un Japon fictif où on va vivre cette histoire au travers de 13 lycéens qui vont se retrouver confronter à travers différentes époques à des robots, les Sentinelles. Ils vont devoir donc défendre l’Archipel de cette menace et apprendre un peu plus sur eux au passage. Au début, nous découvrons 6 des 13 personnages mais cela s’enrichit très rapidement. Pour informations, on retrouve donc 4 périodes historiques où les 13 histoires sont au début assez floues.

Des mécaniques tournées vers l’histoire

Au niveau des mécaniques, Vanillaware a essayé de placer ses idées de game design un peu partout et on le ressent rapidement. 13 Sentinels : Aegis Rim se présente avec 2 gameplays bien différents en fonction de si on se trouve en phase histoire ou en mode bataille.

Dans le mode histoire, on se déplace dans un environnement en 2D en scrolling horizontal tout en pouvant se déplacer entre l’avant et l’arrière plutût bien fait. On peut alors discuter avec des personnages présents ou interagir avec des objets. De plus, on retrouve un système de mots-clés où l’on doit trouver des mots-clés… Ils permettent de comprendre un peu plus les personnages en entendant les pensées des différents protagonistes. Il faut consulter régulièrement les différentes informations qui se mettent régulièrement à jour peu à peu. Le but est donc de relier les différents mots clés avec les personnages et les objets pour déclencher des interactions et progresser dans l’histoire. Cela donne en fait une impression point’n click pas déplaisante du tout qui permet de nous faire progresser dans l’histoire tout en restant acteur de la progression.

On retrouve aussi les batailles qui ne sont pas à négliger, ce sont des batailles stratégiques en semi-temps réel. Elles mêlent scénarisation avec des personnages qui interagissent dans des dialogues mais on trouve surtout des phases d’action. On a alors des vagues plus ou moins nombreuses que l’on voit débarquer à tour de rôle. Pour cela, on va devoir attaquer, se déplacer, utiliser nos compétences, réparer notre Sentinelle… Dans ces phases de combat, on a alors 2 moments bien disctincts. Lorsque l’on doit choisir un mouvement, le temps se fige pour qu’ensuite la scène reprenne avec les attaques et mouvements de tous les personnages et les ennemis aussi bien entendus. On passe alors dans des phases 3D sur une carte avec un rendu holographique plutôt bien fait mais assez simpliste.

Finalement, c’est assez bien au niveau de la prise en main et même si on est perdu dans les premières minutes, on s’en sort très rapidement. On profite alors d’un bon jeu qui arrive à procurer de bonnes sensations tout en se focalisant sur l’histoire. Par contre, on ressent des champs de bataille assez similaires ou identiques. C’est dommage, on aurait aimé plus de fraîcheur à ce niveau-là. La prise en main de la manette est bonne et guère complexe. On est sur de la simplicité et de la complexité à la fois qui rend le jeu prenant. On comprend alors la volonté de Vanillaware de laisser le joueur choisir entre les phases histoires et les phases de combat permet de ne pas lasser les joueurs.

La maîtrise du RPG par Vanillaware

Il ne faut pas oublier que le jeu se veut être un RPG. Dans tous les cas, on le ressent fortement. On pourra par exemple gérer notre équipe de Sentinelles. On peut en effet, utiliser tout les personnages de l’histoire durant des batailles mais bien évidemment il faudra choisir dans quelle position on les placera, soit au front, soit en défense par exemple. Durant chacune des batailles, on doit protéger un terminal et donc on doit monter la meilleure des équipes pour qu’il ne se fasse pas attaquer.

Les sentinelles ont des spécificités classés en 4 générations : corps-à-corps, attaque à distance, soutien et polyvalent. Il est intéressant de travailler sa composition et de l’adapter aux différentes phases.

De plus, les pilotes peuvent apprendre 5 compétences passives qui sont liés à leur histoire personnelle. Pour cela, il faudra progresser et faire monter de level les Sentinelles. Ce n’est pas bien compliqué, je vous l’avoue. On peut farmer à volonté en refaisant les différentes missions et en accomplissant des objectifs bonus. On peut aussi les améliorer en dépensant les ressources que l’on récolte. On a alors une amélioration des statistiques, des déplacements ou de la vitesse et des dégâts aussi.

C’est donc un aspect RPG important que l’on retrouve dans le jeu et qui est fonctionnel et complet. Par contre, la difficulté n’est pas au rendez-vous et c’est notable, on voudrait vraiment se triturer les méninges pour trouver la meilleure additions de Sentinelles.