Test de Afro Samurai

En quête de vengeance

Deux bandeaux régissent le monde. Le Numéro 1 confère à  son porteur le statut de dieu vivant. Seul un homme est en droit de le défier : le porteur du deuxième bandeau. En contrepartie de ce privilège, le Numéro 2 s’expose à  la jalousie et à  la concurrence de tous les autres guerriers du monde. Telle est la dure loi de la jungle à  laquelle a très tôt été exposée Afro, lorsque son père, alors détenteur du premier bandeau, a sauvagement été tué sous ses yeux. Devenu adulte, Afro Samurai décide de venger son père et d’éliminer quiconque a l’audace de se dresser sur son chemin funeste. Voilà  pour le postulat d’un jeu qui reprend évidemment la trame de l’animé tout en ajoutant de nombreux flash-back et digressions totalement en adéquation avec l’esprit originel. Namco Bandai, développeur du jeu, conserve même l’aspect confus et anachronique de l’animé, en accumulant les ellipses. Autant dire d’emblée que les étrangers à  l’univers d’Afro Samurai resteront sur le carreau dès les premières secondes.

Fine lame

Sur la forme, Afro Samurai est un beat’em all très « classieux ». Comprenez qu’à  l’image d’un Ninja Gaiden, le joueur passe son temps à  charcuter des ennemis avec un certain style. Trois types d’attaque sont proposés, ainsi qu’un nombre imposant de combos. Mieux, la gâchette active le mode « concentration » qui permet de découper au ralenti le membre de son choix. La tête, les bras, le buste, les jambes, tout y passe dans un torrent d’hémoglobine. Le résultat est aussi défoulant qu’aisé à  prendre en main puisqu’il ne faut que quelques minutes pour réussir des enchaînements violents. Notons que quelques éléments tentent de briser tout sentiment de monotonie, le déblocage de nouveaux combos sous forme de level-up, ou les parties de « poker corporel » avec Ninja Ninja par exemple. Si la plupart des ennemis sont de simples hors d’Œuvres -à  l’intelligence pas très développée-, les boss requièrent plus d’attention et de persévérance. A ce titre, soulignons l’originalité de la jauge de dégâts qui ne consiste pas en une traditionnelle barre de vie. Comme dans les FPS récents, lorsqu’il encaisse trop de coups, Afro vire au rouge. Et si la musique s’emballe, il est grand temps de ramasser l’un des ours en peluche qui jonchent les niveaux et recouvrer ainsi la santé. Une bonne idée qui tranche radicalement avec ce à  quoi les beat’em all nous ont habitué.

Loin d’être le Numéro 1

Pour en terminer avec les côtés positifs, saluons le parti-pris graphique en cel-shading qui rend un parfait hommage à  l’animé. De même que la bande-son, avec la voix de Samuel L. Jackson et les musiques de RZA, qui collent parfaitement à  l’action. Voilà , c’est dit ! Passons maintenant aux choses qui fâchent avec en premier lieu les phases de plates-formes qui viennent parfois s’incruster entre deux massacres. Imprécises et indigestes, ces séquences ont clairement des allures de phases de remplissage et pâtissent, comme le reste du jeu, de caméras placées en dépit du bon sens. Tout au long du jeu, on passe son temps à  replacer l’angle de vue et ainsi cesser de donner des coups de katana à  l’aveugle. Comme évoqué plus haut, les ennemis de base ne présentent aucune difficulté, surtout lorsqu’ils se contentent de vous tourner autour sans attaquer. Pour être complets, citons pêle-mêle d’autres détails fâcheux : level-design peu inspiré, ralentissements à  foison, bugs de collision, durée de vie plutôt courte… Bref, autant de défauts que le fan d’Afro Samurai pourra surmonter mais que l’amateur de beat’em all ne tolérera pas.

En résumé !

Test de Afro Samurai

Après l’animé, le jeu vidéo ! Afro Samurai débarque sur les consoles HD dans un beat’em all sanglant destiné aux fans du guerrier aux cheveux crépus.
0
Awful
Points Positifs :
Points Négatifs :

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