Test de Banjo-Tooie sur Xbox 360

Après le portage de l’excellent Banjo-Kazooie sur le Xbox Live Arcade et la sortie du troisième épisode Banjo-Kazooie : Nuts & Bolts un mois plus tôt, l’arrivée de Banjo-Tooie, l’opus intermédiaire, ne faisait plus grand doute. C’est donc sans surprise que nous avons découvert le titre de Rare sur le XLA le 29 avril dernier. L’ours et l’oiseau les plus célèbres de toute l’histoire du jeu vidéo sont de retour dans une aventure toujours aussi déjantée, même huit ans après la sortie du soft original.

La sorcière contre-attaque

Huit années, c’est en effet ce qui nous sépare de la sortie du titre original sur Nintendo 64. 2001. Après le succès phénoménal de Banjo-Kazooie deux ans plus tôt, Rare nous pondait Banjo-Tooie. Durant la création du jeu, les développeurs n’ont suivi qu’un seul et unique adage : « on ne change pas une équipe qui gagne ». C’est vrai après tout : pourquoi modifier une recette qui a remporté un succès aussi bien auprès des joueurs que de la presse spécialisée ? Avec Banjo-Tooie, le pari n’était donc pas très osé, particulièrement à cette époque où les jeux de plates-formes avaient encore la cote et foisonnaient sur consoles de salon. La belle époque comme l’appellent encore bon nombre de gamers nostalgiques.

Scénaristiquement parlant, Banjo-Tooie prend bien évidemment place après les événements du premier opus. La sorcière Gruntilda, vaincue dans l’épisode précédent, n’importune plus les habitants de l’idyllique Montagne Perchée. Mais c’est sans compter sur les soeurs maléfiques de la sorcière, qui ramènent cette dernière à la vie grâce à une magie ancestrale. C’est donc sur une musique effrayante (et assez prise de tête, les sons de l’époque Nintendo 64 ayant bien du mal à faire leur effet de nos jours) que l’infâme Grunty revient à la vie. Décidée à se venger, cette dernière détruit la maison de Banjo. Drame : Bottles, qui était présent dans la maison au même titre que toute la joyeuse bande, ne parvient pas à s’enfuir à temps et meurt alors dans des circonstances tragiques. A partir de ce moment, tous les compagnons de Bottles n’auront plus qu’un but en tête : se venger de Gruntilda et, au passage, tenter de ramener à la vie la petite taupe si gentille qui leur sert d’ami. La méchante sorcière, quant à elle, est toute heureuse de s’être en partie vengée de Banjo et Cie. mais veut également récupérer son corps de jeune fille. Parce que oui, être mort et enterrée, ça laisse des marques qu’on n’aime pas spécialement voir lorsqu’on est une demoiselle. Pour cela, elle absorbe le fluide vital des habitants du village Jinjo et votre mission sera donc de l’en empêcher.

Banjo Croft

Voilà pour ce qui est des bases scénaristiques. Comme d’habitude ça ne vole pas très haut mais à vrai dire, ce n’est pas ce qu’on demande au soft. Là où le titre de Rare marque un point, c’est au niveau de l’humour propre à la série. Les développeurs ont poussé encore plus loin le vice que dans le premier opus avec des vannes osées, des gags très gros et un humour noir que l’on adore. Et ce n’est pas le seul point qui a été conservé et amélioré par l’équipe : en effet, le gameplay de ce Banjo-Tooie reprend toutes les bases de son aîné, auquel viennent se greffer de nouveaux coups plus ou moins utiles. Malgré le nombre grandissant de techniques disponibles, l’ensemble reste très jouable et facile à prendre en main, notamment grâce aux petites explications fournies en cours de partie. Dès qu’une nouvelle technique est débloquée, on vous apprend à vous en servir afin que vous puissiez la mettre en application immédiatement. Si Banjo-Tooie est connu comme étant un jeu de plates-formes, le titre n’en demeure pas moins avant tout un jeu d’aventure. En effet, les niveaux sont très vastes et bien plus vivants que dans le premier épisode. On découvre plus d’ennemis, plus de personnages jouables (il est par exemple possible de contrôler Mumbo lors de certaines phases), plus de transformations qu’il faut utiliser au mieux pour résoudre les différents énigmes, etc. A ce titre, certains aiment même à le rapprocher d’un Tomb Raider de par ses phases d’exploration. A noter que de nombreux mini-jeux sont également de la partie, ces derniers pouvant être joués en multijoueur local. De quoi passer quelques moments sympathiques entre amis.

Banjo-Tooie est un donc un soft extrêmement complet qui a tout pour plaire aux amateurs du genre. Oui, tout. Car la durée de vie du soft est incroyablement grande, allant jusqu’à une soixantaine d’heures de jeu pour boucler le jeu en long, en large et en travers. Impressionnant. Les amateurs du genre savent donc ce qu’il leur reste à faire pour s’éclater de longues heures durant. Dernier obstacle : la partie technique. Si cette dernière est encore meilleure que celle de l’épisode Banjo-Kazooie, elle n’en reste pas moins à des années lumière de ce que l’on retrouve actuellement et les graphismes commencent tout de même à accuser le poids des années. Idem au niveau de la bande-sonore du soft qui a tendance à quelque peu nous casser les oreilles, presque dix ans après la sortie du titre original. Reste à voir si cela s’avérera être un frein ou non pour les joueurs.

Partager ce post
Articles Similaires
0
0

    Leave a Reply

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    Thanks for submitting your comment!